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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:48

 

Mon Dieu ! Quelle horreur ! Un ministre de la République, que dis-je, des Affaires Etrangères  a accepté d’aller de TUNIS à TABARKA, donc à l’étranger,  dans l’avion de l’un de ses amis. Vingt minutes de vol. Cela ne vous paraît rien, surtout pour qui ne craint pas l’avion, mais ces vingt minutes seront les plus lourdes de la carrière de la Ministre, elles compteront pour des millions. Sans compter l’atterrissage, quelques semaines plus tard...

 

Mais enfin, rendez vous compte ! Elle est montée avec son compagnon lui aussi ministre  (Ah ! Ah! Elle n’est donc pas mariée) dans un avion privé et il paraît que le propriétaire de l’avion, « homme d’affaire » tunisien (donc forcément véreux) est un proche du dictateur Ben Ali, figurez vous qu’il avait signé une pétition pour demander au dit dictateur de se représenter en 2014 !

 

L’affaire est entendue, il faut qu’elle démissionne et tout de suite ! D’ailleurs  même COCHET, le député vert, pourtant toujours si modéré dans ses interventions, comme son copain MAMERE, lui a demandé « amicalement » de démissionner, il semblait même outré, choqué, je ne vous dis pas. Et pourtant et c’est un vrai scoop il dit être son ami. Alors, même si ses amis demandent sa démission c’est que c’est vraiment très grave. Oh mon Dieu, je ne sais pas pourquoi tout à coup cette phrase de Clément MAROT me revient à l’esprit : « Avoir mangé en période de carême le lard et la viande toute crue ». Je n’y crois pas. Mais oui c’est sûr c’était écrit dans le Canard Enchainé, c’est donc que c’est forcément vrai et que c’est forcément grave. Etre montée vingt minutes dans l’avion d’un homme d’affaire, en Tunisie, pendant ses vacances, avec son compagnon et avoir ainsi profité de ses « largesses ». Si, si toute la journée LCI a parlé de « largesses » et ce alors même que deux semaines plus tard le BEN ALI en question, avec qui l’homme d’affaires était en quelque sorte acoquiné, a été renversé.

 

Démission, démission ! Ah cela fait du bien ! Heureusement qu’Yves COCHET veille. Et que l’on ne vienne pas nous dire  que la France a pourtant toujours considéré que ce BEN ALI  était, comme d’ailleurs son prédécesseur Habib BOURGUIBA coqueluche de l’occident et des plus grands intellectuels et journalistes de la presse bien pensante française, un allié incontournable du Maghreb en Europe. Que l’on ne vienne pas non plus nous dire que des grands démocrates comme Bertrand DELANOË ou Philippe SEGUIN l’ont assidûment fréquenté. D’ailleurs le premier a démenti, cela faisait plusieurs mois qu’il ne le voyait plus, quant au second, paix à son âme. C’est inqualifiable ! Quand je pense à tous ces français qui allaient se goberger dans les palaces tunisiens pour trois francs six sous, alors que le peuple, sous le joug d’un tyran, mourait de faim, messieurs dames, la fête est finie, le dictateur parti, il faudra payer le juste prix des choses, fini les voyages blach (gratuits) en avion, fini les amis tunisiens chez qui on allait se bâfrer de couscous jusqu’à s’en faire péter la sous-ventrière, vous allez voir ce que vous allez voir,  Il est fini le bon temps de BEN ALI ! »  Démission ! Démission !

 

Pour en revenir à notre voyage, tout le monde (sauf la presse) sait aujourd’hui que dans de nombreux cas, la voiture ou le bateau revient plus cher que l’avion et qu’ainsi pour aller hors saison (ce qui est notre hypothèse) de Paris à Ajaccio, l’avion est moins cher de moitié par rapport au voyageur qui prend l’autoroute ou le train puis le bateau. La fameuse « largesse » dont a bénéficié notre indigne Ministre des Affaires Etrangères peut être évaluée à une centaine de dinars tunisiens soit environ 50 €, taxes déduites. Mais dans la mesure où Michèle ALLIOT MARIE justifie qu’elle-même avait emmené son hôte en promenade à St Jean de LUZ et si l’on déduit le prix de l’essence qu’elle a donc dû payer, encore qu’elle se souvient qu’elle avait pris pour l’occasion sa Peugeot 308 diesel et qu’à l’époque ce carburant était plus cher que le 95 sans plomb il n’y a rien à dire, d’autant que ne fumant ni l’un ni l’autre il n’y aura pas lieu à tenir compte du budget tabac... Voilà où nous en sommes arrivés. Démission ! Démission !

 

Pour ce qui est du compagnon, tout le monde sait aujourd’hui que le droit commun est constitué par les unions hors mariage supérieures en nombre, mais cela n’empêche quand même pas la presse de souligner toujours cet aspect des choses lorsqu’elle cherche à discréditer quelqu’un, cela donne, l’air de rien, une petit quelque chose de « pas très catholique ». Il n’y a pas encore si longtemps, dans les fiches de renseignements de la police destinées aux tribunaux, il y avait une  question pré imprimée « l’intéressé vit-il en concubinage ?». Nous nous souvenons tous des titres de journaux sur la fille « illégitime » de François MITTERAND. Sans qu’aucun parallèle ne puisse être établi, BEN ALI aussi y a eu droit. Pour décrire le dictateur, toute la presse bien pensante a parlé de la 2e épouse de BEN ALI (tiens tiens, il était donc divorcé) et d’ajouter, pour faire bonne mesure, « à une ancienne coiffeuse ! »  D’autres se montrant plus objectifs ont ajouté qu’après enquête, il était apparu que cette 2e épouse avait bien son CAP de coiffure mais qu’en réalité elle n’avait jamais exercé. Ouf ! ce pauvre BEN ALI, si l’on peut s’exprimer ainsi, en avait suffisamment sur le dos pour que l’on ne vienne pas encore dire qu’il était divorcé et qu’en plus il s’était remarié avec une coiffeuse qui avait exercé son métier.

 

En fin de compte si ALLIOT Marie était montée dans la voiture d’un ami tunisien pour le coup coiffeur, elle n’aurait pas eu de problème, même si en réalité elle aurait fait une meilleure affaire selon la cylindrée de la voiture et sa consommation à condition, bien sûr, qu’ils ne se soient pas arrêtés en chemin pour dîner, ce qui aurait pu tout changer selon la catégorie du restaurant, les plats choisis ; une langouste, même en Tunisie, peut se monter à 75 € et selon qu’elle aurait offert ou non le repas à ses hôtes. Ah ! Ah ! Et comme l’on dit, qui vole un œuf vole un bœuf !

 

Bon, cessons de plaisanter, admettons qu’elle n’a pas gagné grand-chose et que l’on n’arrive même pas aux 150 € fixés par la commission sur les conflits d’intérêts. Mais tout de même, il n’empêche que cet homme d’affaire (Pouah) était un proche de BEN ALI ( Re pouah) puisqu’il a signé une pétition de soutien en sa faveur, c’est donc bien un saligaud et qui s’assemble se ressemble….

 

Ceux qui soutiennent une telle ânerie démontrent qu’ils ne connaissent rien à la Tunisie et aux dictatures du monde arabe. Pensez vous que dans la Tunisie de l’ère BEN ALI il a existé un seul chef d’entreprise qui a pu exercer benoîtement son activité, après avoir refusé l’offre qui lui avait été faite, comme à toutes les personnalités en vue,  de signer une pétition de soutien au régime ? Qui peut dire cela, qui peut donner le nom d’un seul chef d’entreprise, d’un seul homme d’affaire, d’un seul fonctionnaire qui se soit permis de refuser la carte du parti unique ou  de refuser de le soutenir financièrement ou de refuser d’afficher la photo du dictateur encadrée dans son bureau, dans son magasin ou même d’affirmer publiquement sa neutralité ? Si on m’avait dit que l’ami de Mme ALLIOT MARIE avait refusé de signer la pétition de soutien à BEN ALI je ne l’aurais pas cru comme ne l’auraient pas cru les dix millions de tunisiens ainsi que tous ceux qui  s’intéressent à la Tunisie et qui aiment vraiment ce pays.

 

Enfin, mais on n’est pas dans cette affaire à une contradiction près, comment peut on en même temps affirmer que les TRABELSI étaient d’abominables individus qui rackettaient les entreprises et soutenir ensuite, pour les besoins de la cause, que les victimes de ces rackets étaient des collaborateurs bienheureux.

 

Il n’y a rien qui tienne dans cette affaire pas même l’histoire du « savoir faire » dont le seul tort est d’avoir été proposé sans savoir que le régime allait s’effondrer, car quand la police tire à balles réelles sur le peuple, on est certainement mieux avisé de lui proposer de lui enseigner des méthodes démocratiques de maintien de l’ordre que de faire des communiqués qui ne présentent aucun intérêt, le ci devant OBAMA étant en train d’en faire l’amère expérience.

 

Mais derrière tout cela il y a un problème de politique interne française Le Problème de Michèle ALLIOT MARIE est d’être une femme loin du peuple qui pense avoir réussi car tout lui a toujours souri, tous les ministères, Ministre d’Etat, ménagée par les Présidents de la République, pouvant se permettre de négocier sa place ou celle de proche au gouvernement. Autant un Nicolas SARKOZY est un enfant du peuple, parlant comme le peuple et avec ses manières, (on le lui a assez reproché), autant une Michèle ALLIOT MARIE donne l’impression d’une femme cassante, affichant un certain mépris pour autrui, voire une certaine arrogance, se sentant définitivement supérieure, sûre d’elle, hautaine. Elle affiche un sourire carnassier sans jamais se départir d’une grande assurance qui la fait craindre. J’ai été frappé de voir que sur une affaire de cette indigence elle n’avait eu aucun soutien, je l’ai trouvée bien seule.

 

Le destin lui a pourtant donné récemment la chance de trouver sur son chemin un homme bon, honnête, loyal, un grand humaniste Jean Marie BOCKEL. Mais, considérant qu’il n’avait pas uns grand rapport de force à lui opposer, elle l’a traité avec dédain, elle lui a fait sentir tout son mépris, parfois même d’une façon, que l’on aurait pu considérer humiliante. Pour elle, il ne présentait aucun intérêt politique il n’était donc rien. Trop petit le Jean Marie, comme dirait l’autre, « combien de divisions ? »  Une femme de cette envergure, s’intéresser à un  Jean Marie BOCKEL et puis quoi encore ! Et bien elle a eu tort, elle a commis une faute politique majeure. François MITTERAND disait toujours qu’une élection présidentielle se gérait de la même façon qu’une élection cantonale et qu’elle se gagnait à la marge. Il n’aimait pas le peuple mais le respectait car il savait que c’était  grâce à lui qu’il existait politiquement. C’est aujourd’hui un Jean Marie BOCKEL qui aurait pu sauver Michèle ALLIOT MARIE de ce qui est désormais un naufrage politique, alors même qu’elle était au sommet de sa gloire. Une carrière politique comme toute activité exposée, doit se faire en travaillant sans cesse, dès le premier jour,  pour se préparer au jour où l’on viendra vous chercher pour vous exécuter sur la place publique devant un peuple avide du sang des plus grands. Paradoxalement, ce seront les plus petits qui pourront vous sauver. Il est très peu probable, même avec le temps que la Ministre des Affaires Européennes et Etrangères puisse surmonter une telle campagne de discrédit. Personne n’est jamais revenu de ce qui touche à l’argent, même quand c’est injuste, infondé, voire stupide, comme c’est le cas en l’espèce. La vie politique est ainsi faite. Et c’est dans ces moments là que l’on compte ses vrais amis, qui de toute façon, en politique, ne sont jamais très nombreux. Personnellement, je vous aimais pourtant bien en tant que femme. De plus vous êtes une amie de la Tunisie.

 

Bislama orti MAM.*

 

*En dialecte tunisien : au revoir ma sœur MAM.

                                                                                                    

 

                                                                                                         Youssef El TOUNSI

 

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 11:20

Nadine MORANO  a raison de ne pas se laisser impressionner par ce terrorisme médiatique qui sévit depuis un certain temps en France et qui devient véritablement insupportable. Aujourd’hui on est condamné sur une phrase anodine, reprise de place en place, clamée avec une sourde indignation et présentée dans tous les médias comme étant le comble de l’ignominie. Une fois que tout cela a bien fait son effet, on se passe son auteur de plateau en plateau de télés et de radios, afin de l’amener à expier publiquement l’impardonnable faute qu’il finira souvent par reconnaître en s’excusant, en bafouillant des regrets ou en tentant de faire admettre qu’il s’était mal exprimé…

 

Nadine MORANO  a raison de dire qu’elle maintient ses propos, car ce qu’elle dit est parfaitement juste. Toute la communauté maghrébine de France souffre de la mauvaise image que certains de ses membres, relayés par ces mêmes médias, donnent d’elle.

 

Ce n’est pas parce qu’un chef d’entreprise est raciste qu’il embauchera pour certaines activités un asiatique, un indien, un européen, plutôt qu’un magrébin, mais parce que cette communauté a au fil des ans, pour des raisons les plus diverses,  donné une image déplorable d’elle-même. Et ce n’est pas être raciste que de le constater et de le déplorer comme moi-même qui suis issu de cette région du monde pour laquelle je nourris une véritable passion. 

 

Tout parent qui envoie un enfant à un entretien d’embauche lui recommande de soigner son langage sa tenue, de montrer la meilleure image de lui-même ou en tout cas d’avoir celle qu’un employeur est en droit d’attendre et c’est comme cela en France mais aussi dans tous les pays du monde. Ce n’est pas rendre service aux jeunes gens issus de l’immigration que de leur laisser croire lorsqu’ils ne trouvent pas de travail que c’est à raison de leurs origines. C’est archi faux, un chef d’entreprise a pour seul objectif de faire gagner de l’argent à son entreprise, il choisira ses salariés en fonction de ce seul critère. Si par la présentation d’un demandeur d’emploi, son accoutrement, son comportement, un chef d’entreprise a un doute sur cette capacité, quels que soient ses diplômes, il ne l’embauchera pas. C’est le message que Nadine MORANO a voulu faire passer, elle a eu raison, respecter les gens c’est en premier lieu leur tenir un langage de vérité.

 

Nadine MORANO est  victime de sa sincérité. Il est toujours plus facile d’avoir un langage convenu, démagogique, flatteur que de dire ce qui est. Il est plus facile de dire à son enfant qui a de mauvaises notes que c’est de la faute de son professeur, que de lui dire que c’est  parce qu’il ne travaille pas. Il est beaucoup plus facile pour un journaliste en mal de notoriété de taper sur tout ce qui peut ressembler au pouvoir en exhibant comme un trophée une phrase sortie de plusieurs heures de débats que de chercher a avoir une réflexion sérieuse sur un sujet grave, qui touche à la paix sociale, peut être  parce qu’il n’en est pas capable mais peut être aussi et c’est là que cela devient regrettable, parce qu’il sait qu’il n’intéressera personne.

 

Aujourd’hui les petites phrases, les petits coups bas les petites rumeurs les petits ragots trouvent une très large place au sein de nombreux médias, on discrédite, on dévalorise, on injurie, parfois sous couvert d’humour, mais qu’on y prenne garde, ce type de manipulation a souvent des effets pervers. Chacun sait que l’on ne joue pas impunément avec les mœurs d’une société, il est temps que la presse en prenne conscience, mais j’ai un doute sur sa capacité à y parvenir.    

 

Homme de gauche depuis toujours, j’adresse toute mon estime à Nadine MORANO que je ne connais pas, sinon comme une authentique femme du peuple. 

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 07:25

 

 

Américain ordinaire

OBAMA qui fête son premier anniversaire à la Maison Blanche va acheminer des troupes supplémentaires en Afghanistan, retirer celles qui se trouvent encore en Irak, fermer Guantanamo, continuer d’envoyer autant que faire se peut sa Secrétaire d’Etat au moyen orient, poursuivre sa communication sur sa vie familiale, suivre la courbe des sondages... Un Président des Etats-Unis d’Amérique somme toute ordinaire, qui poursuit l’œuvre de ses prédécesseurs, qui chante l’hymne national la main sur le cœur rempli d’une réelle émotion devant la  bannière étoilée, en communion avec son peuple, américains sans réserve de culture ou de religion, sans condition économique préalable, sans double identité (formelle et réelle) sans double nationalité sans double appartenance, américains trop conscients de leur chance et du  privilège qu’ils ont d’être riches de leur patrie de leur pays et de leur sort.

 

France ordinaire

En France des enfants âgés de moins de 13 ans peuvent rester dans les rues toute la nuit sans que cela ne pose le moindre problème à leurs parents, à la police ou aux travailleurs sociaux, aux  juges des enfants chargés de veiller à leur éducation, à leur santé et à leur sécurité, aux parquets chargés de requérir à ces fins et à ceux qui ont d’autres chats à fouetter... Les mesures d’interdiction prises par les maires dans certaines communes ou celle préconisée par le ministre de l’intérieur, Brice HORTEFEUX, révèlent cette carence dans une société où l’on n’arrive plus à faire de distinction entre mineur en danger et liberté d’aller et de venir, intérêt de l’enfant et répression, responsabilité des parents et droits sociaux.

 

Peinture sur toile novembre 2009

Au premier plan, le Conseiller spécial harcèle un Premier ministre bougon de ses conseils acérés, tandis qu’un ancien Premier ministre qui ne fait pas le poids guerroie contre le Président, derrière eux RAMA YADE, faussement ingénue, joue sa petite musique sur un instrument qui semble être une mandoline, juste au-delà, le chef de la majorité à l’assemblée proclame le poing brandi son indépendance dans l’indifférence, dans un coin du tableau, on remarque un Haut commissaire qui rémunère des absentéistes pour qu’ils ne niquent pas la police, au loin, on aperçoit nettement des députés Villepinistes sur des chevaux légers qui combattent avec ferveur, sur la gauche, Jack, Michel, Julien et beaucoup d’autres qu’on ne reconnaît pas ont déposé leurs armes, devant eux, l’hybride et acariâtre Premier Président de la Cour des comptes, engoncé dans sa robe noire, l’air furieux, balance des exocets sur le palais de l’Elysée, heureusement sans l’atteindre, sur la droite l’ami Charles qui ne l’est pas moins, tire au lance patate tous azimuts pour faire diversion, alors que frère Jacques poursuivi par une juge échevelée, marche sereinement vers le Palais de l’Ile de la Cité, chaussé de charentaises, entouré par des avocats bardés de décorations…

 

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Published by G.pancrazi
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