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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 14:14

J’ai dû manquer un épisode.

 

Jean Pierre PERNAUT ouvre son journal avec une information à peine croyable : une femme de ménage d’un grand hôtel newyorkais a tenté d’extorquer de l’argent à un sexagénaire en voyage d’affaires, après avoir eu une relation charnelle avec lui ! Dieu merci, il ne s’est pas laissé faire. L’enquête a établi qu’il s’agissait d’une femme jeune,  immigrée et de couleur. La victime est un haut fonctionnaire  français, il avait oublié sa carte d’un parti de la droite radicale sur la table de nuit, c’est comme cela qu’on l’a retrouvé. Grand seigneur, il n’a pas déposé plainte.

 

Tout de même ! C’est un peu gros, cette femme qui va avec un homme marié pendant ses heures de service, et qui a le toupet de lui demander de l’argent ! Il ne lui a rien donné, nada, que dalle, il a eu raison, non mais, et puis quoi encore. J’espère qu’elle sera sévèrement condamnée et qu’elle perdra sa place, cela la fera réfléchir. Il faut tout de même qu’il y ait un peu de morale dans ces histoires là, vous ne croyez pas ? 

 

L’affaire a pris de l’ampleur et c’est tant mieux, de grands débats sont organisés, LCI, antenne 2, la 5. L’intervention de BADINTER est reprise par toutes les télés : « il faut être très sourcilleux en matière de présomption d’innocence, d’exigence de preuves, de droits de la défense… » Cela ne m’étonne pas, avec lui, les criminels ont toujours raison et les victimes ont toujours tort. Ah, pardonnez moi, je n’avais pas fait attention, c’est une rediffusion. Il paraît qu’à l’époque, à cause de l’acte sexuel, la victime était présumée coupable et l’auteur présumée victime…A moins que ce ne soit le contraire, je ne sais plus, oui en effet, BADINTER ne peut soutenir un type d’extrême droite. Enfin peu importe, j’ai dû manquer un épisode, attendons la suite.

 

Aujourd’hui, on nous montre un APATHIE très remonté, il a pris parti pour la femme, il demande la dissolution de ce parti fasciste, avant d’en revenir à la présidentielle. Il affirme que DSK n’a pas dit son dernier mot, car qu’on le veuille ou non, il demeure une valeur sûre, il aurait d’ailleurs été choisi par la jeune immigrée  pour la défendre, elle voulait absolument un socialiste français, car on lui a dit qu’ils étaient les meilleurs défenseurs des noirs, des opprimés, des immigrés, des déshérités, des femmes et bien sûr des pauvres.

 

Et c’est vrai qu’il est bon l’animal ! Voilà une sale  affaire  d’extorsion de fonds précédée d’une histoire sexuelle pas très claire, vous ou moi aurions coulé à pic, et bien non, avec lui, retournement de situation, et quel retournement ! C’est le SOFITEL et l’Elysée qui doivent maintenant s’expliquer, à lui on ne demande rien, ni audition, ni confrontation, ni enquête de   crédibilité. Figurez vous qu’il a réussi à établir qu’en réalité le haut fonctionnaire vivait en concubinage avec une femme en instance de divorce, dont le fils s’était fait choper devant la gare du Nord avec du cannabis alors que sa commercialisation est toujours interdite en France. Et  voilà le travail ! C’est-y pas beau ça madame ? Rien à dire, chapeau l’artiste ! 

 

L’épisode du jour  débute par le Président à VILLACOUBLAY. Qui vient-il  accueillir ? Je n’arrive plus à suivre, j’ai dû encore manquer un épisode. Les otages ?  Mais non, les otages c’était hier, tiens que sont-ils devenus ceux là, les pauvres, ils sont arrivés au mauvais moment …

 

Ah voilà, ça y est, c’est  BERLUSCONI, il fait une visite éclair en France, c’est à propos du sommet de Marrakech, on avait fini par l’oublier celui là avec toutes ces histoires. Il est dans le salon d’honneur, en train de rire à  avec le Président. Je me demande ce qu’ils peuvent bien se raconter pour rire à ce point. Tiens c’est bizarre Anne SINCLAIR est là aussi, le Président se retourne, ah non, c’est incroyable ! Mais c’est DSK !!! Quelle histoire ! C’est sûr maintenant, j’ai dû manquer un épisode. (11 juillet 2011) 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 14:10

Je n’aime pas ce BORLOO là, voilà !*

 

Il commence une phrase, renonce à la terminer, puis une autre et une autre encore qui toutes subissent le même sort,  il bafouille, crachouille, embrouille tout, saute d’un sujet à l’autre. Non, vraiment, il n’y arrive pas et cela l’agace singulièrement que l’on puisse se laisser aller à lui poser des questions, qui appellent des réponses tellement évidentes qu’il a le plus grand mal à les formuler.

 

Comment faire pour construire des logements sans avoir le moyen de les financer ?  « Mais c’est du grand n’importe quoi, c’est pourtant simple, soyez un peu journaliste ! Ecoutez bien, c’est de  la stratégie ! Tout est dans la stratégie, on se réunit chaque semaine, pas besoin d’argent, on construit, cela crée de la richesse et voilà !… » Sa réponse le satisfait, et tel un repreneur d’entreprise en difficulté, sur le point d’enlever un gros morceau il ajoute : « on va avoir une méthode de résolution des problèmes, voilà ! »

 

Convaincu d’avoir fait mouche et devant ses interlocuteurs médusés, il enfonce le clou : « c’est avec une méthode et de la stratégie que l’on va tout résoudre. » Sans lien avec ce qui précède il enchaîne : « la violence à l’école n’est pas liée à la mondialisation » sans plus de lien il annonce : « on va faire baisser le chômage. » Comminatoire avec les banquiers profiteurs : « Il est inacceptable que le système bancaire ne participe pas de façon plus active, il faut accorder des crédits à taux 0 pendant 10 ans, 20 ans, voilà ce qu’il faut, voilà ! »

 

On le sent à bout, exaspéré, excédé par tant d’ignorance. Il supplie de le croire : « avec moi, 100% des élèves qui sortent du CE1 sauront lire, » assène-t-il encore.  « Il suffit de le vouloir, et de réunir les équipes pour cela ! » 

 

Est-il en rupture avec l’UMP, se hasarde l’un des questionneurs, « tout le monde s’en fout (sic), les gens veulent qu’on leur parle des étudiants, de la crise du logement, de la formation de la qualification… de la crise des pays arabes » il repart pour un long tunnel qui se tortille dans tous les sens, tunnel sans queue ni tête, puis  reprend de plus belle : « l’action, l’action, encore l’action, tenez, la dégradation des quartiers… »

 

Est-il en rupture avec le gouvernement ? « Non ! Sarkozy a fait reculer le FN et a donné l’autonomie aux universités.» Revêtant alors l’habit de sauveur de la République en danger : « Nous sommes l’antidote du Front National, la force anti Front National !!! » Sur l’immigration ? Pas de problème, il a sa réponse : « nous sommes tous des enfants d’immigrés, seule la date d’arrivée change », ouah ! Belle formule, elle sera certainement reprise sur les chaines d’information en continu.

 

Tout à coup très Georges Marchais « vous avez posé une question, c’est que vous avez envie que j’y réponde » Oui, il y a du Georges Marchais dans cette façon de répondre indigné, à côté des questions, et de se retourner contre  les journalistes.  La dette ? Enfin, un sujet à sa dimension : «  Il faut faire beaucoup plus pour réduire la dette, voilà ! » La mondialisation ? Rien de plus simple : « Il faut se réorganiser en fonction de la mondialisation, voilà ! »

 

Encouragé par ces propos d’une grande profondeur, il lance en confidence : « La moitié des députés UMP viennent me voir et me disent,  Jean-Louis, c’est toi qui a raison, continue… » Conscient de son état de surexcitation il confie, « ce qui m’énerve c’est ce sentiment d’abattement, regardez le plombier polonais, panique à bord, et puis avec de la volonté… il suffit juste de s’en occuper » (…) « Et vas y roule ma poule ! » (re sic)

 

Au fait, va-t-il se présenter à la présidentielle ? Il ne sait pas, mais ses amis font l’objet de pressions. De pressions ? « Oui ils sont invités à des réunions,  à des réceptions… » Voilà ! Certains pourraient entrer au gouvernement ? Blasé il laisse tomber « si cela les amuse d’aller faire un petit stage gouvernemental qu’ils y aillent » et magnanime : « je n’y vois aucun inconvénient ».

 

Sur le nucléaire, très à l’aise : « Il faut sortir du charbon et de la lignite ». Encore plus à l’aise, il est pour le mariage des homosexuels, « je leur dis à mes copains de l’UMP rappelez vous du PACS c’était l’horreur, maintenant vous trouvez ça formidable ». La dépénalisation du  cannabis ? Sans la moindre hésitation : « j’adorerais être pour, mais je suis contre » ( ?) Sur le SMIC, péremptoire : « c’est difficile et puis je vois que le temps passe… » Il est pour des taxes carbones, sur les transactions financières,  sur les tankers...

 

Alors, sera-t-il candidat ? Il ne le sait pas encore. Pour moi, il n’y a pas de doute, je n’aime pas ce BORLOO là, voilà !(1er juillet 2011)

 

* Dimanche 26 juin à 18 heures, sur i télé, après le pique nique de l’Alliance à EPINAY...

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 14:05

Tra la la si vous saviez, le prince Jean Loup s’en est allé !

 

Ecarté de la Cour pour bouderie réitérée, il en conçut bien du ressentiment et on lui prêta  le lourd dessein de vouloir s’en aller guerroyer sur les terres du Roy de France, en vue de lui ravir son trône. Il s’en défendait vaillamment, et  lorsqu’on le questionna, il assura qu’ayant juré fidélité à son souverain il ne s’en dédierait point. Il se murmurait pourtant dans les seigneuries et les abbayes d’alentour que Jean loup de Valenciennes, surnommé ainsi car connu comme loup blanc, s’était fait ravir, à la suite de moult tromperies et embrouilles, la place de grand connétable, pourtant promise par Nicolas  l’Intrépide. Il se murmurait aussi, mais beaucoup plus bas encore, qu’il  n’en décolérait point et n’hésitait plus, par la même, à exprimer en aparté son désaccord avec l’impôt qui écrasait les gueux, pendant que les seigneurs en étaient exempts.

 

Le projet était hardi, l’idée généreuse et somme toute assez juste, pourtant il ne se trouva que quelques chevaliers errants pour le suivre : Jean-Marie le Preux, et ne fallait-il pas l’être pour se lancer dans pareille aventure ; les frères Hervé qui selon de mauvaises langues ne l’étaient point et une jeune femme de couleur, ancienne esclave à ce qu’elle se plaisait à raconter elle-même sur les places et marchés, ce qui la rendit un temps populaire auprès du petit peuple des bourgs et des villages. Pourvu d’un pareil équipage, Jean loup fourbissait ses armes, partout où il passait, mais sans jamais les brandir. Des savants furent alors requis pour réfléchir sur son stratagème, Sire Alain et Sire Eric furent dépêchés dans ses environs et bien que d’idées fort opposées, ils s’accordèrent pour n’y voir que forfanterie, hâblerie et fanfaronnades de nul intérêt. L’Intrépide favorisa leur avis au détriment de celui de ses conseillers et des médisants.

 

Il fut vrai que si certains à la Cour le disaient ambitieux, tous le désignaient comme  maniganceur, mais trop poltron pour se risquer à pareille aventure. Maniganceur il le fut sans le moindre conteste, seul lui avait pu pendant huit années entières se maintenir au conseil du Roi, tant de Jaques I, que de Jaques II, que de Nicolas I, avec des chanceliers d’humeurs aussi divergentes que Jean-Pierre le Gros, Dominique le Bellâtre, et  François l’Ombrageux qui pourtant ne le portaient pas dans son cœur. Il adhéra au parti du roi puis s’en exclut lui-même suivant en cela l’exemple du Bellâtre. Bref, il  intriguait son monde, étant lui-même intrigant, mais il en resta à l’intrigue. Jamais il ne se décida  à provoquer son Roy sur le Mont Elysée comme le voulait la coutume. Il disparut un soir de mai 1012 et ne demeura plus que dans quelques comptines qui le long de Seine, firent l’affaire des amuseurs publics et des libraires, dont la plus fameuse fut : « Tra  la la si vous saviez, le prince Jean Loup s’en est allé… » (17juin 2011)      

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 14:01

Jesuisraciste.com !

 

Il paraît que je suis raciste ! C’est la télé qui me le répète chaque jour que Dieu fait. J’en suis vraiment contrarié, au début je n’en dormais plus. Mais que voulez vous, c’est ainsi. C’est comme lorsque l’on vous annonce que vous avez une mauvaise maladie. Que pouvez-vous faire ? Crier à l’injustice ? Vous savez bien que cela ne sert à rien. Alors, on vit avec. On se dit qu’avec l’âge ce sont des choses qui arrivent souvent. Je dois reconnaître que depuis un moment, cela   ne collait plus trop, j’avais quelques symptômes, mais je n’arrivais pas à y croire et puis il a fallu me rendre à l’évidence. D’ailleurs, jugez par vous-même !

 

Français de souche, je suis (totalement) contre la discrimination positive, Yannick NOHA n’est pas (et de loin) ma personnalité préférée, l’émission de RUQUIER  « on n’est pas couché », (avec Eric ZEMOUR ) est mon émission favorite, je n’ai pas été outré que la FFF ait posé (même maladroitement) le problème des bi nationaux, l’exécution de BEN LADEN n’a suscité de ma part aucun questionnement (mais vraiment aucun), j’ai dit (à des intimes) que je trouvais que Marine LE PEN avait du talent (je m’étais surpris à le penser).

 

Cela vous suffit-il ? Non, vraiment, vous en voulez encore ? Djamel DEBBOUZE n’arrive pas à me faire rire (je le trouve même lourdingue), AKHENATON, rappeur marseillais, militant intellectuel antiraciste, converti à la religion musulmane et fils d’immigrés italiens, me fait marrer, j’adore les chroniques d’Elisabeth LEVY, (détestée par la gauche la plus bien pensante) enfin je ne supporte plus (mais vraiment plus)  que l’on dise que les français sont racistes (moi excepté puisque, par hypothèse, je le suis).     

 

Reconnaissez que le dossier est accablant ! d’autant que j’en oublie, c’est sûr. Mais comment en suis-je arrivé là ? J’avoue que je ne sais pas. Que dois-je faire ? D’abord me dénoncer. C’est fait. Faire mon autocritique, c’est également fait. Et après ? Participer à l’émission « Toute une histoire » de Sophie DAVANT ou me faire interviewer par ARDISSON en deuxième partie de « Salut les terriens ». Je leur ai tout expliqué par écrit, ils ne m’ont pas répondu. (Je les comprends...) Ou alors, remède de cheval, ne plus regarder la télé, mais ça, je n’y arrive pas. Alors quoi ? Y a-t-il des stages, une thérapie quelconque, un traitement ? En désespoir de cause, j’avais pensé m’abonner à  MEDIAPART, mais des amis me l’ont fortement déconseillé, il paraît que cela peut avoir l’effet inverse à celui escompté ;  certains abonnés ont même fini au Front National. Je suis totalement désespéré, quelqu‘un peut-il m’aider ? Merci d’avance. (M’écrire svp à mon adresse Jesuisraciste.com !) (10 juin 2011)

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 13:59

Quel cauchemar !

 

New York, 19 mai 2011, en cette fin d’après midi poisseuse, Camille et Anne sortent de la Cour suprême, elles se serrent l’une contre l’autre, elles titubent, elles trébuchent, belles et silencieuses, avec pour seul bruit les moteurs des caméras, elles s’engouffrent dans la lourde Buick noire qui démarre sous le feu des projecteurs, elles l’aiment passionnément, unies dans leur amour et leur douleur, elles partent vers leur destin…

 

Manhattan, 6 juin 2011, non coupable a dit son avocat, elles savent qu’il est innocent ; 74 ans a dit cet horrible procureur, un sentiment d’injustice les assaille... BHL, surgit alors d’on ne sait où, outré il « invite la Cour à plus de mesure », Jack comparait à son tour,  il s’étonne de tant de tintouin, Alain lui succède excédé, « c’est juste inimaginable, c’est plus que pour un génocide !», enfin, Vincent qui à cette occasion fait sa rentrée, philosophe sur le drame qui touche un des leurs. Sur ce, « l’audience est suspendue !», tonitrue le président.

 

A la reprise, la chaleur est de plus en plus étouffante, l’exaspération est à son comble, tout le monde retient son souffle, le drap blanc immaculé, enfin apparaît, Anne et Camille livides, le soulèvent lentement, la vérité va enfin jaillir, une voix venue d’on ne sait où, annonce alors en anglais… Mesdames et messieurs, vous êtes priés de rejoindre vos places et d’attacher vos ceintures…  Il se réveille en sursaut, Dieu soit loué, quel cauchemar ! Seul le chef de cabine est là. Pas d’immigrée noire en situation précaire, pas de veuve éplorée élevant seule son enfant,  pas même de femme de chambre…Il aura certainement mangé  quelque chose qu’il n’aura pas supportée ; en first class c’est toujours la même histoire, on mange beaucoup trop. Quel cauchemar !(5 juin 2011) 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 13:54

La droite n’a que trop tergiversé…

 

Paris année 2006, le « dilettante lover » comme on le surnomme, ne passa pas les primaires de son parti. « Manque de motivation » avait conclu sèchement le jury. Il quitta alors la France  pour se faire oublier, mais ce fut là son erreur. Chacun sait bien qu’en politique, comme en amour, l’éloignement inspire le désir et « le rebond succède toujours à l’oubli. » Il n’eut pas longtemps à attendre, les instituts en firent le vainqueur de 2012, « dans tous les cas de figures ». Le séducteur ne fut pas insensible à cet hommage. Il sera candidat.

 

Ses amis lui préparent le terrain : réduire les hauts salaires, dénoncer l’arrogance des riches, l’indécence de leur train de vie, protéger les femmes, les immigrés, stigmatiser une justice qui n’a jamais été aussi inégalitaire…Il mettra tout cela en musique.     

 

New York, 14 mai 2011, mille préoccupations l’assaillent en ce début d’après midi, une fille d’un premier lit à déjeuner, un avion pour l’Europe dans moins de trois heures, la chancelière,  la Grèce, un crochet par la France pour de nouveaux contacts. Il doit maintenant libérer sa suite, le temps d’une douche, c’est sûr qu’il sera en retard, la femme de chambre est déjà là, elle s’affaire...

 

Ni prostré, ni honteux, sympa d’après ses gardiens, de plus en plus détendu pour la presse. Viol ? « Seulement » tentative ?  Selon ses avocats, les plus grands de New York, il plaidera l’acte consenti. La caution ? Les honoraires ? L’appart ? Chacun se défend avec ses moyens a dit François  HOLLANDE.

 

A Paris, dans les couloirs de l’Assemblée Nationale, Jean-Marc AYRAULT prend la parole devant la presse internationale, tout le Palais Bourbon frémit, on connaît ses exigences morales, sa totale intransigeance, sa rigueur proverbiale. Il vitupère, récrimine, s’indigne : « C’est inadmissible, inacceptable, je suis outré…  la droite n’a que trop tergiversé sur le retrait immédiat ou non des panneaux radars... » (27 mai 2011)

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 13:47

 

 

Comme c’est beau un sondage !  

 

 

Comme c’est beau un sondage ! Des chiffres, de beaux chiffres, bien propres, bien nets, bien alignés, bien ordonnés sur leur support médiatique, avec devant des noms, ou une question, courte de préférence, ou des sigles, mais qu’importe, seuls les chiffres comptent. Tranchants comme des lames de rasoir, ils claquent comme des voiles au vent, ils annoncent l’avenir.

 

Cartomanciennes, diseuses de bonne aventure, qui prédisaient l’amour, l’argent, le bonheur ou le malheur,  augures qui décidaient de la guerre ou de la paix, remplacés, progrès oblige, par des méthodes scientifiques, forcément plus fiables, forcément plus irrésistibles et donc plus décisives.

 

Ils font preuve et sont vérité. Bons, ils encouragent, mauvais, ils sont écartés, jusqu’au prochain… plus bienveillant.

 

Dissolution, candidature, désistement, ralliement, rupture, union, confédération, alliance ; sans sondage, est ce imaginable ? …Ils font et défont les rois, infléchissent les politiques, orientent les mouvements, complètent les programmes. Foin de réflexions ou de stratégies alambiquées, avec eux, la politique est un jeu d’enfant.

 

Sauf qu’il y a les évènements de la vie. L’irrationnel, le sort, la bonne ou la mauvaise fortune, le grain de sable… Une chambre libérée trop tard, un portable oublié, une police zélée, une juge acariâtre et tout s’écroule, prédictions, prévisions, recomposition, droitisation. Ceux qui étaient voués aux gémonies vont au ciel et les autres en enfer, ceux qui se « repositionnaient » patienteront encore un peu, en attendant d’autres sondages, pour de nouvelles initiatives, pour de nouvelles aventures, pour de nouveaux repositionnements…  (21 Mai 2011)            

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 20:13

 

Cet aristocrate mondain à la belle prestance, ainsi qu’il a pu être décrit, est entré en politique par la voie élyséenne. Diplomate de profession, il fait partie de ces hommes qui déboulent un jour dans la vie publique sans crier gare, et qui immédiatement y trouvent leurs aises. On a du mal à se rendre compte que Dominique de VILLEPIN, qui fait partie depuis plusieurs années du « top 10 » des sondages pour les élections présidentielles, est un novice en politique. Il n’a jamais  exercé une quelconque fonction élective et il n’est connu du grand public que depuis février 2003, pour avoir prononcé aux Nations Unies, son fameux discours sur l’opposition de la France, à la guerre en Irak.  

 

Classé dans la catégorie des flamboyants, sa faconde à nulle autre pareille, alliée à une verve de poète déclamateur, sont certainement en grande partie, à l’origine du charisme dont il se trouve doté.

Le bilan politique de Dominique de VILLEPIN est toutefois des plus décevants. 

 

Le conseiller élyséen 

En 1997, il a été l'un des principaux instigateurs de la décision prise par Jacques CHIRAC, de dissoudre l'Assemblée Nationale.

Cela a eu pour conséquence une défaite cuisante pour la droite, alors majoritaire, aux élections législatives ; un manquement dont on se demandera, pendant longtemps encore, comment il a pu être commis par des hommes politiques de ce rang.

Cela a permis à Jacques CHIRAC, qui au final n’en fut pas fâché, de jouir, plusieurs années durant, de la douce  langueur présidentielle, que les cohabitations procurent parfois aux présidents de la 5e République.

 

Le ministre des affaires étrangères

-Le 14 février 2003, Dominique de VILLEPIN, a prononcé devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies son fameux discours sur l’opposition de la France à la guerre en Irak.

 

La grandiloquence qu’il crut devoir utiliser pour cette annonce, lui valut en ces lieux, une étrange ovation.

 

Ce discours fut présenté, sur tous les bords politiques, comme un moment exceptionnel de bravoure de l’histoire de France et du gaullisme, et la classe politique unanime rendit hommage à sa grandeur et à son courage.

 

L’histoire aura à choisir avec une autre thèse.

 

L’hostilité de la France, à une intervention de la communauté internationale en Irak, ne nécessitait pas que Dominique de VILLEPIN adopte, devant l’Assemblée Générale des Nations Unies, ce ton exagérément emphatique, encore dans toutes les mémoires.

 

Cette théâtralisation, devait donner à son discours, le caractère d’une condamnation publique de la France contre ses alliés de toujours, alors même que cette intervention avait sinon pour objet, au moins pour effet, d’abattre l’une des dictatures les plus féroces de la planète.

 

-Dominique de Villepin est à l’origine en juillet 2003 d’une opération en Colombie, visant à délivrer Ingrid BETANCOURT, dont il est proche depuis sa vie d’étudiant. Ce sera un fiasco des plus cuisants, pour lequel la France dut  présenter des excuses.

 

-En Côte d’Ivoire, il s’est entremis pour tenter de rapprocher Laurent GBAGBO et les auteurs d’un putsch manqué. Il a obtenu en janvier 2003, des belligérants, la signature des accords Kléber, qui s’avéreront très vite être un échec.

 

Le Premier ministre

Premier Ministre le 31 mai 2005, positionné comme rival de Nicolas SARKOZY, il se donne « cent jours » pour redonner confiance aux Français.

-En octobre, éclatent des incidents en banlieue, 5 000 voitures sont brûlées en moins de deux semaines. Dominique de Villepin décrète alors l'état d'urgence, prolongé de trois mois quelques jours plus tard par un vote au Parlement, afin de permettre aux préfets de décréter le couvre-feu.

-Après le contrat nouvelle embauche,  Dominique de Villepin a lancé le contrat première embauche, qui rencontre l'opposition des syndicats et de la gauche. D’'importantes manifestations, des grèves, le blocage des universités, ont conduit Jacques Chirac, à demander la non application de la loi qui avait été votée. Ce contrat sera ainsi abrogé de fait, comme le sera d’ailleurs, quelques temps plus tard, le contrat nouvelle embauche.  

 

L’opposant à Nicolas SARKOZY

En mai 2006, il est mis en cause dans l'affaire Clearstream et mis en examen l’année suivante, il a été relaxé en première instance.

A la suite de ces poursuites judiciaires qu’il impute à Nicolas SARKOZY, il va mener une opposition virulente à sa politique et à sa personne.

Il n’hésite pas à parler de risque révolutionnaire pour la France.

Il signe avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l'« appel du 14 février » pour une vigilance républicaine, lancé par l'hebdomadaire Marianne.

Il a déclaré, avec la force qu’on lui connaît, que « Nicolas Sarkozy est un  problème pour la France. »

 

Epilogue

A l’heure où le président de la République, rehaussant le prestige de la France dans le monde arabo-musulman et sur la scène internationale, a obtenu des nations unies, le vote d’une résolution visant à venir au secours du peuple libyen qui se bat pour sa liberté en brandissant le drapeau français, Dominique de VILLEPIN présente un bilan politique sommes toutes des plus médiocres.

L’essentiel des responsables de son mouvement « République Solidaire », créé en juin 2010, ont rejoint le gouvernement, et on ne voit pas très bien ce qui lui permettrait de réunir sur son nom une partie significative de l’électorat.

Sans l’affaire Clearstream, il y a longtemps qu’il serait tombé dans les oubliettes de la politique.  

Il lui reste une capacité de nuisance non négligeable, pour tenter,  dans une élection « serrée », de barrer la route de Nicolas SARKOZY, ce qui semble bien être aujourd’hui sa seule ambition. Mais ce serait pour lui une ambition funeste.

 

Eric SEYDOUX

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 17:30

Rubrique Portraits de candidats, présidentielle 2012.

 

Dominique STRAUSS KAHN, "l’expatrié.". 

 

On le croyait bon à mettre au rancart, après avoir été écrabouillé par la Ségolène aux dernières primaires socialistes, d’autant qu’il avait ensuite trouvé un super job à l’international, plus de soucis, plus d’embrouilles foireuses, plus de Solférinos débiles, sa seule ambition, alors,  tenir le plus longtemps possible et se faire oublier.

 

Et puis patatras ! Les sondages ! Et le voilà payer le prix de son absence, de son silence et de son indifférence. Quand on ne dit rien, on en dit encore trop. Un vieux routier de la politique comme lui, aurait dû le savoir. Et du coup, sans n’avoir rien demandé à personne, le revoilà sur le chantier. Bon, tant pis, ce qui est fait est fait.  

 

N’empêche, vous avez vu le bonhomme ?  Un vrai rouleur de mécaniques, démarche chaloupée, râblé, costaud comme pas deux, sourire en coin, quelle assurance, quelle prestance, quelle superbe ! Bien, très bien, impeccable. Tout y est. A ses côtés, sa vedette de femme, super sapée, embijoutée comme il se doit, toute souriante elle aussi. Rien à dire, un vrai couple de magazine.

 

Et puis, quel professionnalisme, un as de la communication. Son truc : ne rien dire, ne pas parler, ou parler pour ne rien dire, en anglais ou en français, avec ou sans traducteur, peu importe, c’est ça qui paie, ne rien dire. C’est à Marrakech  qu’il a appris ce proverbe arabe  « tout ce qui sort de ta bouche servira à ton ennemi », il en fait désormais sa devise : être vu partout mais ne rien dire

 

Il a atterri en France vendredi, Il restera trois jours pleins. Oui, mais pas pour ce que vous croyez, il est là pour l’international. Il sera injoignable même pour ses partisans. C’est sûr.

 

Ah mais attendez ! J’oubliais ! Avant de partir, l’air de rien, il va  passer au 20 heures d’Antenne 2 dimanche soir. Pour quoi faire ? Cette question ! Pour parler bien sûr, pour parler ! Peut-être même, selon certaines sources, qu’il dira quelque chose.

 

Il a parlé ! Mais qu’a-t-il dit ?

 

Ce la n’a pas grande importance, vous l’avez vu comme moi, c’est vraiment la grande classe ! Ce n’est pas étonnant qu’il casse la baraque ! Ce n’est pas étonnant que les français aient annoncé aux sondeurs qu’ils voteraient pour lui, comme ils le firent pour GISCARD, pour BALLADUR, pour JOSPIN… Et en plus, il n’a même pas encore dit que cela l’intéressait, alors imaginez quand il le dira. « Aujourd’hui je dirige le FMI, la tâche m’occupe à plein temps, je n’ai rien d’autre à l’esprit. » En attendant, allez y, gazettes, hebdos, magazines, portez les enchères : 50%, qui dit mieux, 54, 58, 65 !!!...Rien ne va plus…

 

Allons, cessons de tourner autour du pot, ira ou n’ira-t-il pas ? C’est cela la question, la seule véritable question, pas l’emploi, pas la sécurité, pas l’immigration et toutes ces balivernes. La seule question qui intéresse les Français selon tous les hebdomadaires, est celle de savoir s’il va y aller. Quel suspense !

 

Les sondages sont pour. A l’exception du papa de Martine, personne ne leur a jamais résisté et il a avoué ne pas y être insensible.

 

Il se rend bien compte que directeur du FMI, malgré tous les avantages, ce n’est pas toujours très marrant, même si Nicolas SARKOZY, a proposé au G20, de « rehausser » la fonction. Il est  une sorte de trésorier payeur ambulant qui ne décide de rien de par lui-même, ni de ce qu’il fait, ni de ce dit, ni de ce qu’il pense, ni même des décorations qu’il reçoit de BEN ALI.

 

Anne Saint Claire, avec qui il prend ses décisions, en a soupé des voyages, elle l’a déclaré à l’EXPRESS. Elle veut rentrer à Paris, elle ne souhaite pas que son mari fasse un deuxième mandat. Lui-même a confié au Parisien, « que la France lui manque comme elle manque à n’importe quel expatrié. »

 

L’alternative est désormais simple, rentrer au pays pour prendre une retraite bien méritée, ou se lancer dans la course à la présidence.

 

A ce niveau, la nostalgie du pays tant aimé a tout de même ses limites.   

 

 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 10:00

 

 

Libre opinion sur la justice                  

 

              

Le calvaire subi par la jeune Laetitia nous révolte. Dans ces moments là et ils sont trop nombreux, nous recherchons des coupables pour assouvir notre soif de justice, car aucun être humain ne peut accepter un crime aussi abominable envers une jeune fille aussi belle, aussi innocente, aussi heureuse, qui ne demandait qu’à vivre.

 

Comment un tel acte de barbarie a-t-il pu se produire dans une société aussi évoluée et aussi policée  que celle dans laquelle nous vivons, parfaitement organisée, dans des structures sécuritaires tant préventives que répressives et avec cette circonstance, que le principal suspect, serait un multirécidiviste, censé être suivi par une structure adaptée.

 

La question qui vient alors immédiatement à l’esprit est celle de savoir si la justice a bien fait son travail, s’il n’y pas eu un fonctionnaire ou un juge qui par négligence, par carence, voire par paresse, aurait permis une telle ignominie. Ce serait inacceptable et ainsi que l’a dit le Président de la République  le ou les responsables devrait rendre des comptes sans pouvoir espérer bénéficier de la moindre complaisance.

 

La justice est rendue par des hommes, par essence imparfaits, et le seul fait d’avoir un jour été reçus au concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature, ne les a pas rendus ipso facto, justes aux yeux de tous, parfaits et infaillibles. Les décisions qu’ils rendent sont souvent critiquées parce que critiquables, en témoignent les multiples recueils de doctrine et de jurisprudence qui ornent les bibliothèques des hommes de lois. Les magistrats sont à l’image de notre société, ni pires ni meilleurs. Il en est d’ailleurs ainsi dans tous les pays du monde.

 

Ceci étant posé, on se rend bien compte que le fait, pour le Président de la République, de rappeler avec fermeté une évidence, à l’occasion d’un fait divers, laisse supposer qu’il dispose vraisemblablement d’éléments, propres à étayer cette hypothèse. Sa déclaration va être ressentie comme une « nouvelle » mise en cause de l’institution judiciaire.

 

D’où l’ire des magistrats qui en l’absence de plus de précisions, se sont sentis visés personnellement, ce qui a conduit le Garde des Sceaux Michel MERCIER à un recadrage, par crainte de ce que d’aucuns appellent une réaction corporatiste.

 

Le corporatisme ou encore l’esprit de corps n’existe plus depuis bien longtemps dans la magistrature. Il a disparu au fur et à mesure qu’apparaissaient dans notre société l’individualisme et le matérialisme. Aujourd’hui, comme dans toutes les autres communautés professionnelles,  les magistrats ont plus souvent tendance à se détester qu’à s’aimer, au mieux, à vivre dans une totale indifférence  ; c’est le règne du chacun pour soi, il n’y a plus  de cher collègue, pas même la conscience d’un intérêt commun...Comme dans les autres corps de la société, les solidarités passent désormais par des réseaux, souvent informels, qui ont pour seul objet de faciliter les promotions et les nominations de leurs membres, mais qui ne s’intéressent en aucune façon au corps en tant que tel. 

 

En réalité, le problème est ailleurs. Les conditions de travail des magistrats sont épouvantables. Nombre d’entre eux travaillent à leur domicile car ils n’ont pas de bureaux ou sont entassés à plusieurs dans des locaux insalubres, c’est la règle dans les juridictions parisiennes. Le matériel de travail est octroyé si chichement que les magistrats, depuis longtemps, l’acquièrent sur leurs propres deniers. L’absence de personnel, le travail exécuté le plus souvent dans l’urgence, les audiences anormalement surchargées, l’absence de reconnaissance et de considération, découragent les plus motivés et créent au sein de l’institution judiciaire un profond désarroi qui mine la profession.

 

C’est ce qui explique aujourd’hui la réaction unanime du corps judiciaire.

 

Il convient alors à tout prix de se garder, par la répétition de paroles mal comprises, de malentendus ou de débats à grand spectacle comme ce fut le cas pour l’affaire d’Outreau, de laisser croître le malaise et  de créer en plus une impression d’insécurité juridique auprès des citoyens. On affaiblit ainsi l’institution judiciaire qui aura de plus en plus de mal à jouer son rôle, lorsque jour après jour, on donne le sentiment que les juges sont mis au pilori, par ceux qui sont chargés de les protéger dans leur indépendance et dans l’exercice serein de leur mission.    

 

On assiste ainsi, au déplorable spectacle d’un affrontement entre des hommes politiques, mettant en cause, à tort ou à raison, à l’occasion de drames, la responsabilité des juges, et des juges qui répliquent en imputant aux politiques les défaillances qui leurs sont reprochées.

 

Or, la délinquance ne trouve son terreau ni dans la carence des juges ni dans celle des responsables politiques qui n’auraient pas su ou pu prendre en compte les problèmes des individus ou des délinquants.  

 

Quel que soit le nombre de juges et de personnels dont disposeraient les services d’application des peines, on ne pourra jamais suivre pendant toute leur existence tous les délinquants, qu’ils soient ou non récidivistes, non plus qu’il existera un jour une société idéale où l’homme devenu bon ne commettra plus de méfaits grâce à une politique elle-même idéale, conduite par des dirigeants avisés.

 

L’essentiel du problème se trouve situé au niveau de la peine. La peine doit être la contrepartie d’un manquement social. Elle doit suivre la gravité de l’infraction, non seulement dans les textes mais aussi au niveau du prononcé. L’excuse ou les circonstances de l’acte ne doivent pouvoir atténuer la sanction que dans une mesure qu’il convient de fixer et qui ne doit pas pouvoir aller au-delà d’un certain quantum. En aucune façon on ne doit pouvoir exonérer son auteur de toute peine réelle minimum, en rapport avec la gravité de l’acte commis, par le jeu de circonstances ou d’excuses atténuantes.

 

Dans l’affaire ERIGNAC, les avocats interrogeaient ainsi la Cour d’Assises Spéciale : « pourquoi voudriez vous que des gens parfaitement intégrés dans la société, agriculteurs, commerçants, enseignants, commettent  un tel acte, s’ils n’avaient pas eu  de justes et bonnes raisons de le commettre ? »

 

La boucle est bouclée ! On en arrive ainsi à un point où c’est l’acte délictueux lui-même qui en justifie la commission. Cette théorie tend à faire son chemin. Tout acte délictueux trouve  en quelque sorte sa justification dans le seul fait qu’il a été commis… 

 

On ne peut plus poursuivre sur une voie qui consiste à considérer que le criminel n’est que la  victime d’une société criminogène, tandis que la victime dudit criminel ne peut qu’assumer le risque de vivre dans cette société.         

 

On comprend qu’il est urgent de revenir à la notion de responsabilité individuelle et de mieux prendre en compte deux fonctions essentielles de la peine, son caractère afflictif et  son exemplarité.

 

                                                                                                                Gérard PANCRAZI

 

                                                                                                                                                                                                                                                             

                                                

                                                                                             

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