Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 22:59

La police peut effectuer des contrôles pour prévenir des atteintes à l’ordre public, ou dans le cadre de la recherche ou de la poursuite d’infractions ou de leurs auteurs.

La personne contrôlée a l’obligation de justifier de son identité et si elle est de nationalité étrangère, elle doit établir la régularité de son séjour en France.

Il apparaît au regard de diverses sources, que la grande majorité des contrôles s’effectue auprès de jeunes, plus particulièrement chez ceux qui sont de types magrébins et africains. Certains d’entre eux seraient contrôlés plusieurs fois par jour et le gouvernement vient de décider, comme c’est déjà le cas aux Etats-Unis et en Angleterre, avec plus ou moins de bonheur, de prévoir qu’en cas de contrôle d’identité, il sera remis à la personne qui en est l’objet un récépissé sur lequel figurera son identité, ainsi que le nom du policier concerné et son matricule.

Les syndicats de policiers voient dans ce formalisme qui leur est imposé, une suspicion à l’endroit des forces de police, soupçonnées d’effectuer des contrôles sur un fondement raciste.  

Afin d’éviter le malaise qui risque d’envahir des policiers qui exercent leurs fonctions dans des conditions souvent très difficiles, et qui se voient contraints de justifier un contrôle somme toute banal, auquel chaque citoyen ou résident sur le territoire français doit se soumettre de bonne grâce, il aurait été préférable de diligenter préalablement une d’enquête, comprenant des membres des corps d’inspection de l’administration centrale de policiers et de magistrats, auxquels auraient été adjoints des représentants des mouvements associatifs intéressés.

La mission d’enquête aurait eu pour objet d’établir la réalité du problème avec une plus grande précision, de rechercher les moyens de mettre fin aux manquements s’ils existent et de proposer des mesures comme par exemple l’enseignement de méthodes de contrôles.

Dire qu’une personne puisse en arriver à être contrôlée jusqu’à dix fois par jour et même plus doit être vérifié comme doit être recherché si une catégorie de personnes est  plus particulièrement contrôlée et pourquoi.

Une telle enquête, contradictoirement établie entre toutes les parties, rendrait la mesure acceptable pour les forces de police et rassurerait les personnes s’estimant discriminées.

Pour ce qui est de la décision qui vient d’être prise, la délivrance d’une attestation à chaque contrôle ne paraît pas devoir être la meilleure solution. Elle va occasionner pour les forces de police un surcroit de travail qui viendra s’ajouter à la démotivation résultant de ce qu’elles considèrent être une défiance à leur endroit. Le résultat inévitable sera la diminution des contrôles et c’est d’ailleurs à raison de cette difficulté que la Grande Bretagne est revenue sur cette mesure.

Enfin, on peut se demander si cette procédure sera véritablement efficace. En quoi la production d’une attestation de contrôle, plus qu’une pièce d’identité, serait-elle moins préjudiciable moralement pour la personne contrôlée. Ce qui est en cause c’est le fait que la personne ait été choisie pour être interpellée. Produire une attestation sur laquelle figurera son identité, plutôt qu’une pièce d’identité, ne change rien à l’affaire. Et qu’elle sera alors la durée de validité de l’attestation ?

On peut imaginer de plus, qu’une attestation ne comportant bien sûr pas la photo de son bénéficiaire, permettra toutes les fraudes, en particulier leur cession  par ceux qui disposent de pièces d’identité, au profit de ceux qui n’en ont pas, comme l’établissement de fausses attestations, ce qui paraît devoir être assez facile à réaliser.

Ainsi, et en cas de doute, la police, pour vérifier si l’identité figurant sur l’attestation produite correspond bien à l’identité de l’intéressé, lui demandera de présenter ses  papiers d’identité, et on peut se demander si on n’en n’est pas arrivé à créer de la sorte, un contrôle d’identité supplémentaire…

Par gpancraz
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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 21:58

 

Ceux qui ont vu ce lundi de pentecôte sur BFM télé, le débat entre Christian JACOB et Marine LE PEN, ont été édifiés sur l’incohérence dans laquelle se trouve l’UMP.

 

Christian JACOB, qui rejette avec la dernière des énergies le Front National et qui approuve sans ambages le vote de l’UMP pour un socialiste, en cas de duel avec le parti de Marine LE PEN, reproche dans le même temps à cette dernière d’avoir contribué à faire battre Nicolas SARKOZY et de demander à ses candidats de se maintenir au second tour des législatives.

 

Cette totale confusion dans la ligne adoptée par l’UMP, résulte de l’existence en son sein de deux courants inconciliables, que l’on cherche à tout prix à faire coexister.

 

Le premier  républicain, issu en particulier  de la pensée de Philippe SEGUIN. Il se veut être celui d’une droite sociale et tolérante, fondée sur le rassemblement.    

 

Il a été incarné dans la période récente par Jacques CHIRAC qui fit rapidement le choix du rassemblement républicain dans lequel toute une partie de la gauche modérée a pu se reconnaître à au moins deux occasions. Une première fois en 1995 avec le thème de la fracture sociale, une deuxième fois en 2002, lorsque Jacques CHIRAC rassembla sur son nom, sans la moindre réserve, la droite et la gauche, pour se faire élire à la présidence de la République avec un score sans précédent. 

 

Le second courant qui traverse l’UMP, est celui d’une droite classique, sécuritaire et libérale, sur laquelle Nicolas SARKOZY a  fondé sa doctrine et sa stratégie politique.

 

Inventeur de la droite décomplexée, Nicolas SARKOZY s’est engagé dans une politique marquée par la division, adoptant nombre des thèmes de l’extrême droite, à travers le refus du communautarisme et de l’assistanat, ce qui lui permit, en 2007, selon l’expression unanimement reprise par les commentateurs, de « siphonner les voix du Front National ».

 

2012 fut le point culminant de cette politique. La stigmatisation devait atteindre les couches les plus fragiles de la société, immigrés, chômeurs, assistés. Les travailleurs étaient opposés entre eux, entre  vrais et faux travailleurs.  Nicolas SARKOZY en était même arrivé à contester la légitimité des syndicats, obligeant le Premier ministre, en pleine campagne électorale à manifester son désaccord avec cette position.

 

On ne voyait plus alors très bien ce qui opposait le Front National et ce courant de l’UMP, et si la droite républicaine n’avait pas fait preuve d’une particulière vigilance, on peut penser que Nicolas SARKOZY aurait passé le pas et aurait offert de s’allier avec le Front National ainsi que le lui demandait une large majorité de son électorat.

 

Cela aurait été dans la logique des choses.  

 

En l’absence d’accord avec le Front National, Nicolas SARKOZY, a été conduit à épouser son idéologie pour ramener à lui ses électeurs. François MITTERRAND et François HOLLANDE n’eurent pas ce handicap. Les électeurs de la gauche extrême et les écologistes venant à eux sur de simples accords d’états-majors ou « pour barrer la route à la droite ».

 

Nicolas SARKOZY disparu, le problème demeure entier.

 

On aurait pu penser que l’UMP reviendrait à une politique de rassemblement républicain, mais rien n’est moins sûr.

 

Jean-François COPE a pris comme slogan de campagne « Choisissons la France ». Slogan ambigu qui aurait pu être adopté par le Front National. Le secrétaire général de l’UMP l’a justifié par les nombreux drapeaux étrangers, en particulier maghrébins, brandis à la Bastille le soir du 6 mai, par des immigrés ayant la double nationalité.

 

C’est un signe qui montre que Jean-François COPE risque d’entraîner à nouveau son mouvement dans une politique de droite, qui s’aliène les électeurs modérés du centre, sans avoir ceux de l’extrême droite.      

 

La bataille est désormais engagée. Il n’y a pas entre Jean-François COPE et François FILLON qu’une bataille d’égos. Il y a deux politiques fondamentalement distinctes.

 

Le courant droitier de l’UMP, conduit par Jean-François COPE, qui ne pourra échapper à une alliance avec le Front National s’il persiste sur cette voie.

 

La droite sociale celle de Philippe SEGUIN, dont François FILLON assume la filiation et qui refermerait la parenthèse du sarkozisme.

 

     

Par gpancraz
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 13:28

Depuis que le monde est monde, des êtres de sexes différents s’accouplent et perpétuent ainsi  l’espèce humaine. 

 

Dans le souci de réguler et de moraliser ces relations, la religion a instauré le mariage, qui a été repris plus tard par l’Etat civil. Un homme et une femme décident de vivre ensemble et de se soumettre à un statut comprenant des droits et des obligations, qui va régir leur union.  

 

Dans le mariage, au sens classique du terme, ce statut a pour fondement principal la procréation. La relation sexuelle se trouvant par la même au centre de l’institution.

 

Ceci est tellement vrai, que l’une des rares possibilités qui peut conduire à l’annulation d’un mariage, c'est-à-dire qui peut conduire l’autorité publique à constater que le mariage n’a jamais existé, se trouve dans la preuve de l’absence de relations sexuelles entre les époux.

 

On parle aussi de mariage « blanc », lorsque cette condition fait défaut.

 

Chez les catholiques, qui ne reconnaissent pas le divorce, l’annulation du mariage peut dans certains cas très restrictifs être prononcée, à condition aussi qu’il n’ait pas été consommé.

 

L’accomplissement de l’acte sexuel est si essentiel chez les époux, que le fait pour l’un d’eux de ne plus accepter d’y satisfaire, peut être sanctionné par le divorce et même comme on l’a vu encore récemment devant la Cour d’appel d’Aix en Provence, par  une condamnation de l’époux défaillant à des dommages et intérêts, sauf bien évidemment si son manquement est justifié, par la maladie par exemple.

 

Pendant longtemps, l’adultère de la femme était même sanctionné pénalement, à raison de la confusion de paternité,  que son comportement pouvait entrainer. L’obligation de fidélité, qui résulte de l’obligation sexuelle,  n’est donc pas qu’une notion morale.  

 

Aujourd’hui, des hommes et des femmes revendiquent en France le bénéfice du statut du mariage, au nom de l’égalité des droits qui doit exister entre deux êtres qui s’aiment quelques soient leurs sexes. Le candidat HOLLANDE les a entendus. Avec son élection, une loi autorisera très bientôt deux personnes de même sexe à se marier, comme c’est déjà le cas dans plusieurs pays de l’Union Européenne.

 

La conséquence en est que l’obligation sexuelle, qui ne peut avoir aux yeux de la puissance publique d’autre fondement que la procréation, disparaît ipso facto du mariage.

 

Le mariage entre deux personnes de même sexe, ne pourrait en effet conduire la puissance publique à s’intéresser aux relations charnelles qui pourraient exister entre elles. Cela fait parti de l’intime. Dès lors que la notion reproductive de l’être n’est pas en cause, la personne publique n’a pas à s’en mêler.

 

Il lui serait d’ailleurs impossible de régir la sexualité des homosexuels et de dire à partir de quel acte on pourrait considérer qu’il y a eu relation sexuelle. Ainsi, on ne pourrait pas annuler un mariage entre homosexuels à raison de l’absence de relations charnelles.

 

Gommer le fondement traditionnel du mariage, qui existe depuis que l’institution a été créée aussi loin que l’on remonte, va bouleverser l’institution mariage, au point de la faire disparaître.

 

Il ne serait ainsi plus possible d’interdire à deux personnes de se marier, pour cause d’inceste ou d’adultère, dans la mesure où l’obligation sexuelle a disparu du mariage.  

 

Pourquoi interdire à un frère et à une sœur de vivre ensemble et de faire gérer leurs relations patrimoniales par l’institution mariage ?

 

Et allant plus loin encore,  pourquoi interdire à un homme ou à une femme,  qui aime plusieurs femmes ou/et plusieurs hommes, de vivre ensemble en adoptant les règles de vie commune prévues à cet égard puisque l’idée de sexualité qui relève de la liberté des gens, a disparu du mariage. Il s’agirait alors d’une sorte de société matrimoniale qui gèrerait la vie matérielle de plusieurs personnes qui ont décidé d’une vie commune, dans un cadre de solidarité.

 

Sauf bien évidemment, la limite de l’ordre public et des bonnes mœurs, qui conduit l’autorité publique à sanctionner pénalement tout manquement qui en relève, mais qui existe en dehors de toute notion de mariage.

 

Pour la rupture du lien matrimonial, en droit, les contrats à durée indéterminée, pouvant toujours être résiliés par l’une ou l’autre des parties, rien ne devra pouvoir s’opposer à ce que les époux ou l’un d’eux mette fin à une relation qui n’est plus pour l’essentiel que patrimoniale.

 

Le mariage n’étant plus nécessaire pour mettre à la charge des époux des obligations personnelles comme celles qui existaient dans le mariage traditionnel  (l’aide mutuelle et matérielle, et l’obligation de cohabitation se trouvant incluses dans le PACS), le mariage n’a plus de raison d’être.

 

Il suffira pour les époux de déclarer leur vie commune, avec pour conséquence leur adhésion à un statut patrimonial type qui s’appliquera à eux pour résoudre les problèmes engendrés par cette vie commune. S’ils le souhaitent, ils pourront demander à un notaire d’individualiser leur besoin, en fonction de leur situation particulière.

 

La demande de mariage des couples homosexuels apparaît plus comme une demande de reconnaissance sociale, dont ils furent si longtemps privés, que comme une nécessité juridique.

 

Un contrat tel que le PACS devrait suffire à gérer la vie patrimoniale de ceux qui ont décidé de vivre ensemble de façon permanente, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels. Demeurera pour les croyants, le mariage religieux qui régira leur relation personnelle (fidélité, assistance, cohabitation) avec, en cas de manquement, la seule sanction divine.

Par gpancraz
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 08:41

Alors que tout le monde était « sur son 31 », costume sombre, cravate unie et chemise blanche pour les hommes, veste-pantalon ou tailleur pour les femmes, avec toutes sortes de compositions possibles dans la longueur et dans la couleur,  Cécile DUFLOT, pour le premier Conseil des ministres de la présidence de François HOLLANDE, s’est présentée en jean délavé, avec une veste qu’elle avait du mal à boutonner.

 

Faire dans la provocation ou choquer gratuitement, contrairement à ce que l’on pourrait supposer, n’est pas dans sa ligne.

 

Cécile DUFLOT est trop fine politique pour se laisser aller à ces enfantillages. Elle ne fait rien pour rien. Son ascension fulgurante au sein des verts, auxquels elle adhère en 2001 le démontre. Elle a alors 26 ans. Deux années plus tard, elle entre au Collège exécutif et met seulement trois ans pour accéder au poste de Secrétaire nationale auquel elle est élue en 2006.

 

Voir en Cécile DUFLOT, une jeune écolo, sympa, idéaliste et par la même un peu candide, serait commettre une grave erreur. En tout cas, elle n’est  pas que cela. Derrière cette jeune femme au style « adolescente branchée », se trouve un stratège redoutable, qui sait avec précision où elle va. Elle pige vite, très vite, elle calcule à la perfection et on l’a vu  s’élever irrésistiblement dans son ascension vers le pouvoir, sans avoir à ce jour commis la moindre erreur.

 

A la faveur des élections européennes de 2009, qui vit Daniel Cohn-Bendit conduire une liste regroupant l’ensemble des écologises sous la bannière « Europe Ecologie » (16% des voix, 14 députés), elle a participé activement au regroupement du mouvement sous le sigle EELV dont elle devient la secrétaire générale.

 

Nous sommes en 2010. Neuf années seulement après son adhésion au mouvement des verts, la messe est dite. A 35 ans, sans réseaux, sans club de réflexion, sans le moindre support, Cécile DUFLOT tient une partie du jeu de la politique française entre ses mains. Elle devient incontournable pour les échéances à venir.

 

Elle va alors écarter avec aisance les quelques obstacles qui se dressent encore devant elle. S’est posé tout d’abord le problème de la présidentielle. Cécile DUFLOT a mieux compris que Daniel Cohn Bendit qu’en politique le rapport de force doit être permanent,  présent et non futur, réel et non éventuel. Elle en a déduit qu’EELV devait présenter un candidat pour mettre la pression et négocier dans les meilleures conditions. Elle en a donc fait admettre le principe, contre l’avis des « éléphants » du parti.

 

La logique eut voulu alors que ce soit elle qui devienne  la candidate d’EELV à la présidentielle. Dans tous les autres partis, on se bat comme des chiens pour obtenir l’investiture. Mais Cécile DUFLOT a bien évalué la situation. Ce type d’épreuve comporte toujours un risque, Lipietz n’en est jamais revenu. De plus et surtout, il n’est jamais simple de faire la campagne attendue par  les militants, avec un programme qui s’oppose sur l’essentiel, avec celui du candidat sous l’autorité duquel on a vocation à gouverner.

 

Il lui faudra donc trouver un candidat. Mais un candidat qui devra répondre à deux critères. Il ne faudra pas qu’il puisse se servir de sa candidature comme d’un tremplin. La campagne qu’il conduira, ne devra pas avoir pour résultat de lui permettre de s’imposer dans le mouvement.  En un mot comme en mille, il ne devra pas être un futur concurrent. Le score importe peu. Le problème n’est absolument pas là. Les écolos en ont vu d’autres...

 

Il en est immédiatement résulté que Nicolas HULOT ne pouvait être ce candidat. Trop de charisme, trop de talent, trop écolo, trop populaire et donc  trop dangereux.

 

Eva Joly s’est alors immédiatement imposée à son esprit comme une évidence. Elle présente tous les avantages. Elle n’est dans le mouvement que de fraîche date, elle n’y a aucune implantation, elle y est même isolée. Son look kitch-rétro, comme son éloquence très atypique ne fera courir aucun risque à la responsable d’EELV. Eva JOLY a un autre avantage, elle correspond à l’image décalée des écolos, elle passera donc comme une lettre à la poste.

 

Eva en orbite au début de l’été 2011, Cécile va négocier dès l’automne, tout à son aise, ses mandats de députés.

 

Du jamais vu. Soixante circonscriptions. La plus belle, la sienne, la 6e circonscription de Paris. La titulaire du mandat, une socialiste, qui avait été élue en 2007 avec 69% des voix. Du gâteau. Petit problème cependant, elle devra l’en évincer et se mettre en contradiction flagrante avec tous ses principes cardinaux qui sont aussi ceux de son mouvement sur les femmes, sur la morale et sur les mœurs en politique.

 

Plus gros problème encore, avec Bertrand DELANOE qui n’a pas compris que la concurrente directe et la plus dangereuse d’Anne HIDALGO désignée pour lui succéder, vienne ainsi chasser sur ses terres avec la bénédiction du parti socialiste.

 

Mais ce serait mal connaître Cécile DUFLOT que de penser qu’elle allait laisser pourrir une telle situation. Sans désemparer, elle obtient l’accord de celle dont elle a « usurpé » l’investiture et qui menaçait de se présenter contre elle, en lui offrant la suppléance. Elle lui  explique qu’elles seraient toutes les deux perdantes à se battre l’une contre l’autre, alors qu’il était acquis qu’elle-même aurait très certainement un poste ministériel et que de suppléante, elle redeviendrait titulaire. Cette dernière soulagée, et ravie d’obtenir sans le moindre effort le renouvellement de son mandat -Cécile DUFLOT se chargeant de tout-  accepte le deal avec une joie non dissimulée. A plus de 60 ans, Danielle Hoffman-Rispal ne se voyait pas partir en guerre contre le PS et les écolos à la fois.   

 

Ici encore Cécile DUFLOT a joué finement. La seule façon de régler ce problème aigu au sein de la gauche, sera pour le nouveau président d’en faire une ministre. Elle a évité les autres choix toujours possibles. Au sein d’EELV, une dizaines de candidatures s’étaient manifestées, avec des profils tout à fait compatibles et l’on n’aurait pas pu exclure un dérapage de dernière minute. Quant à Bertrand,  pour le calmer, il suffira de la maintenir au gouvernement le plus longtemps possible...

 

Tout va alors aller très vite. Elle a fait voter à 74% le principe de la participation du mouvement au gouvernement. Et pour mieux se faire comprendre s’il en était encore besoin, elle a déclaré qu’elle démissionnerait du secrétariat général d’EELV d’ici le mois de juin.

 

Restait pour Cécile DUFLOT deux problèmes. La compatibilité du programme de son mouvement avec celui du gouvernement et sa personnalité écolo qui a fait son succès. Le premier problème a été réglé en exigeant qu’elle n‘ait pas le ministère chargé de mettre en œuvre la politique pour lequel son parti se bat depuis plusieurs décennies, le second l’a été en pensant, le matin du conseil des ministres,  à enfiler son jean fétiche. On n’a plus vu que cela, le reste est passé à la trappe.

 

Maintenant c’est le train-train. Elle a prorogé de 10 jours l’hébergement d’urgence ; le seuil des logements sociaux obligatoire pour les communes de plus de 3500 habitants passera de 20 à 25 % ; elle parle d’encadrer les loyers… Toutes promesses du candidat HOLLANDE…

 

Une autre question commence à trotter dans l’esprit de nombreux observateurs, certainement ses opposants. Et  si en réalité le jean de Cécile DUFLOT n’avait  été que le cache-sexe de ses ambitions ?      

Par gpancraz
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 13:52

 

Tout le monde connaît Louis NICOLLIN, personnage hors du commun et hors du temps qui exerce ses activités de collecteur d’ordures ménagères et de président d’un club de football, du côté de Montpellier.

 

Sexagénaire à l’embonpoint tout rabelaisien, fantasque et truculent, il ne laisse personne indifférent. Quand on l’interroge, il aime à décliner sa profession en « videur de poubelles ». Le football est sa passion, auquel il aura tout donné, son énergie, sa fortune et même sa santé. Son équipe sans star et au budget cinq fois inférieur à celui d’un club comme le Paris Saint Germain, vient de l’emporter sur les grosses cylindrées du championnat de France.

 

Avec sa verve à la Raimu, il semble sorti tout droit d’un film de l’entre deux guerres. Beaucoup le trouvent vulgaire et discourtois. Les autres, en tous cas ceux qui le connaissent, savent que derrière cette exubérance et ce lyrisme qui paraissent déplacés, d’aucuns disent même sordide, se trouve un homme de cœur, sensible, proche des autres, au contact facile et à la joie communicative.

 

Il entre comme il se doit dans des colères excessives qui dépassent souvent la réalité profonde de ce qu’il ressent vraiment, mais devenu homme de spectacle, il lui faut à chaque fois en faire un peu plus.

 

Son vocabulaire est fleuri, ses dérapages nombreux, il se complait dans le style gros macho mâle, qui l’a conduit à être suspendu de ses activités sportives pour des propos déplacés envers un joueur qu’il ne trouvait pas suffisamment viril.

 

C’est une autre époque, un autre monde qui s’éteint, l’un des derniers spécimens de ce que fut la France avec ses bons et ses mauvais côtés.

 

A la question qui lui a été posée sur ce qu’il allait faire maintenant qu’il vient de gagner le championnat de France de football, il a répondu en toute simplicité qu’il allait se faire couper les cheveux...

 

Non  pas comme il est devenu de mode dans ce type de situation, en se faisant raser la tête, non, lui  a décidé de se faire faire une crête d’indien !

 

Loulou NICOLLIN à n’en pas douter, nous étonnera toujours. Mais pour une fois, pas tant que cela. Il sera bien ainsi le dernier des mohicans.     

Par gpancraz
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