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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 06:21

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

Lors de l’émission « On n’est pas couché » du samedi 24 octobre, Gérard DARMON a lancé contre l’avocat Gilbert COLLARD une attaque d’une violence inouïe. Expliquant à son voisin qui était l’homme apparu en photo à l’écran, Gérard DARMON a dit : « C’est un avocat… Il est légèrement à droite d’Hitler au niveau des idées. Il a rejoint le Front National il n’y a pas si longtemps que ça. Voilà, c’est un petit con. »

 

Bien qu’il ne soit pas membre du Front National et qu’il ait indiqué qu’il n’accepterait aucune atteinte raciste ou antisémite, le célèbre avocat paie au prix fort sa présidence du comité de soutien à Marine Le PEN pour l’élection présidentielle de 2012. Gérard DARMON qui ne s’est peut-être pas rendu compte de la gravité de l’attaque qu’il a portée, a commis une erreur. Il s’est très certainement laissé emporté par le lieu commun des artistes qui passent dans ce type d’émissions et qui à peu de frais, c'est-à-dire sans avoir besoin de faire beaucoup d’efforts intellectuels, se taillent un beau succès devant un public acquis à leur cause.

 

Il y a une forme de lâcheté à porter de pareilles attaques hors la présence de l’intéressé. C’est trop facile et c’est indigne. J’étais un admirateur inconditionnel de Gérard DARMON, sa petitesse d’esprit m’a déçue. Bernard TAPIE, en son temps, avait eu le courage d’affronter Jean-Marie LE PEN « d’homme à homme ». Chacun sait bien que Gérard DARMON, n’aurait pas eu l’outrance de traiter Gilbert COLLARD de la sorte s’il avait été présent sur le plateau.

 

Même si l’on peut en vouloir à Gilbert COLLARD d’avoir mis sa notoriété et son talent au service de la Présidente du Front National, Gérard DARMON ne s’est pas rendu compte que de la sorte, il en est arrivé à produire l’effet inverse à celui recherché. Il a ainsi réussi à ce que des personnes qui n’en avaient pas les prédispositions, en viennent à défendre Gilbert COLLARD, tant doit être réprouvé une telle bassesse de comportement de la part d’un artiste.     

 

Cette situation résulte de ce que le Front National n’a jamais participé à un gouvernement. Tant que le Front National n’aura pas fait ses preuves dans l’exercice du pouvoir, il pèsera toujours sur lui une présomption de mauvaise foi qui est à l’origine de ses déboires. Il en est le premier responsable, puisqu’au jeu des petites phrases, plus que par ses programmes, Jean-Marie Le Pen a alimenté lui-même le feu de la réprobation, voir de la haine dans laquelle nombre de français se reconnaissent ouvertement. Les partisans du Front National eu mêmes, se gardent de se prévaloir de leur appartenance à ce mouvement tant l’image du Front National risque de les dégrader et l’on ne voit pas très bien quel parti politique pourrait prendre le risque de s’associer, ne serait-ce qu’électoralement à lui, le seul dilemme étant de savoir s’il y aura ou non un front commun gauche-droite pour lui faire barrage.

 

Mais les élections sénatoriales perdues par la droite risquent de changer la donne. Jusqu’alors le Sénat, qui doit approuver tout projet de loi relatif aux élections locales, aurait fait barrage, en cas de majorité de gauche à l’Assemblée Nationale, à toute disposition en faveur du  vote des étrangers dans ces scrutins. Martine AUBRY a dit, après la victoire de la gauche au Sénat, que désormais un tel projet, qui figure dans le programme du parti socialiste, pourrait être adopté en cas de victoire de son parti aux présidentielles.

 

Le Front National y étant farouchement opposé pour des raisons de fond et à raison du préjudice électoral important que cela lui créerait, la question qui vient alors immédiatement à l’esprit est de savoir si aux élections présidentielles, à l’occasion d’un deuxième tour, la présidente du Front National ne trouverait pas là le motif rêvé, pour donner une consigne de vote, qui sous couvert d’opposition à ce projet, reviendrait à faire voter en faveur de Nicolas SARKOZY.

 

Le magnifique fruit qui vient d’être cueilli par la gauche serait-il empoisonné ? D’autant que la campagne risque de se gagner ou de se perdre, sur des sujets de société, plus que de politique économique, dans lesquels, tout le monde l’a bien compris, les Etats membres de l’Union Européenne n’interviennent  plus qu’à la marge.

 

Gilbert COLLARD, qui en 1981 a soutenu la candidature de François MITTERRAND et dont l’objectif est aujourd’hui de participer à l’opération de dédiabolisation de Marine LE PEN, sera-t-il alors, à condition qu'il ne soit pas lui même déjà diabolisé, la passerelle entre l’UMP et le FN ?

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 19:25

Lorsque Jean-Marie LE PEN dirigeait le Front National, son physique de baroudeur, son passé Algérie française, ses dérapages verbaux et ses calembours hasardeux, ne rendaient pas difficile la tâche de ses adversaires, qui le traitaient de fasciste, l’excluant ab initio de la vie politique.

 

Avec sa fille Marine, les choses sont différentes, et ceux qui se contentent de balayer le problème qu’elle représente d’un revers de manche, en affirmant que « Marine LE PEN c’est Jean-Marie LE PEN en femme », prennent un risque politique majeur. Ils se donnent par paresse intellectuelle, une facilité qu’ils risquent de payer fort cher, électoralement parlant.

 

Marine LE PEN est une jeune femme plutôt attrayante, grande, blonde, elle porte aussi bien le jean délavé que le tailleur chic griffé, elle joue de son sourire comme d’une arme pour décontenancer ou pour séduire, elle n’est pas dépourvue d’un certain charme, on la sent à l’aise quel que soit le milieu dans lequel elle se trouve.

 

Elle s’exprime et débat avec aisance, on ne lui connaît aucun dérapage susceptible de la mettre hors jeu. 

 

Mère de famille, elle a connu l’épreuve du divorce comme une majorité de ménages français, ses enfants fréquentent l’école laïque. C’est une femme moderne, pleinement intégrée dans son époque.

 

Concernant les lois relatives aux mœurs de notre société, elle n’a repris à son compte  aucune des thèses passéistes du Front National, en particulier sur l’IVG, ajoutant toutefois qu’elle estimait que les pouvoirs publics devaient tout faire, pour aider les femmes à ne pas être contraintes  d’y recourir.

 

Elle fait partie de ces générations,  qui n’ont pas connu la seconde guerre mondiale, et qui voient dans cette période douloureuse, une page de l’histoire de France, plus qu’une idéologie. Sur ce sujet, elle a immédiatement mis les choses au clair en condamnant, sans la moindre nuance, les atrocités nazies de la seconde guerre mondiale.

 

Elle ne ménage pas les américains dont elle dénonce l’impérialisme. Elle s’oppose à l’Europe de MAASTRICHT, qui dit elle ne répond pas aux aspirations des français…

 

Sa forte personnalité est reconnue, nul n’ignore qu’elle a souvent eu des conflits de fond avec son père, et rien ne permet de penser qu’il puisse l’attirer sur des voies rétrogrades.   

 

Le parti qu’elle dirige demeure pourtant vicié par les soupçons graves de racisme  d’antisémitisme et d’islamophobie, étayés par des condamnations dont a été l’objet son ancien chef.

 

Cela a exclu le Front National de toute possibilité d’accord, avec quelle qu’autre formation politique que ce soit. Il n’a, de la sorte,  jamais pu accéder au pouvoir, sauf quelques exceptions demeurées sans suite ; les forces républicaines de gauche comme de droite, s’unissant contre lui pour s’y opposer.

 

Même si cela paraît anecdotique, Marine LE PEN est aujourd’hui la seule personnalité politique qui est indésirable dans certaines émissions de télévisions, les animateurs Michel DRUCKER et  Laurent RUQUIER assumant ouvertement cette mise à l’écart.

 

Radio J a d’annulé l’invitation qu’elle lui avait adressée pour son émission politique, le CRIF a considéré que cela aurait été « un symbole inacceptable. » Pourtant Marine LE PEN, en déclarant lors d’une interview dans l’hebdomadaire Le Point que « la shoah avait été le summum de la barbarie », ne peut être taxée d’antisémitisme.

 

La CGT a exclu des adhérents du Front National, ce syndicat ayant estimé que leur engagement politique était incompatible avec leur appartenance syndicale.   

 

Suffira-t-il de répéter que Marine LE PEN est raciste et antisémite pour l’empêcher d’accéder au pouvoir ? Suffira-t-il de l’ostraciser pour en être protégé ?

 

Les enquêtes d’opinion montrent que l’on assiste à une dédiabolisation de plus en plus importante du Front National, l’arrivée de Marine LE PEN à la présidence du mouvement ayant accéléré ce phénomène.

 

Les observateurs s’accordent pour dire que tous les ingrédients d’une montée de l’extrême droite sont aujourd’hui réunis en France comme en Europe,  et si la crise vient à s’aggraver, nul n’est en mesure de dire comment les choses pourraient évoluer.

 

En ne tenant pas compte de cette situation nouvelle, la droite prend aujourd’hui la responsabilité, de  voir un jour ce parti, accéder seul aux affaires.

 

Cela paraît aussi invraisemblable, que paraissait invraisemblable de voir un jour, le vieux leader du Front National, arriver au deuxième tour de l’élection présidentielle.  

 

RAMA YADE explique la montée de la présidente du Front National par le fait qu’elle « ose dire  tout haut ce que les gens pensent tout bas ». Jean Daniel LEVY directeur de l’Institut qui a réalisé les sondages, qui ont fait polémique, en la classant en tête du premier tour des présidentielles,  dit de la même façon « Marine LE PEN, arrive à poser des mots sur les choses. »

 

C’est le nœud du débat. Il y a des problèmes de société considérés désormais comme  importants, qui n’ont pu pendant longtemps être abordés, sous peine d’être  rejetés dans les limbes d’une pensée douteuse et de voir leurs auteurs mis à l’index de leur famille politique.

 

Aujourd’hui, la sécurité, le communautarisme, l’immigration, l’exercice de l’Islam, peuvent être débattus par des responsables de tous les partis politiques. Du communiste André GERIN, qui fustige le Hallal dans les collectivités publiques et le refus des femmes musulmanes de se faire examiner par des médecins hommes, à l’UMP Patrick DEVEDJAN qui n’hésite pas à déclarer que le Front National est « le révélateur de nos insuffisances », du  leader du Front de Gauche, Jean Luc MELENCHON qui s’oppose avec la plus grande fermeté à ce que la construction des mosquées soit financée par des fonds publics, au socialiste Manuel VALLS qui a préconisé une politique réaliste en toutes ces matières et au centriste Hervé MORIN qui a déclaré que l’immigration illégale devait être combattue avec la plus grande fermeté...

 

Le Front National, pour ce qui le concerne,  va plus loin en faisant de ces thèmes l’axe de sa politique. Mais il s’interdit désormais de les asseoir sur des fondements qui pourraient être qualifiés de xénophobes ou d’islamophobes.

 

Marine LE PEN fonde clairement sa dialectique, non sur les personnes mais sur les concepts, non sur les ethnies mais sur la politique, non sur la religion, mais sur le principe de laïcité et la loi de 1905, non sur l’absence de toute sensibilité envers des populations erratiques en souffrance, mais sur des motifs économiques et financiers  devenus, selon elle, incontournables

 

Marine LE PEN empêche de la sorte tout procès en sorcellerie, tel que son père en connut.

 

Ainsi par exemple, lorsqu’elle dit s’opposer à l’immigration, elle parle des difficultés financières de notre pays, et de l’absence de moyens dans tous les domaines de la vie sociale. Elle précise immédiatement, afin d’éviter toute ambigüité,  qu’elle ne combat pas les immigrés qu’elle dit être les principales victimes du système, mais les patrons qui les exploitent et qui tirent ainsi les salaires de l’ensemble des travailleurs vers le bas. Elle dit encore qu’elle ne combat pas les musulmans, mais les excès de l’exercice de l’islam en France, tels que les prières dans les rues, au nom du principe de laïcité et se fonde sur la loi de 1905 pour refuser le financement public des mosquées.

 

Le but de Marine LE PEN est, à l’évidence,  d’intégrer le Front National au sein de la République.   

 

Habile manœuvrière ? politicienne de talent ?

 

Et si les politiques prenaient Marine LE PEN à son propre piège ?

 

Avant même la chute du mur de Berlin, François MITTERAND avait « liquidé » les communistes en les faisant entrer au gouvernement. En Italie, l’extrême droite de Gianfranco FINI,  longtemps considérée comme « fasciste » au sens strict du terme, est devenue, après l’exercice du pouvoir un mouvement démocratique qui plaide aujourd’hui pour un assouplissement du statut des immigrés. En Afghanistan, la gauche française préconise des négociations avec les talibans et leur intégration au gouvernement pour mettre fin au conflit...

 

Ne dit-on pas qu’en  politique, l’intransigeance a toujours précédé le compromis ? gpancrazi.over-blog.com/

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 06:34

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

Tempête tropicales fortes modérées, cycloniques, sont toujours préjudiciables pour ceux qui les subissent. La brutalité des vents et des pluies qui déferlent sur des populations souvent alanguies sous  des climats de rêve, est d’autant plus mal ressentie, outre les dégâts directs et indirects qu’elles causent au quotidien de chacun de ceux qui les subissent, qu’elle est inhabituelle, comme ce vient d’être le cas pour la haute assemblée.

 

Le Sénat ne connaissait pas ce phénomène météo, qui de façon cyclique s’abat sur les assemblées d’élus, grandes ou petites  et que l’on appelle alternance. Le choc en a été d’autant plus rude pour les élus sénateurs de droite.

 

Et pourtant les moyens techniques actuels permettent de détecter aisément l’évolution de ces tempêtes pouvant se transformer en cyclone au fur et à mesure de leur avancée. Sans aller chercher les satellites, une bonne vieille calculette eut permis de savoir au gré des victoires successives de la droite aux élections locales, que 1 + 1 = 2, et que l’on ne voit pas très bien comment la gauche aurait pu perdre ces élections. Ce ne devrait être une surprise pour personne et on ne comprend pas très bien en quoi cela peut-être pour le chef de l’Etat un camouflet, selon le propos d’Harlem DESIR. Ce n’est qu’un effet logique et annoncé de scrutins antérieurs.

 

Certes, la majorité présidentielle qui n’est pas au mieux de sa forme, plutôt que de resserrer les rangs autour de valeurs sûres et éprouvées, a réédité avec Pierre CHARON l’erreur qu’elle avait commise aux cantonales  avec Patrick DEVEDJAN, créant ainsi auprès de ceux qui soutiennent Nicolas SARKOZY depuis toujours, un trouble certain.

 

Mais en toute hypothèse, on peut considérer que les jeux étaient faits depuis longtemps, même si la majorité aurait pu se dispenser de ces péripéties qui ont un effet calamiteux sur le moral de ses partisans. Il n’y a donc ni à feindre l’étonnement ni a faire exploser sa joie.

 

Mais on dit que ces perturbations météo, quelles que soient les dégâts qu’elles causent à ceux qui les subissent ont un aspect bénéfique. Les réserves en eau sont renouvelées pour longtemps, l’eau évaporée se refroidit en altitude et retombe en pluie, faisant diminuer nettement la température. Par ailleurs, les pluies chargées en éléments forment  une sorte d’engrais pour les cultures et ont un effet stimulant sur beaucoup de plants qu’elles  revivifient et assainissent. On a coutume, sous les tropiques, de dire que  les éclairs font "péter" la canne.  

 

Stimulation des esprits, refroidissement de la température, tout ce qui manquait à la majorité engluée dans les affaires et que l’élection au Sénat, puis celle de son président, vont pouvoir dissiper pendant quelques temps, peut-être le temps de passer à autre chose.

 

Le mécanisme enclenché depuis plusieurs mois et qui va crescendo paraît irréversible, tant les inconvénients pour la majorité s’enchaînent les uns aux autres, comme dans un scénario écrit d’avance, dont le dénouement apparaît inéluctable à l’ensemble des spectateurs. Mais l’on sait que les scénarios les meilleurs sont les plus imprévisibles.

 

Cette tempête tropicale aura-t-elle eu pour effet de changer le climat pour la majorité ? Les élections sénatoriales seront-elles une tempête tropicale, bénéfique pour la majorité ou annoncent-t-elles le cyclone des présidentielles ? gpancrazi.over-blog.com/

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 19:48

Socialiste hors norme, il est surtout connu pour transgresser allègrement les tabous de son parti (sécurité, immigration, retraite…) il s’est fait remarquer par ses déclarations sur « les 35 heures » qui l’ont ancré un peu plus, selon certains commentateurs, dans la gauche « moderne et populaire » qu’il revendique, et pour d’autres, dans une droite sociale et libérale qu’il réprouve.

 

Sur le fond, personne ne met en cause sa sincérité. Il n’empêche, qu’avec les 35 heures il était sûr de réussir son coup. Une tête d’affiche du PS qui dit vouloir revenir sur les 35 heures, même la droite s’en est trouvée gênée. Sa candidature pour les primaires a ainsi été  lancée avec succès.

 

En France on aime les paradoxes, la singularité. Les programmes ennuient. En homme politique moderne et avisé, Manuel VALLS l’a parfaitement assimilé. 

 

Les combats menés « jusqu’à ce que mort s’en suive » ne sont plus de mise. Seuls les jeux électroniques maintiennent cette option. En politique aussi on navigue dans le virtuel. D’ailleurs en langage d’initié, on parle de candidatures virtuelles. Manuel VALLS lui-même, a parlé d’une candidature  potentielle ou putative.

 

C’est une nouvelle offre politique particulièrement intéressante, avec pour seul formalisme d’en faire la déclaration. Les adeptes sont de plus en plus nombreux. Certains savent qu’ils n’iront pas jusqu’au bout. Mais jusqu’à leur renoncement, ils bénéficient du statut particulièrement avantageux de « candidat à la présidentielle » : ils sont sollicités par les  médias, ils « entrent » dans les sondages, ils font l’objet de toutes sortes d’égards, ménagés par les uns, critiqués par les autres …

 

Si par la suite, ils s’engagent dans le processus des primaires de leur parti, ils prennent alors une nouvelle dimension, ils deviennent acteurs de l’élection, ils influent directement sur le choix.

 

Mais pour Manuel VALLS, sa candidature va bien au-delà, il pose les jalons d’une véritable gauche moderne, séduisante et pragmatique qui s’écarte des idéologies surannées et qui est indiscutablement porteuse d’avenir. 

 

Sinon rien. Bel homme, présentant bien, parlant bien, raisonnable à souhait, poli, joli sourire, jolie coupe tendance, intelligent, bon genre et tout et tout.

 

C’est l’école JOSPIN, c’est vrai, un brin ennuyeux, rien ne dépasse, lisse, propre, ordonné, organisé, sérieux en diable, élu largement dans sa commune.

 

Il pourrait être aussi bien ministre d’un gouvernement de droite que de gauche.

 

Clean au plan des petites phrases, il fait parti de ceux, peu nombreux dans le PAF, dont on estime que la bonne foi est toujours présumée.

 

Et s’il a pu lui arriver de tenir des propos politiquement incorrects, il a expliqué qu’il ne fallait pas leur donner le sens qu’ils paraissaient avoir. L’incident a ainsi été  immédiatement clos.

 

Au total, un homme politique sans véritable défaut, plus critiqué par ses amis, que par ses adversaires, mais toujours avec mesure. En définitive son seul vrai défaut, c’est que l’on ne puisse pas lui en imputer. C’est dire que ce n’est pas gagné. gpancrazi.over-blog.com/

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 07:32

Confession à MEDIAPART

 

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

Mon rêve aurait été d’être infirmier, comptable, chauffeur, majordome, femme de ménage et même pourquoi pas médecin, d’une personnalité célèbre, qui m’aurait honoré de sa confiance, je crois que j’aurais assez bien réussi.

 

D’un tempérament plutôt discret et réservé, je sais ne jamais rien voir, ne jamais rien entendre, me faire oublier, être transparent, ignoré, au point que personne ne se rend jamais compte de ma présence, on parle devant moi, ouvertement, sans limite, on vit devant moi et moi  je suis là, je vois tout, j’entends tout mais je n’existe pas.

 

Je sais dissimuler mes émotions et même s’il le faut, manifester avec la plus grande conviction qui soit, une émotion contraire. Rien de ce que je vois, de ce que j’entends ne peut m’émouvoir, je suis totalement insensible à tout.

 

Une autre de mes qualités qui fait que j’aurais assez bien réussi dans ce job, est que je suis complètement amoral. La vertu  n’est pas mon fort et de toute façon, dites vous bien que nous ne sommes pas là pour ça. Un chauffeur conduit, un comptable compte, une infirmière et un médecin soignent …

 

Les manquements que j’observe me laissent de glace, il se peut même à l’occasion que l’on me demande d’en être le complice, ou même le faussaire, je n’y vois aucun inconvénient, cela aussi fait parti du job.

 

Une autre qualité qui aurait fait que j’aurais réussi, est que j’ai une très bonne mémoire. Cela sert énormément dans le travail et pour éviter toute défaillance, je vais même jusqu’à prendre des notes, sur tout, à propos de tout, même si a priori cela paraît sans aucun intérêt.

 

Ainsi je me rappelle de tout, même plusieurs années après, on pourra me demander tel jour, qui est venu, à quelle heure, à quelle heure est-il parti, était-il seul, accompagné de qui, avait-il quelque chose dans les mains en entrant, en sortant, comment était-il habillé ? Une enveloppe ? Grosse, petite, épaisse. Parfois, même si c’est assez rare, je photocopie, je n’exclus pas à priori les enregistrements. Mon patron pourra compter sur moi, je retiens tout, je conserve tout. Mais non, il n’a pas eu besoin de me le demander cela fait partie du job.  

 

Et puis cela va de soi, je suis discret, très discret, une tombe. D’ailleurs reconnaissez qu’on n’a jamais vu quelqu’un arriver à la télévision avec une mallette pleine de billets de banque  d’une main, un ordre de mission dûment signé de l’autre, venir s’exclamer : « vous vous rendez compte ce que l’on m’a demandé de faire ! »

 

Non, c’est sur le tard que tout se gâte. Oui, quand on n’est plus en situation. C’est toujours après avoir quitté ses fonctions que cela se produit, parfois 10 ans après, parfois moins, parfois plus.

 

Il y a avec l’âge des choses que l’on ne peut plus supporter. Et puis il y a la conscience, cette terrible conscience qui a tout à coup besoin qu’on la libère, un besoin de contrition, un besoin de repentir, de reconnaître devant ses frères, que l’on a péché par pensée par action et par omission… Bien sûr, la logique serait la confession, mais cela fait tellement longtemps que je n’ai plus été à l’église…

 

Non, c’est trop ringard, je n’y arriverais pas. D’après ce que j’ai lu, il y a de nos jours d’autres solutions, cela revient un peu au même, ce sont aussi des confessions, mais qui correspondent mieux à notre temps.

 

Aller tout dire à la police, mais le droit et la morale ne font pas nécessairement bon ménage et puis là je deviens une balance. Très peu pour moi, je n’ai pas que des qualités, mais être une balance de flic, ça jamais. 

 

L’autre solution est de devenir une « source de journaliste ». Ca  je veux bien. Et puis il y a pas mal d’avantages. On peut devenir une star en quelques heures tous les médias parlent de vous, je dois avouer que cela n’est pas fait pour me déplaire.

 

Il paraît d’ailleurs qu’une entreprise s’est spécialisée dans ce type d’affaire. Il me semble qu’elle se nomme  MEDIAPART, c’est facile à retenir, c’est un média pour les particuliers qui ont quelque chose à dire. C’est la meilleure de toutes, elle s’occupe de tout, c’est certainement vers elle que j’irais.

 

Un rêve, je suis  devenu une star, par la grâce de MEDIAPART et avec sa bénédiction, je pourrai désormais le dire chaque  matin en me regardant dans la glace, avec une certaine fierté, je suis une star.  

 

Toute la presse est de mon côté, on me soutient, on vante mon courage, on loue ma franchise et ma vertu, on s’apitoie sur les souffrances que j’ai dû endurer, les courriers des lecteurs ne parlent que de moi, je réponds aux interviews. Oui cela a été difficile, mais que faire, mon honnêteté, ma foi et le besoin de vérité ont balayé mes derniers scrupules. Un livre est envisagé, il paraît qu’on n’a même pas besoin de savoir écrire, cela tombe bien. Peut-être même un CD et pourquoi pas un DVD, j’en ai toujours rêvé. J’ai bien d’autres choses à dire croyez moi, j’ai beaucoup d’idées, et puis, comme ils ont su si bien  le dire à MEDIAPART, il ne faut plus que cela recommence !   

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 20:24

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

KARACHI : Olivier MORICE, avocat des familles des victimes de l’attentat de KARACHI, a décidé de déposer plainte en diffamation contre Nadine MORANO, au motif que cette dernière  a déclaré qu’il avait tenu des propos diffamatoires à l’encontre du Chef de l’Etat. Curieux avocat qui a choisi pour ses clients une défense publique, polémique et débridée, mais qui exige de la part de ceux qu’il met en cause une défense classique faite de réserve, de respect et de retenue.

 

NIQAB : Deux femmes sont venues provoquer les autorités en se présentant à la Mairie de Meaux entièrement voilées. L’une d’entre elles a annoncé dans le même temps, sa candidature à la présidence de la République. Elle a dit défendre la liberté religieuse.

 

TUNISIE : La représentante de l’Office du tourisme tunisien a déclaré que désormais les touristes ne viendront plus en Tunisie pour boire de la bière et du coca-cola, mais pour faire un tourisme plus intelligent. Défendre le tourisme, en rejetant le tourisme populaire ?

 

PAPE : Des manifestants hostiles au Pape ont défilés à Berlin contre sa venue. Certains exhibaient un montage photographique sur lequel ils avaient remplacé le crucifix par un phallus. Ils se veulent être ainsi les défenseurs des victimes des prêtres pédophiles.

 

BOURGI : On dit qu’il a voulu défendre Nicolas SARKOZY. On comprend mieux pourquoi cet avocat avait été cantonné dans le rôle de porteur de valises. 

 

SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE : son représentant, Matthieu BONDUELLE, a accusé Nicolas SARKOZY d’avoir violé le secret de l’instruction, l’Elysée ayant publié un  communiqué indiquant que le nom du président n’apparaissait pas dans la procédure. S’agit-il d’une croisade de ce syndicat pour la défense du secret de l’instruction ?

 

Fabrice LHOMME : journaliste au journal Le MONDE, affirme sur BFM télé, que le nom de Nicolas SARKOZY apparait à plusieurs reprises dans le dossier de l’instruction...Le Syndicat de la Magistrature n’a pas encore protesté.

 

Laurence PARISOT : « la patronne des patrons » a pensé, qu’à l’heure où les entreprises françaises qu’elle est chargée de défendre, sont dans une situation économique des plus préoccupantes, il était opportun de publier un livre…sur le danger que représente Marine LE PEN pour la France. Laurence PARISOT n’aura jamais fini de nous étonner.  

 

DSK : a voulu assurer sa propre défense devant les français. Il a choisi une amie de son épouse pour se faire interviewer et nous a incités à lire le rapport du procureur qui révèle que la justice américaine n’a pas reconnu son innocence, mais a abandonné les poursuites, à raison d’un doute sur sa culpabilité.

 

Les représentants des ETATS UNIS et de l’UNION EUROPEENNE à l’ONU : ont quitté la séance en signe de protestation, contre les déclarations venimeuses proférées par Mahmoud AHMADINEJAD. Piètre défense. Ce type de manifestation a pour effet de procurer au président iranien une grande jubilation. Chasser les occidentaux tandis que le reste du monde demeure à sa place pour l’écouter, ne pas être contredit, quoi de plus merveilleux ? gpancrazi.over-blog.com/

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:28

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

Les coups pleuvent comme à Gravelotte. Depuis la rentrée de septembre, l’Elysée essuie un feu nourri. La guerre est déclarée, elle sera féroce, elle ne cessera qu’avec l’élection présidentielle. MEDIAPART est à l’offensive, la presse toute entière suit comme un seul homme, parlée, écrite, télévisuelle, elle reprend la litanie des informations, vraies ou fausses, démenties ou confirmées, vérifiées ou non, il importe, elles atteignent toutes leur objectif, saper, user réduire, laminer, pour qu’il ne reste plus rien ou pas grand-chose au moment de l’assaut final.

 

Crise morale artificiellement créée, qui singulièrement supplante une crise économique bien réelle alors que la France est désormais en filigrane, dans la longue succession des pays dans le collimateur des agences, alors que l’Europe s’effiloche et signal préoccupant,  des institutions caritatives  ne pourront plus assurer leur mission.

 

Crise morale que l’on emmêle à une crise économique, jusqu’à faire croire qu’en réglant la première on réglerait la seconde, jusqu’à dire que pour que tout aille mieux, il suffirait de prendre aux riches pour donner aux pauvres,  et qu’alors la croissance reprendrait, que les créations d’entreprises augmenteraient, que le tissu industriel se  reconstituerait et que l’emploi bien évidemment serait relancé …  

 

Démagogie absurde mais qui fonctionne même au-delà de l’irraisonnable, même parmi les plus avertis, même parmi les plus pourvus qui réclament de payer pour que tout aille mieux, peut-être pour seulement se donner bonne conscience, alors qu’ils savent bien que le problème est d’une toute autre dimension et que sanctionner ceux qui entreprennent, faire de la démagogie d’un autre temps, exhumer un Georges MARCHAIS qui fut même renié par les siens, conduit à saper la confiance, à créer un climat délétère, à pourrir les relations sociales, alors que l’on sait parfaitement que la solution est ailleurs.       

 

Crise morale alimentée par une juge qui déclare avoir les preuves de l’indélicatesse du président, par des témoins qui l’infirment, par le placement en garde à vue de proches du président, par l’affaire KARACHI, par la présence même du juge VAN RUYMBEKE, par l’affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris, par la dénonciation d’une justice à deux vitesses, par la reprise incessante de l’adage du deux poids deux mesures, par l’affaire BOURGI, par l’affaire CLEARSTREAM, par BALLADUR que l’on dit compromis et peut-être demain en garde à vue, par un braquage à ORLY, par l’affaire SERVIER, par toutes les affaires qui sortent au rythme d’une affaire chaque jour.

 

Qui a fait quoi ? Peu importe, tout se retourne contre le président, qu’il soit concerné ou non que l’on démente ou non. Le doute s’insinue partout, il taraude les esprits, infiniment plus dévastateur que la vérité elle-même, qui ne semble plus exister.

 

Et c’est bien là la preuve de la gravité de la crise morale que nous traversons. Lorsque tout remonte au sommet, lorsque le bien ne se distingue plus du mal, lorsque l’on mélange tout, lorsque l’on amalgame tout, lorsque SARKOZY devient responsable de tout, alors rien ne pourra plus arrêter ce torrent d’eau saumâtre et de boue qui déferle de partout et qui paraît pouvoir tout emporter, tant il semble  irrésistible.

 

Nicolas SARKOZY pourra-t-il ébranler le roc de la suspicion, du doute, du scepticisme, pour les plus modérés, de la colère, voire de la haine pour les autres.

 

La Libye, succès diplomatique inouïe qui a changé l’image de la France aux yeux du monde arabe et même du monde occidental, la France qui résiste le mieux à la crise avec des prises de décisions promptes et efficaces, la France qui est la seule à avoir pu maintenir sa formidable politique d’aide sociale… Rien n’y fait et il semble que rien n’y fera.

 

Dans une société du résultat, une société du jetable, on n’attend plus, on ne répare plus, on change, on ne sait pas si ce sera mieux, mais on change, on change pour le changement, mot magique sur lequel depuis trente ans se font toutes les campagnes présidentielles, le changement, plus que jamais à l’ordre du jour.

 

Nicolas SARKOZY est le seul qui ne peut le promettre. Comment peut-il promettre de changer ce qu’il doit pleinement assumer sans reconnaître qu’il s’est  trompé ? Et il importe peu que ce soit ou non le cas.

 

Alors, la question doit être posée. Peut-il encore gagner, c'est-à-dire peut-il encore faire gagner son camp ? Il a seul la réponse. S’il pense pouvoir gagner, il ira.

 

Sinon, il s’effacera. S’effacer pour  éviter à son camp une défaite, une défaite certainement injuste, mais une défaite annoncée, même si en politique rien n’est jamais sûr.

 

Nicolas SARKOZY ne peut certainement pas terminer une brillante carrière par une défaite humiliante. Il sait que s’effacer effacerait tout, s’effacer devant l’injustice lui redonnerait dignité et grandeur, donnerait une chance à son camp et laisserait son avenir intact. Mais gagner lui donnerait aussi tout cela.

 

Alors ? S’effacer ou gagner ?

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 12:35

                                        

Fille de Haut Fonctionnaire ! C’est ainsi qu’elle s’est présentée  devant sa promotion de l’ENA ; chaque élève devant indiquer à haute et intelligible voix, en présence d’une caméra de télévision qui a immortalisé ce moment, la profession de ses parents. 

 

Tout le monde savait ou aurait su qu’elle était la fille de Jacques DELORS, dont la sensibilité catholique de gauche et le talent, lui permirent de devenir l’un des grands du parti socialiste des années 80.

 

La fille voulut suivre l’exemple du père, elle adhéra au parti socialiste.

 

Elle y prit très vite toute sa place, car chacun sait qu’en politique, les fils ou filles « d’évêque » progressent bien plus rapidement que les militants de base. L’investiture  dans des fiefs « gagnés d’avance » leur est accordée quel que soit leur talent. Pourtant, ils ne gagnent pas toujours. En 2002, aux législatives, Martine AUBRY l’a appris à ses dépens.

 

Pour les présidentielles les choses sont différentes. Le programme, la personnalité du candidat, la motivation, la capacité à gouverner, sont des critères de choix indispensables.

 

Le programme : Martine AUBRY, dont l’élection à la tête du parti est le résultat de combinaisons entre divers  courants, a présenté,  au nom du Parti socialiste, un programme de mesures qui en est le reflet, à l’évidence inadaptées à la situation économique. Son problème est que s’agissant d’un compromis entre les divers rapports de force dont elle dépend, il lui est difficile de s’en écarter, comme peuvent le faire les autres candidats.

 

La personnalité : Femme politique de création artificielle, elle n’a pas l’envergure d’un leader conduisant son peuple à la victoire. Absence évidente de charisme, manque de hauteur de vue, personnalité quelconque, animée par un éternel discours d’indignation que ponctue de perpétuelles jérémiades. Elle finit vite par lasser un auditoire, venu pourtant souvent avec de bonnes dispositions. Tout le monde s’accorde à reconnaître qu’elle n’est pas l’animal politique rêvé pour une présidentielle.

 

La motivation : on savait, bien, avant que Dominique STRAUSS KAHN ne le confirme lors de sa prestation télévisée du 18 septembre,  qu’elle n’était pas très disposée à se jeter dans le grand bain, qu’elle avait ménagé le suspense pour des raisons internes tenant à la partie la plus à gauche du mouvement, mais que son souhait avait bien été que Dominique STRAUSS KAHN se présente, avec pour elle la seule perspective de devenir sa Première ministre, ce qui aurait suffi à son bonheur, ayant toujours préféré les nominations aux élections. En contre partie, Dominique STRAUSS KAHN aurait été  « dispensé » de primaires. C’est ce que l’on a appelé le pacte de Marrakech, auquel le couple Ségolène ROYAL-François HOLLANDE, reconstitué pour la circonstance, s’était fermement opposé.

 

La capacité à gouverner : un certain nombre d’indices recueillis dans l’exercice de ses responsabilités plaident en sa défaveur. Elle prend des mesures ou des positions qui portent atteinte aux grands principes qui fondent la République.

 

Ainsi, la décision d’interdiction dans sa ville, d’une exposition d’estampes mexicaines, œuvre d’un artiste mexicain qui n’est plus de ce monde, pour sanctionner la justice mexicaine de la décision qu’elle a prise dans l’affaire Florence CASSEZ, montre son étroitesse de vue et sa méconnaissance grave du principe de personnalité  des délits et des peines, qui dispose que c’est celui qui a commis un manquement qui doit être sanctionné et non un tiers.

 

Il y a chez cette femme un aspect irresponsable qu’elle semble assumer, au nom de situations ponctuelles qui se présentent à elle, et qu’elle règle, pour satisfaire une émotion compassionnelle déplacée, pour ne pas dire ridicule.

 

En face de son trouble affectif, la laïcité, l’égalité homme-femme, la mixité, ne sont que billevesées, qui ne pèsent rien. 

 

Des femmes musulmanes viennent la voir dans sa mairie de LILLE et lui disent qu’elles veulent des piscines non mixtes. Y a-t-il eu une explication ? Les hommes ne seraient-ils que des prédateurs de femmes, incapables de refreiner leurs bas instincts ? Serait-ce pour des motivations religieuses ? S’est-elle interrogée avec ses interlocutrices sur les raisons pour lesquelles la République tient à ce que les hommes et les femmes ne soient pas séparés ? Leur a-t-elle parlé des vertus de la mixité ?

 

En toute hypothèse, il semble que ce qui a prévalu à ses yeux est que  si on ne leur accorde pas ce privilège, ces femmes seront privées de piscine.

 

Alors plus d’hésitation, la République n’aura qu’à attendre le bain de ces dames. Voilà ! C’est fait. « A partir de dorénavant » il y aura à LILLE des piscines sans homme, comme dans les pays les plus intégristes du monde musulman…

 

Martine AUBRY reviendra bien évidemment sur sa décision...

 

Elle se dit à titre personnel contre le voile intégral, qui est attentatoire aux droits de la femme et à leur dignité. Tant mieux ! Mais elle ajoute aussitôt qu’il ne faut pas l’interdire, car l’interdiction serait trop difficile à mettre en œuvre.

 

Que peut-il y avoir de plus irresponsable que ce type de position ? Pourquoi alors ne pas supprimer toutes les lois difficiles à appliquer ?  

 

La pétition qu’elle a cosignée avec Tarik RAMADAN, est encore un exemple étonnant d’irresponsabilité : Martine AUBRY a dit qu’elle ne savait pas que ce dernier la signerait.

 

Mais quand on représente un grand parti politique, on doit réserver sa signature, en fixer les conditions, surtout dans un domaine aussi sensible, où la précipitation est toujours mauvaise conseillère.  

 

Et c’est en réalité cela qui est par-dessus tout le plus gênant, c’est ce zèle constant chez la  représentante d’un parti qui est indiscutablement laïc, à se positionner en faveur de tout ce qui touche à la religion musulmane, sans en mesurer les conséquences, alors que dans l’intérêt même de ses pratiquants, il conviendrait de les inviter à exercer leur culte dans la discrétion. A ne pas l’avoir compris, elle participe, peut-être même sans l’avoir voulu, ce qui est encore plus irresponsable, à l’instrumentalisation d’une religion et à la stigmatisation de ses adeptes, recherchées par certains.   

 

Il est rare d’observer chez une candidate potentielle de ce niveau, si peu de dispositions pour la fonction suprême. Il semble bien, toutefois, qu’elle en soit tout à fait consciente, ce qui est le seul aspect positif que l’on est bien obligé de reconnaître, à cette fille de Haut fonctionnaire. gpancrazi.over-blog.com/

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 08:10

Le billet d’Eric SEYDOUX   

 

Arrêtez un peu avec ces histoires de copains et de copines, je prétends même que sur une affaire pareille, c’est plus difficile d’interviewer le mari d’une copine, que quelqu’un que l’on ne connaît pas. Et je suis sûr que c’est justement  pour cela que les STRAUSS KAHN ont choisi Claire, ils ne voulaient pas qu’on leur reproche la facilité. D’ailleurs TF1 qui est une chaîne scrupuleuse n’a rien trouvé à redire. Alors ? Et puis tiens, je m’excuse, mais les concurrents des autres chaines n’ont rien dit non plus, pas un mot. « Merci d’être sur Antenne 2 » a simplement dit DELAHOUSSE en ouvrant son journal. Et bien, puisque tout le monde est d’accord, je ne vois pas où est le problème. La France est vraiment un pays de râleurs.

 

C’est comme pour l’argent, et bien moi je dis qu’on est beaucoup plus embêté lorsque l’on en a que lorsque l’on n’en a pas. STRAUSS KAHN l’a d’ailleurs parfaitement dit : « l’argent pour nous français est très choquant, mais que faire ? » On a bien senti la souffrance de cet homme accablé comme on l’est par une maladie incurable. « Mais que faire ? »

 

Pour le logement, cela a été pareil, il nous l’a bien expliqué. Anne, que Dieu bénisse cette  femme,  avait d’abord trouvé un deux pièces, puis un studio… mais ils en furent chassés de l’un comme de l’autre par des voisins et des riverains dénués de toute compassion. Passez votre chemin leur a-t-on dit, comme à des vagabonds. Et bien je suis sûr que s’ils avaient été inconnus et sans le sous, personne ne les aurait embêtés. Et c’est là qu’ils ont alors dû faire le sacrifice d’habiter cet horrible appartement d’un luxe repoussant. « Je ne l’ai pas aimé » a t-il dit. Alors vous voyez.

 

Et aujourd’hui encore, cet homme dans le malheur, victime de l’injustice qui le frappe, encore sous le coup des accusations intéressées de cette horrible femme, cet homme humilié, entravé, emprisonné et enfin libéré, savez vous ce qu’il lui a été demandé ? « Mais que s’est-il passé dans la suite 2806 ? » Vous vous rendez compte, une question pareille à un homme qui a subi un tel traumatisme ? Bon je reconnais que Claire CHAZAL en grande journaliste n’a pas insisté. On sait juste que ce n’était pas convenable, qu’elle était d’accord et qu’il n’a jamais été question d’argent. Et oui, les gens s’imaginent toujours que l’argent est présent partout et bien désolé il n’en a pas été question. Et la meilleure preuve, preuve absolue s’il en est  que ce qu’il dit est vrai, est qu’Anne l’a soutenu. « Jamais Anne ne m’aurait soutenu si elle avait eu le sentiment que j’étais coupable. »

 

L’interview progresse remarquablement bien, l’innocence démontrée, l’injustice établie, on passe au piège : « c’est possible » a-t-il dit laconique. Un complot ? « Nous verrons ». Oh, Oh, il laisse entendre qu’il peut avoir été victime d’une machination. Cela change tout. Cette femme si maladroite serait en réalité le bras armé d’une intrigue menée secrètement. Et oui que suis-je bête, la preuve c’est le choix de NAFISSATOU DIALLO, pour que cela fasse plus vrai. Il est sûr qu’il ne s’est pas méfié d’une telle femme...

 

Et puis, dernier palier, l’homme n’est pas rancunier. Il accepte de nous délivrer encore un peu de sa science. Un homme qui peut sauver le monde, un géni de l’économie. Seul lui sait ce qu’il faut faire. Mais après tout ce qu’il a subi, nous abandonnera-t-il à notre triste sort ? Aura-t-il pitié de nous, saura-t-il nous pardonner ? Il ne ferme la porte à rien ! « On verra » a-t-il conclu. Bravo Claire CHAZAL ! Merci TF1 !gpancrazi.over-blog.com/  

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 09:15

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

Un bandeau qui passe sur itélé en continu m’apprend que Frédéric PECHENARD, directeur général de la police nationale, a « reconnu »* avoir donné l’ordre d’identifier le haut fonctionnaire qui a informé le journaliste du Monde Gérard DARVET, dans l’affaire BETTENCOURT en cours d’information judiciaire.

 

Reprenant avec beaucoup d’autres, les titres du  quotidien Le Monde et de l’hebdomadaire Marianne, sur « les écoutes du Monde » ou sur « l’espionnage du Monde », la chaîne pour ne pas demeurer en reste avec ces fleurons du journalisme français, a ajouté le commentaire suivant : « il a donc violé la loi sur le secret des sources ».

 

Lourde accusation pour celui qui est justement chargé, au plus haut sommet de l’Etat, de la faire respecter.

 

Selon le quotidien et l’hebdomadaire à l’origine de cette polémique, le détenteur d’informations confidentielles, qui les communique illégalement à un tiers, ne pourrait pas être recherché pour être jugé, dès lors que l’infraction qu’il a commise, l’a été au profit de la presse.

 

Pas même pour mettre fin à la divulgation, qui pourrait alors se perpétuer.

 

On arrive à cette solution par un raisonnement singulièrement pervers : celui qui viole le secret auquel il est tenu, secret professionnel, médical, militaire, de l’instruction…au profit d’un journaliste, deviendrait une source de journaliste, son identification serait donc contraire à la loi sur la protection des sources.

 

En allant jusqu’au bout du raisonnement, toute personne, détentrice d’une information couverte par le secret pourrait ainsi, violer le secret qu’elle est censée protéger en le remettant à un tiers, utiliser n’importe quel moyen illégal qu’elle estimerait opportun pour se le procurer, comme voler les documents qui le contiennent, commettre une effraction à cette même fin, à partir du moment où l’information à l’origine du délit serait destinée à un journaliste, aucune poursuite ne pourrait être engagée contre elle, sous peine de violer la loi sur le secret des sources.

 

Et tant pis pour les victimes que la loi a voulu protéger ! La protection des sources ne doit pas connaître de limite.

 

Il va de soi que le journaliste lui-même qui aurait, par le fait même, commis le délit de recel de l’infraction commise par son informateur, ne pourrait pas plus être poursuivi.

 

L’auteur du manquement pris de remords ne pourrait même pas avouer son méfait, cela conduirait inévitablement à l’infraction  sur la protection des sources…

 

Tout pouvoir est aujourd’hui encadré par la loi et se trouve en outre  sous le contrôle exigeant de la presse. Sauf justement la presse. On a rarement vu des campagnes de presse concerner un « confrère ». 

 

La presse écrite se montre  de plus en plus exigeante sur ses droits, de plus en plus arrogante.

Elle juge, condamne, défend les uns, pas les autres, décide de s’attaquer à un tel plutôt qu’à tel autre, décide de ce qui est bien et de ce qui est mal, de ce qui est juste, de ce qui est légal, de ce qui doit être publié, de qui doit être épargné...

 

Sauf la limite de la diffamation, elle est libre de dire ce que bon lui semble, elle le dit avec de moins en moins de nuance, de moins en moins de prudence, de plus en plus d’assurance et cela va de soi, sans la moindre once de délicatesse.

 

Cette évolution assez récente est la conséquence d’une absence évidente d’équilibre dans la diversité des opinions des différents organes qui la constitue, avec comme corolaire une place de plus en plus importante pour une idéologie marquée, signe de déclin dans sa fonction d’informer et qui va chercher une compensation dans un combat qu’elle livre sans merci, à la défense d’une liberté, que pourtant personne ne lui conteste. gpancrazi.over-blog.com/

 

 

*France info 9 septembre 2011 « Oui, j’ai demandé à la Direction Centrale du Renseignement Intérieur d’identifier le haut fonctionnaire qui, soumis au secret professionnel et ayant un accès direct des documents sensibles, divulguait des informations confidentielles dans une affaire judiciaire en cours. Je trouve cela grave. Il s’agit d’une infraction pénale ».

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