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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 06:41

 

Si j’avais écrit mon billet sur Valérie TRIERWEILER la semaine dernière, j’aurais dû assortir mon titre d’un astérisque pour indiquer qui elle est. Je ne veux certainement pas être désobligeant avec cette journaliste, mais outre que je ne lis que rarement PARIS- MATCH, je ne connaissais pas la chaîne de télévision Direct 8 et je dois avouer que je n’avais jamais entendu parler de son émission « Politiquement parlant », malgré l’engagement qu’elle a pris, je viens de l’apprendre, de ne pas y interviewer son compagnon, François HOLLANDE.

 

Présidentielles aidant et au train où vont les choses, elle aurait certainement fini par acquérir la notoriété, conférée aux « épouses » d’hommes politiques célèbres et plus encore en l’espèce, si elle devenait la première « compagne de France » de notre histoire.

 

Mais franchement, cela est presque désobligeant de ne pouvoir briller au firmament des célébrités que par la grâce de son compagnon. Si l’Express n’était intervenu, son rôle se serait limité à celui de « compagne » ce qui est assez frustrant pour une femme qui ne manque pas d’ambition : chargée en 2004 de  suivre le parti socialiste, elle suivit François HOLLANDE, ce qui montre que Valérie TRIERWEILER ne manque pas de perspicacité et qu’il est fort peu probable qu’elle ait eu l’intention de s’en tenir à un rôle de suiveuse perpétuelle.

 

L’affaire de la fiche de police, permet d’établir que  Valérie TRIERWEILER existe désormais de par elle-même, qu’elle a une vie propre et qu’elle a peut-être des choses intéressantes à nous faire connaître, au-delà de son compagnonnage avec le favori des élections primaires.

 

Avec cette affaire, elle devance son compagnon dans tous les journaux, celui ci étant relégué au rang de commentateur de l’évènement. Son visage apparaît sur tous les écrans, « Politiquement parlant »  ne sera plus une émission confidentielle et pour « Direct 8 », il y aura un avant et un après 4 octobre.

 

Le compagnon lui aussi va percevoir les fruits de cette fiche, qu’elle ait ou non existé. A une semaine des primaires, les jeux sont loin d’être faits. Il peut y avoir un second tour, dont on dit qu’il pourrait être incertain pour François HOLLANDE. Il ne pourrait compter sur le soutien de son ex compagne, et moins encore désormais, et il se heurterait à une  Martine AUBRY qui a montré sa particulière dextérité dans le jeu des combinaisons et des alliances. C’est dire combien il est impératif pour le compagnon de Valérie TRIERWEILER, de passer au premier tour.

 

François HOLLANDE pourrait-il alors profiter de la sottise de quelques policiers zélés, à moins que comme pour l’affaire DSK, ce soit la « divine providence » qui vienne donner le petit coup de pouce qui fait la différence ?

 

Je ne savais pas encore si j’irais voter aux primaires du Parti socialiste, mais là je n’ai plus aucune hésitation et je peux vous dire que c’est à François HOLLANDE que mon suffrage ira.

Oui, je veux absolument savoir  comment il passera la dernière épreuve.

 

Si j’avais un conseil à donner à la divine providence, c’est de s’orienter sur les écoutes téléphoniques. Chaque jour des millions de personnes en France qui passent des dizaines de millions de communications téléphoniques et qui se sentiraient espionnées…

 

Je lis déjà les titres de la presse : « Le compagnon de Valérie TRIERWEILER sur écoute téléphonique ! » gpancrazi.over-blog.com/

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 06:59

Le billet d’Eric SEYDOUX   

 

Jean-Louis BORLOO qui a eu tous les prix de premier second rôle attribués par tous les festivals de la planète France, a renoncé à se présenter à l’élection présidentielle de 2012.

 

Il l’a annoncé ce dimanche 2 octobre au 20 heures de TF1 par surprise, même si cela n’en est pas vraiment une. Il dit s’être rendu compte de l’éclatement des centres et de ne pas vouloir ajouter à la confusion. Des motivations elle mêmes confuses, conformes à un Jean-Louis BORLOO qui n’a jamais brillé par une très grande clarté, pas plus que sur la direction qu’il compte désormais donner à son mouvement, préférant une fois de plus demeurer dans le flou.

 

On se rappelle qu’il avait donné le top départ de sa précampagne sur Antenne 2, le jour même de son anniversaire, le 7 avril 2011, alors qu’Arlette CHABOT « fêtait » son départ d’antenne 2. Il lui avait offert en cadeau, ce  magnifique scoop : « c’est  oui, certainement ! ».

 

Régulièrement, lui-même et ses proches annonçaient qu’il se préparait à cette épreuve avec détermination.

 

Les instituts de sondage avaient alors mis en place l’hypothèse BORLOO, même s’il se plaisait à dire que sa décision n’était pas encore prise.

 

Peut-être attendait-il les résultats de ces enquêtes pour se déterminer définitivement.

 

Ou peut-être et plus sûrement, s’agissait-il d’un coup de bluff pour se relancer politiquement après son départ du gouvernement, réunissant par la même autour de lui les évincés du sarkozysme, et afin de pouvoir, une fois encore, « peser le moment venu », selon la formule consacrée.  

 

Car se présenter à l’élection présidentielle l’aurait conduit à se découvrir, à faire campagne et il n’est pas du tout sûr que l’épreuve lui aurait été profitable.

 

Il n’ignore pas le travail qu’il convient de fournir pour intervenir à ce niveau de la politique. Il sait qu’il n’aurait pas pu se contenter d’énoncer quelques généralités, quelques banalités, ainsi qu’il en a le secret et que sa bonne bouille copain-copain n’y aurait pas suffi.

 

Il semble, en réalité, que nous ayons à faire à un dilettante habile, bien conscient de ses limites.

 

Ses prestations sont souvent décevantes. Il s’était fait lamentablement piéger, sur la TVA sociale, par Laurent FABIUS à la veille du second tour des législatives de 2007, et nombre de députés de la majorité présidentielle savent qu’ils lui doivent leur non élection. Le Grenelle de l’environnement a été un grand Barnum médiatico-politique, comprenant un catalogue de mesures glanées ci et là, qui n’avait pas permis de dire que l’homme avait une vrai envergure politique. 

 

Jean-Louis BORLOO a une réputation surfaite. On ne lui connaît pas de grandes productions politiques.

 

On se souvient qu’après avoir créé l’Alliance des Centres, dont il avait réuni les militants et les responsables dans un pique-nique médiatisé le dimanche 26 juin à Epinay, il avait été interrogé sur  i télé par plusieurs journalistes durant une heure. C’était à l’évidence l’occasion de développer ses idées, une ébauche de programme, de montrer qu’il avait une dimension d’homme d’Etat, qu’il pouvait être à l’origine d’une grande aventure politique.

 

Or tous ceux qui ont regardé l’émission se souviennent d’une prestation médiocre, dont l’impréparation était évidente, ne finissant pas ses phrases, ne paraissant pas savoir où il allait, on l’a vu bafouiller, s’embrouiller, feindre l’énervement d’avoir à répondre à des questions évidentes qui n’appellent pas de réponse, prétendant tout régler avec des théories fumeuses qui frisaient la discussion de bistro*  

 

On a pu alors se demander comment cet homme, si ce n’est ce besoin pour chaque majorité d’instiller en son sein un brin de « radicalisme », a pu  demeurer ministre de 2002 à 2010 sans interruption, ce qui est une performance très peu égalée.

 

Jean-Louis BORLOO est en effet toujours apparu comme un vrai radical, au sens du parti Radical. Il sait attendre pour se déterminer. Edgar FAURE, le plus célèbre d’entre eux, ne se plaisait-il pas à dire que ce n’était  pas la girouette qui tournait mais le vent ?

 

Que compte -t-il faire maintenant avec ceux qu’il a ralliés à lui ? Certainement une fois de plus attendre de voir comment tout cela va évoluer ? Ce serait alors sa dernière imposture. gpancrazi.over-blog.com/

 

* Voir sur ce blog notre billet « je n’aime pas ce BORLOO là, voilà !  » (11/07/2011)

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 20:00

Le prince Jean Loup s’en est allé !

Ecarté de la Cour pour bouderie réitérée, il en conçut bien du ressentiment et on lui prêta  le lourd dessein de vouloir s’en aller guerroyer sur les terres du Roy de France, en vue de lui ravir son trône. Il s’en défendait vaillamment, et  lorsqu’on le questionna, il assura qu’ayant juré fidélité à son souverain il ne s’en dédierait point. Il se murmurait pourtant dans les seigneuries et les abbayes d’alentour que Jean loup de Valenciennes, surnommé ainsi car connu comme loup blanc, s’était fait ravir, à la suite de moult tromperies et embrouilles, la place de grand connétable, pourtant promise par Nicolas  l’Intrépide. Il se murmurait aussi, mais beaucoup plus bas encore, qu’il  n’en décolérait point et n’hésitait plus, par la même, à exprimer en aparté son désaccord avec l’impôt qui écrasait les gueux, pendant que les seigneurs en étaient exempts.

 

Le projet était hardi, l’idée généreuse et somme toute assez juste, pourtant il ne se trouva que quelques chevaliers errants pour le suivre : Jean-Marie le Preux, et ne fallait-il pas l’être pour se lancer dans pareille aventure ; les frères Hervé qui selon de mauvaises langues ne l’étaient point et une jeune femme de couleur, ancienne esclave à ce qu’elle se plaisait à raconter elle-même sur les places et marchés, ce qui la rendit un temps populaire auprès du petit peuple des bourgs et des villages. Pourvu d’un pareil équipage, Jean loup fourbissait ses armes, partout où il passait, mais sans jamais les brandir. Des savants furent alors requis pour réfléchir sur son stratagème, Sire Alain et Sire Eric furent dépêchés dans ses environs et bien que d’idées fort opposées, ils s’accordèrent pour n’y voir que forfanterie, hâblerie et fanfaronnades de nul intérêt. L’Intrépide favorisa leur avis au détriment de celui de ses conseillers et des médisants.

 

Il fut vrai que si certains à la Cour le disaient ambitieux, tous le désignaient comme  maniganceur, mais trop poltron pour se risquer à pareille aventure. Maniganceur il le fut sans le moindre conteste, seul lui avait pu pendant huit années entières se maintenir au conseil du Roi, tant de Jaques I, que de Jaques II, que de Nicolas I, avec des chanceliers d’humeurs aussi divergentes que Jean-Pierre le Gros, Dominique le Bellâtre, et  François l’Ombrageux qui pourtant ne le portaient pas dans son cœur. Il adhéra au parti du roi puis s’en exclut lui-même suivant en cela l’exemple du Bellâtre. Bref, il  intriguait son monde, étant lui-même intrigant, mais il en resta à l’intrigue. Jamais il ne se décida  à provoquer son Roy sur le Mont Elysée comme le voulait la coutume. Il disparut un soir d'octobre 1011 et ne demeura plus que dans quelques comptines qui le long de Seine, firent l’affaire des amuseurs publics et des libraires, dont la plus fameuse fut : « Tra  la la si vous saviez, le prince Jean Loup s’en est allé… » gpancrazi.over-blog.com/      

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 06:21

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

Lors de l’émission « On n’est pas couché » du samedi 24 octobre, Gérard DARMON a lancé contre l’avocat Gilbert COLLARD une attaque d’une violence inouïe. Expliquant à son voisin qui était l’homme apparu en photo à l’écran, Gérard DARMON a dit : « C’est un avocat… Il est légèrement à droite d’Hitler au niveau des idées. Il a rejoint le Front National il n’y a pas si longtemps que ça. Voilà, c’est un petit con. »

 

Bien qu’il ne soit pas membre du Front National et qu’il ait indiqué qu’il n’accepterait aucune atteinte raciste ou antisémite, le célèbre avocat paie au prix fort sa présidence du comité de soutien à Marine Le PEN pour l’élection présidentielle de 2012. Gérard DARMON qui ne s’est peut-être pas rendu compte de la gravité de l’attaque qu’il a portée, a commis une erreur. Il s’est très certainement laissé emporté par le lieu commun des artistes qui passent dans ce type d’émissions et qui à peu de frais, c'est-à-dire sans avoir besoin de faire beaucoup d’efforts intellectuels, se taillent un beau succès devant un public acquis à leur cause.

 

Il y a une forme de lâcheté à porter de pareilles attaques hors la présence de l’intéressé. C’est trop facile et c’est indigne. J’étais un admirateur inconditionnel de Gérard DARMON, sa petitesse d’esprit m’a déçue. Bernard TAPIE, en son temps, avait eu le courage d’affronter Jean-Marie LE PEN « d’homme à homme ». Chacun sait bien que Gérard DARMON, n’aurait pas eu l’outrance de traiter Gilbert COLLARD de la sorte s’il avait été présent sur le plateau.

 

Même si l’on peut en vouloir à Gilbert COLLARD d’avoir mis sa notoriété et son talent au service de la Présidente du Front National, Gérard DARMON ne s’est pas rendu compte que de la sorte, il en est arrivé à produire l’effet inverse à celui recherché. Il a ainsi réussi à ce que des personnes qui n’en avaient pas les prédispositions, en viennent à défendre Gilbert COLLARD, tant doit être réprouvé une telle bassesse de comportement de la part d’un artiste.     

 

Cette situation résulte de ce que le Front National n’a jamais participé à un gouvernement. Tant que le Front National n’aura pas fait ses preuves dans l’exercice du pouvoir, il pèsera toujours sur lui une présomption de mauvaise foi qui est à l’origine de ses déboires. Il en est le premier responsable, puisqu’au jeu des petites phrases, plus que par ses programmes, Jean-Marie Le Pen a alimenté lui-même le feu de la réprobation, voir de la haine dans laquelle nombre de français se reconnaissent ouvertement. Les partisans du Front National eu mêmes, se gardent de se prévaloir de leur appartenance à ce mouvement tant l’image du Front National risque de les dégrader et l’on ne voit pas très bien quel parti politique pourrait prendre le risque de s’associer, ne serait-ce qu’électoralement à lui, le seul dilemme étant de savoir s’il y aura ou non un front commun gauche-droite pour lui faire barrage.

 

Mais les élections sénatoriales perdues par la droite risquent de changer la donne. Jusqu’alors le Sénat, qui doit approuver tout projet de loi relatif aux élections locales, aurait fait barrage, en cas de majorité de gauche à l’Assemblée Nationale, à toute disposition en faveur du  vote des étrangers dans ces scrutins. Martine AUBRY a dit, après la victoire de la gauche au Sénat, que désormais un tel projet, qui figure dans le programme du parti socialiste, pourrait être adopté en cas de victoire de son parti aux présidentielles.

 

Le Front National y étant farouchement opposé pour des raisons de fond et à raison du préjudice électoral important que cela lui créerait, la question qui vient alors immédiatement à l’esprit est de savoir si aux élections présidentielles, à l’occasion d’un deuxième tour, la présidente du Front National ne trouverait pas là le motif rêvé, pour donner une consigne de vote, qui sous couvert d’opposition à ce projet, reviendrait à faire voter en faveur de Nicolas SARKOZY.

 

Le magnifique fruit qui vient d’être cueilli par la gauche serait-il empoisonné ? D’autant que la campagne risque de se gagner ou de se perdre, sur des sujets de société, plus que de politique économique, dans lesquels, tout le monde l’a bien compris, les Etats membres de l’Union Européenne n’interviennent  plus qu’à la marge.

 

Gilbert COLLARD, qui en 1981 a soutenu la candidature de François MITTERRAND et dont l’objectif est aujourd’hui de participer à l’opération de dédiabolisation de Marine LE PEN, sera-t-il alors, à condition qu'il ne soit pas lui même déjà diabolisé, la passerelle entre l’UMP et le FN ?

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 19:25

Lorsque Jean-Marie LE PEN dirigeait le Front National, son physique de baroudeur, son passé Algérie française, ses dérapages verbaux et ses calembours hasardeux, ne rendaient pas difficile la tâche de ses adversaires, qui le traitaient de fasciste, l’excluant ab initio de la vie politique.

 

Avec sa fille Marine, les choses sont différentes, et ceux qui se contentent de balayer le problème qu’elle représente d’un revers de manche, en affirmant que « Marine LE PEN c’est Jean-Marie LE PEN en femme », prennent un risque politique majeur. Ils se donnent par paresse intellectuelle, une facilité qu’ils risquent de payer fort cher, électoralement parlant.

 

Marine LE PEN est une jeune femme plutôt attrayante, grande, blonde, elle porte aussi bien le jean délavé que le tailleur chic griffé, elle joue de son sourire comme d’une arme pour décontenancer ou pour séduire, elle n’est pas dépourvue d’un certain charme, on la sent à l’aise quel que soit le milieu dans lequel elle se trouve.

 

Elle s’exprime et débat avec aisance, on ne lui connaît aucun dérapage susceptible de la mettre hors jeu. 

 

Mère de famille, elle a connu l’épreuve du divorce comme une majorité de ménages français, ses enfants fréquentent l’école laïque. C’est une femme moderne, pleinement intégrée dans son époque.

 

Concernant les lois relatives aux mœurs de notre société, elle n’a repris à son compte  aucune des thèses passéistes du Front National, en particulier sur l’IVG, ajoutant toutefois qu’elle estimait que les pouvoirs publics devaient tout faire, pour aider les femmes à ne pas être contraintes  d’y recourir.

 

Elle fait partie de ces générations,  qui n’ont pas connu la seconde guerre mondiale, et qui voient dans cette période douloureuse, une page de l’histoire de France, plus qu’une idéologie. Sur ce sujet, elle a immédiatement mis les choses au clair en condamnant, sans la moindre nuance, les atrocités nazies de la seconde guerre mondiale.

 

Elle ne ménage pas les américains dont elle dénonce l’impérialisme. Elle s’oppose à l’Europe de MAASTRICHT, qui dit elle ne répond pas aux aspirations des français…

 

Sa forte personnalité est reconnue, nul n’ignore qu’elle a souvent eu des conflits de fond avec son père, et rien ne permet de penser qu’il puisse l’attirer sur des voies rétrogrades.   

 

Le parti qu’elle dirige demeure pourtant vicié par les soupçons graves de racisme  d’antisémitisme et d’islamophobie, étayés par des condamnations dont a été l’objet son ancien chef.

 

Cela a exclu le Front National de toute possibilité d’accord, avec quelle qu’autre formation politique que ce soit. Il n’a, de la sorte,  jamais pu accéder au pouvoir, sauf quelques exceptions demeurées sans suite ; les forces républicaines de gauche comme de droite, s’unissant contre lui pour s’y opposer.

 

Même si cela paraît anecdotique, Marine LE PEN est aujourd’hui la seule personnalité politique qui est indésirable dans certaines émissions de télévisions, les animateurs Michel DRUCKER et  Laurent RUQUIER assumant ouvertement cette mise à l’écart.

 

Radio J a d’annulé l’invitation qu’elle lui avait adressée pour son émission politique, le CRIF a considéré que cela aurait été « un symbole inacceptable. » Pourtant Marine LE PEN, en déclarant lors d’une interview dans l’hebdomadaire Le Point que « la shoah avait été le summum de la barbarie », ne peut être taxée d’antisémitisme.

 

La CGT a exclu des adhérents du Front National, ce syndicat ayant estimé que leur engagement politique était incompatible avec leur appartenance syndicale.   

 

Suffira-t-il de répéter que Marine LE PEN est raciste et antisémite pour l’empêcher d’accéder au pouvoir ? Suffira-t-il de l’ostraciser pour en être protégé ?

 

Les enquêtes d’opinion montrent que l’on assiste à une dédiabolisation de plus en plus importante du Front National, l’arrivée de Marine LE PEN à la présidence du mouvement ayant accéléré ce phénomène.

 

Les observateurs s’accordent pour dire que tous les ingrédients d’une montée de l’extrême droite sont aujourd’hui réunis en France comme en Europe,  et si la crise vient à s’aggraver, nul n’est en mesure de dire comment les choses pourraient évoluer.

 

En ne tenant pas compte de cette situation nouvelle, la droite prend aujourd’hui la responsabilité, de  voir un jour ce parti, accéder seul aux affaires.

 

Cela paraît aussi invraisemblable, que paraissait invraisemblable de voir un jour, le vieux leader du Front National, arriver au deuxième tour de l’élection présidentielle.  

 

RAMA YADE explique la montée de la présidente du Front National par le fait qu’elle « ose dire  tout haut ce que les gens pensent tout bas ». Jean Daniel LEVY directeur de l’Institut qui a réalisé les sondages, qui ont fait polémique, en la classant en tête du premier tour des présidentielles,  dit de la même façon « Marine LE PEN, arrive à poser des mots sur les choses. »

 

C’est le nœud du débat. Il y a des problèmes de société considérés désormais comme  importants, qui n’ont pu pendant longtemps être abordés, sous peine d’être  rejetés dans les limbes d’une pensée douteuse et de voir leurs auteurs mis à l’index de leur famille politique.

 

Aujourd’hui, la sécurité, le communautarisme, l’immigration, l’exercice de l’Islam, peuvent être débattus par des responsables de tous les partis politiques. Du communiste André GERIN, qui fustige le Hallal dans les collectivités publiques et le refus des femmes musulmanes de se faire examiner par des médecins hommes, à l’UMP Patrick DEVEDJAN qui n’hésite pas à déclarer que le Front National est « le révélateur de nos insuffisances », du  leader du Front de Gauche, Jean Luc MELENCHON qui s’oppose avec la plus grande fermeté à ce que la construction des mosquées soit financée par des fonds publics, au socialiste Manuel VALLS qui a préconisé une politique réaliste en toutes ces matières et au centriste Hervé MORIN qui a déclaré que l’immigration illégale devait être combattue avec la plus grande fermeté...

 

Le Front National, pour ce qui le concerne,  va plus loin en faisant de ces thèmes l’axe de sa politique. Mais il s’interdit désormais de les asseoir sur des fondements qui pourraient être qualifiés de xénophobes ou d’islamophobes.

 

Marine LE PEN fonde clairement sa dialectique, non sur les personnes mais sur les concepts, non sur les ethnies mais sur la politique, non sur la religion, mais sur le principe de laïcité et la loi de 1905, non sur l’absence de toute sensibilité envers des populations erratiques en souffrance, mais sur des motifs économiques et financiers  devenus, selon elle, incontournables

 

Marine LE PEN empêche de la sorte tout procès en sorcellerie, tel que son père en connut.

 

Ainsi par exemple, lorsqu’elle dit s’opposer à l’immigration, elle parle des difficultés financières de notre pays, et de l’absence de moyens dans tous les domaines de la vie sociale. Elle précise immédiatement, afin d’éviter toute ambigüité,  qu’elle ne combat pas les immigrés qu’elle dit être les principales victimes du système, mais les patrons qui les exploitent et qui tirent ainsi les salaires de l’ensemble des travailleurs vers le bas. Elle dit encore qu’elle ne combat pas les musulmans, mais les excès de l’exercice de l’islam en France, tels que les prières dans les rues, au nom du principe de laïcité et se fonde sur la loi de 1905 pour refuser le financement public des mosquées.

 

Le but de Marine LE PEN est, à l’évidence,  d’intégrer le Front National au sein de la République.   

 

Habile manœuvrière ? politicienne de talent ?

 

Et si les politiques prenaient Marine LE PEN à son propre piège ?

 

Avant même la chute du mur de Berlin, François MITTERAND avait « liquidé » les communistes en les faisant entrer au gouvernement. En Italie, l’extrême droite de Gianfranco FINI,  longtemps considérée comme « fasciste » au sens strict du terme, est devenue, après l’exercice du pouvoir un mouvement démocratique qui plaide aujourd’hui pour un assouplissement du statut des immigrés. En Afghanistan, la gauche française préconise des négociations avec les talibans et leur intégration au gouvernement pour mettre fin au conflit...

 

Ne dit-on pas qu’en  politique, l’intransigeance a toujours précédé le compromis ? gpancrazi.over-blog.com/

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 06:34

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

Tempête tropicales fortes modérées, cycloniques, sont toujours préjudiciables pour ceux qui les subissent. La brutalité des vents et des pluies qui déferlent sur des populations souvent alanguies sous  des climats de rêve, est d’autant plus mal ressentie, outre les dégâts directs et indirects qu’elles causent au quotidien de chacun de ceux qui les subissent, qu’elle est inhabituelle, comme ce vient d’être le cas pour la haute assemblée.

 

Le Sénat ne connaissait pas ce phénomène météo, qui de façon cyclique s’abat sur les assemblées d’élus, grandes ou petites  et que l’on appelle alternance. Le choc en a été d’autant plus rude pour les élus sénateurs de droite.

 

Et pourtant les moyens techniques actuels permettent de détecter aisément l’évolution de ces tempêtes pouvant se transformer en cyclone au fur et à mesure de leur avancée. Sans aller chercher les satellites, une bonne vieille calculette eut permis de savoir au gré des victoires successives de la droite aux élections locales, que 1 + 1 = 2, et que l’on ne voit pas très bien comment la gauche aurait pu perdre ces élections. Ce ne devrait être une surprise pour personne et on ne comprend pas très bien en quoi cela peut-être pour le chef de l’Etat un camouflet, selon le propos d’Harlem DESIR. Ce n’est qu’un effet logique et annoncé de scrutins antérieurs.

 

Certes, la majorité présidentielle qui n’est pas au mieux de sa forme, plutôt que de resserrer les rangs autour de valeurs sûres et éprouvées, a réédité avec Pierre CHARON l’erreur qu’elle avait commise aux cantonales  avec Patrick DEVEDJAN, créant ainsi auprès de ceux qui soutiennent Nicolas SARKOZY depuis toujours, un trouble certain.

 

Mais en toute hypothèse, on peut considérer que les jeux étaient faits depuis longtemps, même si la majorité aurait pu se dispenser de ces péripéties qui ont un effet calamiteux sur le moral de ses partisans. Il n’y a donc ni à feindre l’étonnement ni a faire exploser sa joie.

 

Mais on dit que ces perturbations météo, quelles que soient les dégâts qu’elles causent à ceux qui les subissent ont un aspect bénéfique. Les réserves en eau sont renouvelées pour longtemps, l’eau évaporée se refroidit en altitude et retombe en pluie, faisant diminuer nettement la température. Par ailleurs, les pluies chargées en éléments forment  une sorte d’engrais pour les cultures et ont un effet stimulant sur beaucoup de plants qu’elles  revivifient et assainissent. On a coutume, sous les tropiques, de dire que  les éclairs font "péter" la canne.  

 

Stimulation des esprits, refroidissement de la température, tout ce qui manquait à la majorité engluée dans les affaires et que l’élection au Sénat, puis celle de son président, vont pouvoir dissiper pendant quelques temps, peut-être le temps de passer à autre chose.

 

Le mécanisme enclenché depuis plusieurs mois et qui va crescendo paraît irréversible, tant les inconvénients pour la majorité s’enchaînent les uns aux autres, comme dans un scénario écrit d’avance, dont le dénouement apparaît inéluctable à l’ensemble des spectateurs. Mais l’on sait que les scénarios les meilleurs sont les plus imprévisibles.

 

Cette tempête tropicale aura-t-elle eu pour effet de changer le climat pour la majorité ? Les élections sénatoriales seront-elles une tempête tropicale, bénéfique pour la majorité ou annoncent-t-elles le cyclone des présidentielles ? gpancrazi.over-blog.com/

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 19:48

Socialiste hors norme, il est surtout connu pour transgresser allègrement les tabous de son parti (sécurité, immigration, retraite…) il s’est fait remarquer par ses déclarations sur « les 35 heures » qui l’ont ancré un peu plus, selon certains commentateurs, dans la gauche « moderne et populaire » qu’il revendique, et pour d’autres, dans une droite sociale et libérale qu’il réprouve.

 

Sur le fond, personne ne met en cause sa sincérité. Il n’empêche, qu’avec les 35 heures il était sûr de réussir son coup. Une tête d’affiche du PS qui dit vouloir revenir sur les 35 heures, même la droite s’en est trouvée gênée. Sa candidature pour les primaires a ainsi été  lancée avec succès.

 

En France on aime les paradoxes, la singularité. Les programmes ennuient. En homme politique moderne et avisé, Manuel VALLS l’a parfaitement assimilé. 

 

Les combats menés « jusqu’à ce que mort s’en suive » ne sont plus de mise. Seuls les jeux électroniques maintiennent cette option. En politique aussi on navigue dans le virtuel. D’ailleurs en langage d’initié, on parle de candidatures virtuelles. Manuel VALLS lui-même, a parlé d’une candidature  potentielle ou putative.

 

C’est une nouvelle offre politique particulièrement intéressante, avec pour seul formalisme d’en faire la déclaration. Les adeptes sont de plus en plus nombreux. Certains savent qu’ils n’iront pas jusqu’au bout. Mais jusqu’à leur renoncement, ils bénéficient du statut particulièrement avantageux de « candidat à la présidentielle » : ils sont sollicités par les  médias, ils « entrent » dans les sondages, ils font l’objet de toutes sortes d’égards, ménagés par les uns, critiqués par les autres …

 

Si par la suite, ils s’engagent dans le processus des primaires de leur parti, ils prennent alors une nouvelle dimension, ils deviennent acteurs de l’élection, ils influent directement sur le choix.

 

Mais pour Manuel VALLS, sa candidature va bien au-delà, il pose les jalons d’une véritable gauche moderne, séduisante et pragmatique qui s’écarte des idéologies surannées et qui est indiscutablement porteuse d’avenir. 

 

Sinon rien. Bel homme, présentant bien, parlant bien, raisonnable à souhait, poli, joli sourire, jolie coupe tendance, intelligent, bon genre et tout et tout.

 

C’est l’école JOSPIN, c’est vrai, un brin ennuyeux, rien ne dépasse, lisse, propre, ordonné, organisé, sérieux en diable, élu largement dans sa commune.

 

Il pourrait être aussi bien ministre d’un gouvernement de droite que de gauche.

 

Clean au plan des petites phrases, il fait parti de ceux, peu nombreux dans le PAF, dont on estime que la bonne foi est toujours présumée.

 

Et s’il a pu lui arriver de tenir des propos politiquement incorrects, il a expliqué qu’il ne fallait pas leur donner le sens qu’ils paraissaient avoir. L’incident a ainsi été  immédiatement clos.

 

Au total, un homme politique sans véritable défaut, plus critiqué par ses amis, que par ses adversaires, mais toujours avec mesure. En définitive son seul vrai défaut, c’est que l’on ne puisse pas lui en imputer. C’est dire que ce n’est pas gagné. gpancrazi.over-blog.com/

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 07:32

Confession à MEDIAPART

 

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

Mon rêve aurait été d’être infirmier, comptable, chauffeur, majordome, femme de ménage et même pourquoi pas médecin, d’une personnalité célèbre, qui m’aurait honoré de sa confiance, je crois que j’aurais assez bien réussi.

 

D’un tempérament plutôt discret et réservé, je sais ne jamais rien voir, ne jamais rien entendre, me faire oublier, être transparent, ignoré, au point que personne ne se rend jamais compte de ma présence, on parle devant moi, ouvertement, sans limite, on vit devant moi et moi  je suis là, je vois tout, j’entends tout mais je n’existe pas.

 

Je sais dissimuler mes émotions et même s’il le faut, manifester avec la plus grande conviction qui soit, une émotion contraire. Rien de ce que je vois, de ce que j’entends ne peut m’émouvoir, je suis totalement insensible à tout.

 

Une autre de mes qualités qui fait que j’aurais assez bien réussi dans ce job, est que je suis complètement amoral. La vertu  n’est pas mon fort et de toute façon, dites vous bien que nous ne sommes pas là pour ça. Un chauffeur conduit, un comptable compte, une infirmière et un médecin soignent …

 

Les manquements que j’observe me laissent de glace, il se peut même à l’occasion que l’on me demande d’en être le complice, ou même le faussaire, je n’y vois aucun inconvénient, cela aussi fait parti du job.

 

Une autre qualité qui aurait fait que j’aurais réussi, est que j’ai une très bonne mémoire. Cela sert énormément dans le travail et pour éviter toute défaillance, je vais même jusqu’à prendre des notes, sur tout, à propos de tout, même si a priori cela paraît sans aucun intérêt.

 

Ainsi je me rappelle de tout, même plusieurs années après, on pourra me demander tel jour, qui est venu, à quelle heure, à quelle heure est-il parti, était-il seul, accompagné de qui, avait-il quelque chose dans les mains en entrant, en sortant, comment était-il habillé ? Une enveloppe ? Grosse, petite, épaisse. Parfois, même si c’est assez rare, je photocopie, je n’exclus pas à priori les enregistrements. Mon patron pourra compter sur moi, je retiens tout, je conserve tout. Mais non, il n’a pas eu besoin de me le demander cela fait partie du job.  

 

Et puis cela va de soi, je suis discret, très discret, une tombe. D’ailleurs reconnaissez qu’on n’a jamais vu quelqu’un arriver à la télévision avec une mallette pleine de billets de banque  d’une main, un ordre de mission dûment signé de l’autre, venir s’exclamer : « vous vous rendez compte ce que l’on m’a demandé de faire ! »

 

Non, c’est sur le tard que tout se gâte. Oui, quand on n’est plus en situation. C’est toujours après avoir quitté ses fonctions que cela se produit, parfois 10 ans après, parfois moins, parfois plus.

 

Il y a avec l’âge des choses que l’on ne peut plus supporter. Et puis il y a la conscience, cette terrible conscience qui a tout à coup besoin qu’on la libère, un besoin de contrition, un besoin de repentir, de reconnaître devant ses frères, que l’on a péché par pensée par action et par omission… Bien sûr, la logique serait la confession, mais cela fait tellement longtemps que je n’ai plus été à l’église…

 

Non, c’est trop ringard, je n’y arriverais pas. D’après ce que j’ai lu, il y a de nos jours d’autres solutions, cela revient un peu au même, ce sont aussi des confessions, mais qui correspondent mieux à notre temps.

 

Aller tout dire à la police, mais le droit et la morale ne font pas nécessairement bon ménage et puis là je deviens une balance. Très peu pour moi, je n’ai pas que des qualités, mais être une balance de flic, ça jamais. 

 

L’autre solution est de devenir une « source de journaliste ». Ca  je veux bien. Et puis il y a pas mal d’avantages. On peut devenir une star en quelques heures tous les médias parlent de vous, je dois avouer que cela n’est pas fait pour me déplaire.

 

Il paraît d’ailleurs qu’une entreprise s’est spécialisée dans ce type d’affaire. Il me semble qu’elle se nomme  MEDIAPART, c’est facile à retenir, c’est un média pour les particuliers qui ont quelque chose à dire. C’est la meilleure de toutes, elle s’occupe de tout, c’est certainement vers elle que j’irais.

 

Un rêve, je suis  devenu une star, par la grâce de MEDIAPART et avec sa bénédiction, je pourrai désormais le dire chaque  matin en me regardant dans la glace, avec une certaine fierté, je suis une star.  

 

Toute la presse est de mon côté, on me soutient, on vante mon courage, on loue ma franchise et ma vertu, on s’apitoie sur les souffrances que j’ai dû endurer, les courriers des lecteurs ne parlent que de moi, je réponds aux interviews. Oui cela a été difficile, mais que faire, mon honnêteté, ma foi et le besoin de vérité ont balayé mes derniers scrupules. Un livre est envisagé, il paraît qu’on n’a même pas besoin de savoir écrire, cela tombe bien. Peut-être même un CD et pourquoi pas un DVD, j’en ai toujours rêvé. J’ai bien d’autres choses à dire croyez moi, j’ai beaucoup d’idées, et puis, comme ils ont su si bien  le dire à MEDIAPART, il ne faut plus que cela recommence !   

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 20:24

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

KARACHI : Olivier MORICE, avocat des familles des victimes de l’attentat de KARACHI, a décidé de déposer plainte en diffamation contre Nadine MORANO, au motif que cette dernière  a déclaré qu’il avait tenu des propos diffamatoires à l’encontre du Chef de l’Etat. Curieux avocat qui a choisi pour ses clients une défense publique, polémique et débridée, mais qui exige de la part de ceux qu’il met en cause une défense classique faite de réserve, de respect et de retenue.

 

NIQAB : Deux femmes sont venues provoquer les autorités en se présentant à la Mairie de Meaux entièrement voilées. L’une d’entre elles a annoncé dans le même temps, sa candidature à la présidence de la République. Elle a dit défendre la liberté religieuse.

 

TUNISIE : La représentante de l’Office du tourisme tunisien a déclaré que désormais les touristes ne viendront plus en Tunisie pour boire de la bière et du coca-cola, mais pour faire un tourisme plus intelligent. Défendre le tourisme, en rejetant le tourisme populaire ?

 

PAPE : Des manifestants hostiles au Pape ont défilés à Berlin contre sa venue. Certains exhibaient un montage photographique sur lequel ils avaient remplacé le crucifix par un phallus. Ils se veulent être ainsi les défenseurs des victimes des prêtres pédophiles.

 

BOURGI : On dit qu’il a voulu défendre Nicolas SARKOZY. On comprend mieux pourquoi cet avocat avait été cantonné dans le rôle de porteur de valises. 

 

SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE : son représentant, Matthieu BONDUELLE, a accusé Nicolas SARKOZY d’avoir violé le secret de l’instruction, l’Elysée ayant publié un  communiqué indiquant que le nom du président n’apparaissait pas dans la procédure. S’agit-il d’une croisade de ce syndicat pour la défense du secret de l’instruction ?

 

Fabrice LHOMME : journaliste au journal Le MONDE, affirme sur BFM télé, que le nom de Nicolas SARKOZY apparait à plusieurs reprises dans le dossier de l’instruction...Le Syndicat de la Magistrature n’a pas encore protesté.

 

Laurence PARISOT : « la patronne des patrons » a pensé, qu’à l’heure où les entreprises françaises qu’elle est chargée de défendre, sont dans une situation économique des plus préoccupantes, il était opportun de publier un livre…sur le danger que représente Marine LE PEN pour la France. Laurence PARISOT n’aura jamais fini de nous étonner.  

 

DSK : a voulu assurer sa propre défense devant les français. Il a choisi une amie de son épouse pour se faire interviewer et nous a incités à lire le rapport du procureur qui révèle que la justice américaine n’a pas reconnu son innocence, mais a abandonné les poursuites, à raison d’un doute sur sa culpabilité.

 

Les représentants des ETATS UNIS et de l’UNION EUROPEENNE à l’ONU : ont quitté la séance en signe de protestation, contre les déclarations venimeuses proférées par Mahmoud AHMADINEJAD. Piètre défense. Ce type de manifestation a pour effet de procurer au président iranien une grande jubilation. Chasser les occidentaux tandis que le reste du monde demeure à sa place pour l’écouter, ne pas être contredit, quoi de plus merveilleux ? gpancrazi.over-blog.com/

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:28

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

Les coups pleuvent comme à Gravelotte. Depuis la rentrée de septembre, l’Elysée essuie un feu nourri. La guerre est déclarée, elle sera féroce, elle ne cessera qu’avec l’élection présidentielle. MEDIAPART est à l’offensive, la presse toute entière suit comme un seul homme, parlée, écrite, télévisuelle, elle reprend la litanie des informations, vraies ou fausses, démenties ou confirmées, vérifiées ou non, il importe, elles atteignent toutes leur objectif, saper, user réduire, laminer, pour qu’il ne reste plus rien ou pas grand-chose au moment de l’assaut final.

 

Crise morale artificiellement créée, qui singulièrement supplante une crise économique bien réelle alors que la France est désormais en filigrane, dans la longue succession des pays dans le collimateur des agences, alors que l’Europe s’effiloche et signal préoccupant,  des institutions caritatives  ne pourront plus assurer leur mission.

 

Crise morale que l’on emmêle à une crise économique, jusqu’à faire croire qu’en réglant la première on réglerait la seconde, jusqu’à dire que pour que tout aille mieux, il suffirait de prendre aux riches pour donner aux pauvres,  et qu’alors la croissance reprendrait, que les créations d’entreprises augmenteraient, que le tissu industriel se  reconstituerait et que l’emploi bien évidemment serait relancé …  

 

Démagogie absurde mais qui fonctionne même au-delà de l’irraisonnable, même parmi les plus avertis, même parmi les plus pourvus qui réclament de payer pour que tout aille mieux, peut-être pour seulement se donner bonne conscience, alors qu’ils savent bien que le problème est d’une toute autre dimension et que sanctionner ceux qui entreprennent, faire de la démagogie d’un autre temps, exhumer un Georges MARCHAIS qui fut même renié par les siens, conduit à saper la confiance, à créer un climat délétère, à pourrir les relations sociales, alors que l’on sait parfaitement que la solution est ailleurs.       

 

Crise morale alimentée par une juge qui déclare avoir les preuves de l’indélicatesse du président, par des témoins qui l’infirment, par le placement en garde à vue de proches du président, par l’affaire KARACHI, par la présence même du juge VAN RUYMBEKE, par l’affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris, par la dénonciation d’une justice à deux vitesses, par la reprise incessante de l’adage du deux poids deux mesures, par l’affaire BOURGI, par l’affaire CLEARSTREAM, par BALLADUR que l’on dit compromis et peut-être demain en garde à vue, par un braquage à ORLY, par l’affaire SERVIER, par toutes les affaires qui sortent au rythme d’une affaire chaque jour.

 

Qui a fait quoi ? Peu importe, tout se retourne contre le président, qu’il soit concerné ou non que l’on démente ou non. Le doute s’insinue partout, il taraude les esprits, infiniment plus dévastateur que la vérité elle-même, qui ne semble plus exister.

 

Et c’est bien là la preuve de la gravité de la crise morale que nous traversons. Lorsque tout remonte au sommet, lorsque le bien ne se distingue plus du mal, lorsque l’on mélange tout, lorsque l’on amalgame tout, lorsque SARKOZY devient responsable de tout, alors rien ne pourra plus arrêter ce torrent d’eau saumâtre et de boue qui déferle de partout et qui paraît pouvoir tout emporter, tant il semble  irrésistible.

 

Nicolas SARKOZY pourra-t-il ébranler le roc de la suspicion, du doute, du scepticisme, pour les plus modérés, de la colère, voire de la haine pour les autres.

 

La Libye, succès diplomatique inouïe qui a changé l’image de la France aux yeux du monde arabe et même du monde occidental, la France qui résiste le mieux à la crise avec des prises de décisions promptes et efficaces, la France qui est la seule à avoir pu maintenir sa formidable politique d’aide sociale… Rien n’y fait et il semble que rien n’y fera.

 

Dans une société du résultat, une société du jetable, on n’attend plus, on ne répare plus, on change, on ne sait pas si ce sera mieux, mais on change, on change pour le changement, mot magique sur lequel depuis trente ans se font toutes les campagnes présidentielles, le changement, plus que jamais à l’ordre du jour.

 

Nicolas SARKOZY est le seul qui ne peut le promettre. Comment peut-il promettre de changer ce qu’il doit pleinement assumer sans reconnaître qu’il s’est  trompé ? Et il importe peu que ce soit ou non le cas.

 

Alors, la question doit être posée. Peut-il encore gagner, c'est-à-dire peut-il encore faire gagner son camp ? Il a seul la réponse. S’il pense pouvoir gagner, il ira.

 

Sinon, il s’effacera. S’effacer pour  éviter à son camp une défaite, une défaite certainement injuste, mais une défaite annoncée, même si en politique rien n’est jamais sûr.

 

Nicolas SARKOZY ne peut certainement pas terminer une brillante carrière par une défaite humiliante. Il sait que s’effacer effacerait tout, s’effacer devant l’injustice lui redonnerait dignité et grandeur, donnerait une chance à son camp et laisserait son avenir intact. Mais gagner lui donnerait aussi tout cela.

 

Alors ? S’effacer ou gagner ?

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