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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 13:45

Marie-Ségolène Royal, est née en 1953, à Dakar, au Sénégal, alors Afrique Occidentale Française, où son père, officier d’artillerie de marine, avait été affecté, avant un séjour en Martinique.

Elle a 10 ans, lorsque la famille Royal s'installe dans le village de Charmes, dans les Vosges, d’où elle est originaire, et où, quatrième d’une fratrie qui compte huit enfants, elle y fait ses études primaires et secondaires, qu’elle terminera à  Epinal. Education provinciale de la France de l’après guerre, stricte et religieuse, comme l’était celle des filles de sa condition,  avec un père autoritaire et une mère soumise, qui se rebellera.

Elle passera ainsi d’une France des campagnes encore patriarcale, patriote et religieuse, à une France des idéologues, du  multiculturalisme, du matérialisme débridé, puis de l’égalitarisme, avec en toile de fond,  la fulgurante révolution de la communication.

 

Elle aime à répéter qu’elle s’est construite,  par opposition à ce qu’elle fut. Mais peut-on vraiment échapper à ce que l’on a été ?  

 

Double culture, double appartenance à la France de MAURRAS et à celle de JAURES. Ségolène ROYAL  eut l’intelligence de prendre, dans l’histoire comme dans son histoire personnelle, pourtant par certains côtés douloureuse, le meilleur pour laisser le  pire, là où beaucoup d’autres auraient tout rejeté.

 

Femme sans complexe, courageuse et déterminée, mais en réalité femme triste, qui cache une  éternelle douleur derrière un sourire en forme de masque, derrière une indignation ironique presque constante, femme secrète, fermée, qui ne se livre  pas, inattendue, qui émerveille, puis qui lasse et que l’on finit par fuir,  femme solitaire, femme seule, vivant hors du monde, hors des réseaux, hors de tout. Tournée sur elle-même, elle ne se préoccupe pas de son entourage qu’il la serve ou non. A-t-elle des amis fidèles, le sait-elle elle-même, cherche-t-elle d’ailleurs à en avoir ? Tous les responsables du parti socialiste, ou presque, sont venus à elle à un moment ou à un autre, puis sont repartis, vers d’autres aventures,  déçus, décontenancés, amers pour certains, convaincus que  le cri de« fraternité » n’était qu’un slogan de meeting.

 

Son indépendance d’esprit, qui pourrait être un atout, la confine à la froideur. Elle n’est pas une femme de concession  ni de compromis ; ce qui n’est pas une qualité quand on a le pouvoir, mais qui est un défaut majeur quand on cherche à le conquérir.

 

Elle a un bon sens de l’improvisation, même si à trop improviser elle finit par sur-réagir. On a l’impression qu’il manque chez cette femme politique un travail de fond pour la stabiliser et lui donner des repères. Les sondages aidant, il semble qu’elle ne dispose plus de beaucoup d’alliés au sein du parti socialiste. Il lui reste un électorat fidèle, qui apprécie chez elle une certaine originalité pour ne pas dire excentricité.

 

Avec Ségolène ROYAL, on doit toujours s’attendre à tout : excuses aux chefs d’Etat africains au nom de la France, show à l’américaine, genre prédicateur, promenade sur la muraille de Chine avec néologisme fortuit, contre-pied par ci, contre-pied par là, dès que l’occasion se présente. Elle sait, quand elle en éprouve la nécessité, assurer le spectacle. Elle sait aussi s’installer dans un silence pesant comme ce fut le cas pendant quelques mois.         

 

Son éducation, ses manières, ses accoutrements aujourd’hui abandonnés,  ravissaient un François MITTERAND qui ne dissimulait pas un petit faible pour cette jeune femme à la voix traînante, envoûtante ou énervante,  d’un autre temps, d’un autre monde.

 

C’est cette vie, cette éducation qui fit d’elle à la fois la femme de gauche qui contestera les structures de la société avant de les adopter, et la femme d’ordre, patriote, n’hésitant pas à s’envelopper dans le drapeau français, parlant sécurité, proposant « naturellement » les militaires pour l’éducation des jeunes délinquants, ce que quiconque à droite n’a jamais osé faire, sous peine de se faire traiter de fasciste.

 

S’y ajoutera une volonté sans nulle autre pareille, une force de caractère indéniable  et une détermination sans borne, qui firent d’elle, une femme d’une dignité et d’une fierté qui vire vite à la vanité, ambitieuse comme il va de soi, en fin de compte, toutes les qualités réunies pour réussir.

 

Paris, les années 70, Sciences po, l’ENA, le PS… et tout qui s’accélère, les années 80, les années 2000, de ministre de François MITTERAND, à qui elle offrira ses larmes au moment de son départ de l’Elysée, jusqu’à sa sélection pour la phase finale de la présidentielle, seule femme à être arrivée jusque là, après avoir battu et ringardisé FABIUS et STRAUSS KAHN, et malgré un parti miné par les intrigues, les coups bas,  les mauvais coups et les sales coups, qui ne la soutint pas, pas plus que ses leaders trop affairés par leur propre destin.    

 

Ecartée par les ultras du secrétariat général, dont elle a été la bête noire, toujours plus isolée, plus délaissée par un parti et par une Martine AUBRY qui la laisse s’épuiser, sans même  chercher désormais à  dissimuler son profond mépris, à cette femme dont elle estime qu’elle n’a ni les manières ni la lignée ni même les codes pour vivre à la Cour de SOLFERINO. C’est ainsi qu’elle lui signifiât, dans un dernier accès de goujaterie, comme les filles de grande famille savent le faire pour rabrouer des domestiques qui les excèdent : « Elle est trop impatiente la Ségolène ! »

 

Pour n’avoir existé que par elle-même, elle se trouve aujourd’hui trop isolée, trop méfiante ainsi que la vie le lui a appris, trop dans l’adversité, et en même temps, trop sûre d’elle-même et de son destin …

 

Les aventures politiques solitaires n’ont jamais prospérées, ce sera  sa dernière vanité politique que de n’y avoir pas cru…Reste peut-être une dernière rebuffade, dont elle seule a le secret. Les élections primaires lui en donneront sûrement l’opportunité. Mais cela suffira-t-il ?    

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 06:59

Le billet d’Eric SEYDOUX  

 

« SARKO m’a tuer » ! Et tant pis pour l’éthique.  

 

Pour avoir retenu un tel titre, les auteurs de ce livre auront certainement dû faire preuve d’un manque évident d’imagination.

 

Ou peut-être que nos journalistes écrivains, après en avoir tellement abusé, s’en trouvèrent-ils démunis  au moment du couronnement de leur œuvre...

 

A moins qu’ils aient pensé que ce cliché éculé, correspondait le mieux à une cible de lecteurs éprouvés par une vie souvent difficile, qui pourraient trouver dans ce nouveau brûlot anti présidentiel une revanche sur le sort, un soulagement aux déboires de la vie, soulagement qu’ils auraient d’ailleurs pu aussi bien se procurer dans les récits qui emplissent les magazines, d’une LOANA déprimée et obèse ou dans les pitoyables reality show télévisuels dont on nous accable, succédanés des jeux du cirque, qui offraient à un public sadique et cruel, l’immolation de la victime, sur le théâtre même de sa fugace gloire.

 

« SARKO m’a tuer » ne serait alors qu’une transposition, à un livre, de ces émissions de télévision, dans lesquelles ont fait exposer, à de pauvres gens qui ont perdu tout sens de la dignité, du respect d’autrui, comme du leur propre,  leurs affaires de famille les plus sordides, leurs maux les plus intimes, leurs déboires professionnels, leurs avanies conjugales.

 

Voici deux journalistes, qui ont le privilège de se prévaloir du titre d’un journal, qui à une certaine époque fut certainement l’un des organes de presse le plus prestigieux qui soit et  qui ne trouvent rien de mieux, pour assurer leur pitance médiatique, que de procéder à une triste exhumation, d’ambitions inassouvies, de vanités déplacées et d’égos démesurés.

 

Voici deux journalistes qui savent bien qu’ils trouveront bienveillance et assistance auprès de tous ceux, et ils sont nombreux sous tous les régimes, qui s’étant trouvés un jour dépositaires d’une parcelle de l’autorité, ont cru qu’ils l’incarnaient, en même temps que la justice, la vérité, la vertu et que par conséquent on ne pourrait jamais les en démunir, sauf à commettre une terrible injustice, une violation intolérable du droit, une ignominie.

 

Comment alors pourront-ils hésiter, à aller exhiber leur âme martyrisée sous les feux glauques d’une lumière qui ne cherche qu’à meurtrir, et à s’en  remettre à ceux,  qui veilleront pour que la chose soit « plus belle encore», à ne retenir que les pages les plus perfides de leur histoire, sans trop de souci de vérité ou même parfois de vraisemblance, seul comptera, pour les uns d’assouvir le désamour de leur vie, pour les autres de conduire leur combat contre un président liberticide, enclin à tous les favoritismes, prévaricateur, corrupteur quand il n’est pas lui-même corrompu, affameur de pauvres, enrichisseur de riches, et que sais-je encore 

 

Ces journalistes-écrivains,  protégés par leur corporation, affectés par le syndrome du Watergate devenu l’ambition des médiocres, qui s’illusionnent de pouvoir, sur un coup un seul, faire vaciller le monde, faire chuter un pouvoir qu’ils abominent, se moquant avec désinvolture du discrédit qu’ils pourront jeter sur une profession, de plus en plus atteinte par ce mélange des genres, convaincus, d’être seuls à détenir la vérité et de la pureté de leurs convictions.

 

A force de pouvoir s’offrir tous les quatre matins sans la moindre mesure et toujours sans le moindre risque, la dénonciation « d’affaires d’Etat  d’une extrême gravité », à force d’avoir vu dans les caniveaux de Paris les corps gisants des témoins de ces affaires d’Etat, à force de dire que les juges, s’ils ne sont pas aux ordres, sont harcelés par des mains occultes dirigées par des cabinets noirs, à force de dire que la presse n’est pas libre, à force de dire que la France est une dictature autoritaire et bientôt sanguinaire, ils perdent tout crédit au profit d’une idéologie, tellement extrême, qu’on en vient à la rejeter en bloc.

 

S’il est de la fonction du journaliste de dénoncer les excès des pouvoirs, dans une société démocratique aussi policée que la nôtre, ce doit être avec prudence, circonspection et après avoir effectué un travail d’enquête rigoureux : croiser les sources, connaître la version des mis en cause en les interpelant, vérifier auprès des témoins cités la réalité des allégations qu’on leur prête, traiter chaque personne objet de l’enquête sur un pied d’égalité quelle que soit sa fonction, son aura ou sa personnalité.

 

Lorsque l’idéologie l’emporte sur tout le reste, lorsque l’on considère, prétention inouïe, détenir la vérité la seule qui vaille, la seule qui compte, au point de pouvoir se dispenser de toutes ces règles, lorsque l’on sait que de toute façon personne n’osera contester ce qui est dit, à peine de se trouver dans le camp trouble des auteurs des coups tordus, des barbouzes et des comploteurs, ce journalisme là se perpétuera, et tant pis pour l’éthique..

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 05:50

Par Eric SEYDOUX

 

Sûr de lui, sûr de ce qu’il faut faire et de ce qu’il ne faut pas faire, grand donneur de leçons, sachant mieux que quiconque distinguer le bien du mal, le bon du méchant, l’honnête du malhonnête, il fonce droit devant lui, sans jamais se laisser effleurer par le doute, le verbe haut, rempli de ses convictions, de ses certitudes et de sa vérité.

 

Feignant de se maîtriser, il s’exprime toujours avec une colère rentrée, pour décrire des situations qu’il qualifie d’intolérables, d’ignobles, de scandaleuses, et dans la dénonciation desquelles il a acquis sa notoriété. Une sorte de dénonciateur public, y compris d’ailleurs de ses amis politiques ; la fédération des Bouches du Rhône du parti socialiste, Dominique STRAUSS KAHN à peine débarqué, sont en train actuellement d’en faire les frais. Sa voix est douce et trainante bien que ferme, son visage d’ange contraste avec les traits durs de ses lèvres, qui trahissent une intransigeance à la FOUQUIER TINVILLE.

 

Peu conciliant, il condamne, tout ce qu’il estime être déviance, dérapage, manquement, dans des jugements expéditifs et sans nuance. Avocat dans le privé, procureur en politique, il sanctionne, exclut, destitue,  sans état d’âme. Il a l’arrogance du bourgeois, l’assurance que procure le bien être, l’immodestie du parvenu.

 

Le culot est le secret de sa réussite, pas de complexe, outrecuidant au possible, beau causeur et beau gosse, ce quinquagénaire d’une élégance raffinée, servie par une décontraction naturelle, apparaît aux yeux de tous comme faisant partie des quadras du parti socialiste.

 

Sympathique pour ceux qui pensent comme lui, antipathique pour les autres, c’est une sorte de melting-pot entre Noël MAMERE et Jean-Luc MELENCHON.      

 

Ce n’est pas un doctrinaire, contrairement à l’impression qu’il donne. Pragmatique et éclectique, des projets pleins la tête, il a toujours une solution clé en main à proposer, pour régler chaque problème. Son programme s’intitule d’ailleurs: « Cent idées et le capitalisme coopératif. »

 

Sa grande ambition : la création d’une sixième République, qui serait une République idéale, mais qui à l’examen, n’est que le plagiat de la quatrième.

 

Il est vrai, à y regarder de plus près, qu’il y a chez cet homme un petit quelque chose de passéiste. Son éloquence toute radicale socialiste, sa verve surannée, la recherche d’une terminologie  précieuse, son admiration pour Edgard FAURE, son goût pour les grands déjeuners républicains et champêtres, font de lui un homme politique du siècle précédent. C’est le type de personnage que l’on aurait pu voir au lever du jour sur les prés, chemise blanche et pantalon noir, encadré d’hommes en noir et chapeaux hauts de forme,  régler ses comptes à la Gaston DEFERRE.

 

Candidat à l’investiture du parti socialiste, bien qu’il sache, même si d’aucuns lui reconnaissent une certaine prétention, qu’il n’a aucune chance.

 

C’est une candidature pour prendre date pour le court, le moyen et le long terme. Pour cette fois ci, il se contentera de se rallier à celui qui l’emportera aux primaires.

 

Ainsi, en cas de victoire il ne restera pas au bord du chemin. Il sera alors un Chevènement, prompt à la démission, ce qui cadrerait avec l’image qu’il veut donner de lui, ou bien, il rentrera dans le rang pour vivre benoîtement une douce vie ministérielle, ce qui correspondrait plutôt, selon ses adversaires,  à ce qu’il est réellement.

 

On ne voit toutefois pas très bien où il se situe vraiment, ni la plus value qu’il est susceptible d’apporter par rapport aux autres candidats. Le programme qu’il décline de temps à autres, à l’occasion de ses prestations télévisuelles, original et très personnalisé, fait plus penser à un programme de second tour de la présidentielle, qu’à celui d’un candidat au premier tour des primaires d’un parti.

 

Il a fait, comme l’on dit, le buzz à deux occasions, si l’on oublie la triste dénonciation des tribunaux de commerce, qui devaient, à raison de « leurs nombreux et graves dysfonctionnements » constituer le scandale du siècle dernier.

 

C’est indiscutablement la mise en cause de TF1 et de ses journalistes, faite off, ce qui a eu le mérite de la sincérité, et « l’ignoble injustice », dont sa compagne journaliste a été victime, au prétexte « fallacieux » qu’il était candidat aux élections primaires du parti socialiste.

 

Le premier évènement n’a pas eu l’air d’émouvoir plus que cela, le landerneau journalistique de notre bonne vieille France qui en a vu d’autres. Arnaud MONTEBOURG a été conforme à lui-même. Il a mis en cause avec une brutalité sans égal un grand média national, témoignant de son absence de mesure, assez inquiétante pour quelqu’un qui prétend vouloir jouer un rôle de responsable politique au plus haut sommet de l’Etat. 

 

Pour le second, avec sa compagne, ils ont reçu un unanime soutien de tout ce qui compte dans le paysage médiatique. Ils ont été déclarés grandes victimes du PAF, ce qui lui a apporté, à titre personnel, une grande jubilation intérieure, étant enfin à son tour, par compagne interposée,  la victime de l’une  de ces injustices qui jalonnent notre pays, et qu’il a tant dénoncées.

 

Cela lui a tout de même procuré l’avantage, ainsi qu’à sa compagne qui l’y a précédé, de passer chez Laurent RUQUIER dans son émission du samedi soir « On n’est pas couché ».

 

Même ZEMMOUR les a soutenus sans la moindre restriction.

 

Décision injustifiée, stupide, non fondée…attentatoire aux libertés, discriminatoire pour les femmes, injurieuse pour l’intégrité de la journaliste…a-t-on entendu de toutes parts.     

 

La mesure prise par l’employeur d’Audrey de la suspendre de son émission politique télévisuelle, serait donc une pure turpitude,  comme il vient d’être dit.

 

Aujourd’hui tout est rentré dans l’ordre. Elle remplace ZEMMOUR chez RUQUIER.

 

Mais en réalité, de quoi s’agit-il ?  

 

Des émissions sont produites sur de nombreuses chaînes de télévision, consistant à interroger des hommes ou des femmes politiques. A l’occasion d’une élection, le rôle du  journaliste, ou comme en l’espèce de la journaliste qui conduit les entretiens, est de poser des questions auxquelles des candidats vont devoir répondre. Ces émissions contribuent à forger l’opinion des téléspectateurs qui les regardent.

 

Selon les questions que le journaliste pose, selon la façon dont il les pose, l’intonation qu’il y met, l’ironie ou la gravité dont il peut faire preuve ; selon la manière dont il présente les faits qui sous tendent la question ou l’éclairage qu’il leur donne ; selon l’impertinence ou la bienveillance qu’il a à l’endroit de celui qu’il reçoit ; selon l’écoute dont il va faire preuve selon qu’il l’interrompe pour le contredire ou le laisse s’exprimer à loisir, selon les relances faites qui vont dans le sens de l’argumentation de l’invité  ou au contraire qui la contrarient, selon, selon, selon…le journaliste, même à son corps défendant,   va influencer   la qualité de la prestation, et peut influencer le téléspectateur.

 

La tenue d’une émission politique par la compagne -ou le compagnon- d’un responsable politique, lorsque des élections, auxquelles il est lui-même candidat se profilent, n’est pas une situation anodine.

 

Peut on en effet affirmer que la journaliste la plus honnête et la plus professionnelle qui soit, puisse questionner l’homme qu’elle aime, -ainsi qu’elle l’a elle-même qualifié- dans le cadre d’une épreuve de désignation à une élection majeure, sans que cela ne pose le moindre problème ni à elle-même, ni au média support de l’émission, ni aux téléspectateurs, ni aux autres concurrents, et que cela n’en posera pas plus lorsque ces derniers seront à leur tour, soumis à la question, sur le plateau de la compagne de leur adversaire ? Il semble que oui, samedi 3 septembre pour sa première dans « on n’est pas couché », elle a interviewé Martine AUBRY.   

 

Si les politiques et les journalistes font de plus en plus bon ménage, l’amour comme l’amitié qui les anime a une limite, la vertu.   

 

C’est étonnant qu’un Arnaud MONTEBOURG, grand pourfendeur devant l’éternel du conflit d’intérêt, n’y ait pas songé. Mais l’amour ne rend il pas aveugle ?

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 15:48

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

 

Et bien non, ne comptez plus sur moi pour vous parler de Dominique STRAUSS KAHN. Il est rentré, c’est fait. Il a rejoint son appart de la place des Vosges dans une immense limousine noire escortée de motards, formidable. Il avait l’air heureux, tant mieux. Son voisin Jack était là, normal. Les badauds étaient là aussi, avec toute la presse, le contraire eut été étonnant. Anne était ravie, grand bien lui fasse.  « Que du bonheur » a susurré je ne sais qui, résumant ainsi l’avis général. Que demander de plus.

 

Audrey PULVAR est également heureuse. Après ses déboires professionnels, toute la presse a loué son intégrité et son professionnalisme. Elle a été embauchée chez RUQUIER, à la place de ZEMOUR. Ce n’est que justice. Il paraît que les syndicats et les personnels d’Antenne 2 ne voulaient plus de ZEMOUR et même que nombre d’invités refusaient de venir à l’émission tant qu’il serait là. Alors rien de plus simple, entre une grande professionnelle adulée de tous et un foutriquet du paf haï de tous, il n’y a pas photo. Elle a pu ainsi pour sa première, questionner Martine AUBRY. Et alors ? Où est le problème ? Puisque tout rentre dans l’ordre.

 

Une juge a raconté dans un livre d’histoires, que des témoins lui avaient dit off, qu’ils avaient vu Nicolas SARKOZY recevoir de l’argent d’une richissime veuve. Celle ci ayant tellement distribué d’enveloppes, n’en avait plus pour préserver son hôte des médisants. Elle lui remit son obole telle quelle, en présence du plus grand nombre. Mais le témoin nommé par la juge devait démentir le jour même. Les docteurs de la loi qui se penchèrent sur la question, affirmèrent qu’une juge qui traite de corrompu le Chef de l’Etat, en se servant des dires de témoins qu’elle n’a pas, à tort,  entendu, n’est pas répréhensible. L’Elysée le confirma. Le juge BILGER lui-même précisa que dire le contraire serait « discutable ». Tout est bien qui finit bien.

 

Les journalistes auteurs de ce livre, qui dénonce les turpitudes du Président de la République, reconnaissent qu’ils se sont contentés de recueillir tout ce qu’ils pouvaient trouver allant dans le sens de ce qu’ils cherchaient à démontrer, sans même procéder à la moindre vérification. Là non plus rien à dire, après tout, il n’y a pas de fumée sans feu.

 

Un collaborateur de la Garde des Sceaux Michèle ALLIOT MARIE, balançait à tout va les éléments contenus dans une affaire en cours à un copain. Jusque là classique. Mais « Le pouvoir » commit la maladresse de diligenter une enquête pour le confondre. Que croyez vous qu’il arrivât ? Le copain déposa plainte pour violation du secret des sources. Pas de chance pour le pouvoir, le copain était journaliste. Une affaire d’Etat selon le Monde. Cela va de soi.

 

François HOLLANDE c’est fait : RAFFARIN prend ses distances, c’est un signe qui ne trompe pas, il s’y connait, c’est un vieux de la vieille, il demande même que SARKOZY lui fasse des excuses. Denis JEAMBAR qui lui aussi est un vieux de la vieille va plus loin, il demande au président de ne pas se représenter. HOLLANDE élu au premier tour ?  

 

A la veille de son procès pour détournement de fonds, Jacques CHIRAC perd la tête. Tout le monde approuve, à droite comme à gauche. Seul un écolo  proteste. Il paraît que c’est un « coréen national ». C’est sûr qu’il n’y comprend rien à la politique française.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 14:37

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

On croyait qu’ils avaient disparus avec la fin du deuxième mandat de Jacques CHIRAC, Alain JUPPE avait annoncé la fin de sa carrière politique nationale après son rude échec aux législatives de 2007, Jean-Pierre RAFFARIN ne rêvait que de devenir président de la Haute Assemblée, Jean-Louis DEBRE avait été casé au Conseil Constitutionnel, on sait ce qu’il advint de Michèle ALLIOT- MARIE, quant à Dominique de VILLEPIN toujours en procès, il se trouvait isolé au sein même de ses partisans, plus préoccupés par leur carrière que par le devenir de leur ancien leader.

 

Croire que l’heure de la fin des chiraquiens avait sonné eut été mal connaître la politique et une pareille dynastie qui depuis un demi-siècle avait su montrer de quoi elle était capable. Et puis qu’ils me pardonnent, mais on n’a pas à faire là à des centristes ou à des radicaux. Les chiraquiens sont de vrai combattants de la politique, des guerriers de l’extrême, ils attaquent là où on les attend le moins, leurs coups sont terribles, tous de grands professionnels, les guignols de l’info nous ont montré avec une très grande pertinence un Jacques CHIRAC en tueur froid, sa filiation est assurée par des  stratèges de premier ordre, l’élite de l’élite.

 

Voilà Alain JUPPE, le successeur désigné de Jacques CHIRAC qui revient discrètement aux affaires dans la prestigieuse case affaires étrangères, après un passage furtif aux armées, un Dominique de VILLEPIN, qui tout en semblant ces derniers temps le ménager, n’en finit pas de saper en sourdine l’autorité du président de la République et de se poser en candidat déterminé à la présidence, tandis que Jean-Pierre RAFFARIN  tapis dans l’ombre, dégoupille benoitement, grenade après grenade, dès lors que la moindre occasion se présente.

 

Point d’orgue de cette montée en puissance, Jacques CHIRAC déclare qu’il votera pour François HOLLANDE, sauf bien évidemment si Alain JUPPE se présente. Humour corrézien a-t-on dit ? Rien de moins sûr, cette bête politique est d’une parfaite cohérence.

 

Jacques CHIRAC fit battre le leader de son parti Jacques CHABAN-DELMAS au profit de Valérie GISCARD d’ESTAING, Il fit ensuite battre ce dernier, candidat de la majorité, au profit du candidat de l’opposition, François MITTERAND lui rendit la pareille à la fin de ses deux septennats en en faisant son favori. La certitude de l’élection de Nicolas SARKOZY donna un répit à ce jeu pervers.

 

Mais ce n’était qu’un répit. L’incertitude étant à nouveau de mise, il n’est pas étonnant que les chiraquiens se remettent à l’ouvrage, leur prise de pouvoir étant toujours passée par une défaite de leurs adversaires au sein de la majorité.

 

A l’ouverture des universités d’été de l’UMP voila que les avocats de Jacques CHIRAC exhibent un rapport d’un collège de médecins experts qu’ils détenaient depuis le mois de juillet, affirmant que l’ancien président « est dans un état de vulnérabilité qui ne lui permettait pas de parler de son passé » et qu’il ne pourra donc pas être présent à son procès. Les médias ne parlent plus que de cela, les universités d’été sont passées au compte pertes et profits. Faux départ pour la majorité.  

 

Ces universités serviront juste, à donner à Jean-Pierre RAFFARIN un plateau médiatique exceptionnel pour sommer de la façon la plus ferme qui soit, Nicolas SARKOZY de se montrer plus mesuré dans ses paroles. Prenant comme dérisoire prétexte une discussion sur la TVA à propos des parcs de loisir, au cours de la quelle Jean-Pierre RAFFARIN ou la position qu’il prenait sur cette affaire fut qualifiée d’irresponsable, l’ancien Premier ministre a mis en demeure publiquement Nicolas SARKOZY de « clarifier ses propos ». Le défiant même au-delà de l’acceptable, il montera cet incident en épingle, comme l’aurait fait un membre de l’opposition la plus radicale. Il lui fit la leçon sur la notion de responsabilité, stigmatisant avec virulence un tel débordement, ne démentant pas les journalistes qui lui demandaient s’il exigeait des excuses du chef de l’Etat,  prenant un malin plaisir à expliquer que le président lui avait longuement téléphoné pour lui dire qu’il retirait son projet, faisant observer que ce n’était pas lui Jean-Pierre RAFFARIN qui était l’agresseur dans cette affaire, laissant déduire à ses auditeurs que Nicolas SARKOZY l’avait été. On peut penser que Jean-Pierre RAFFARIN figurera dans la prochaine édition de « SARKO m’a tuer ».

 

Aucun doute que la défense de l’ancien Premier ministre était disproportionnée par rapport à l’incident. Aucun doute que Jean Pierre RAFFARIN a eu un comportement qui a nui gravement à l’image nouvelle que cherche à avoir Nicolas SARKOZY. Aucun doute non plus que Jean-Pierre RAFFARIN, n’étant pas un novice en politique, n’a pu feindre d’ignorer le préjudice qu’il occasionnait ainsi au président, à quelques mois des élections présidentielles et à un moment de la campagne où le président est dans une position de bascule sur sa remontée dans l’opinion.

 

Aucun doute aussi que ce n’est pas le fruit du pur hasard si les proches de Jacques CHIRAC ont sorti ce rapport médical à l’ouverture de l’université d’été de l’UMP qui devait lancer la pré campagne.

 

La campagne électorale a été lancée, mais pas par ceux que l’on attendait. Elle sera rude. Les chiraquiens sont de retour. Ils n’aiment toujours pas Nicolas SARKOZY, ils ne l’ont pas pris en traitre, Jacques CHIRAC l’a clairement dit dans ses mémoires qu’il vient de publier. A bon entendeur salut.

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 14:59

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

 

Tout a un prix, mais ça y est ! Isabelle PREVOST-DESPREZ a acquis ses lettres de noblesse. Elle est désormais au firmament des stars de la magistrature. On la connaissait un peu par l’affaire BETTENCOURT au tribunal de Nanterre, mais une autre star, le procureur COURROYE  lui avait volé la vedette. C’est du passé, elle vole de ses propres ailes, elle se fait filmer dans les squares sur un banc en train de lire, vraisemblablement l’ouvrage « SARKO m’a tuer », sûrement le best seller de l’année dont elle a largement contribué au succès.

 

Avec un titre aussi original, on comprend vite que les deux journalistes du journal Le Monde vont faire un tabac. Personne n’y aurait pensé. « SARKO m’a tuer » Chapeau bas s’il vous plait. Et oui, que voulez vous, c’est ce qui fait la différence entre vous ou moi et les journalistes du journal Le Monde. « SARKO m’a tuer ». Rien à dire c’est géant, c’est énorme, c’est top !

 

Isabelle PREVOST-DESPREZ a donc été tuée par Sarko. Diable ! Et pourquoi donc ? Et bien figurez vous qu’Isabelle PREVOST-DESPREZ est le seul magistrat intègre de France et que tant les juridictions qui ont décidé de son dessaisissement, dans la pitoyable  bataille de chiffonniers qui l’a opposée à son collègue Philippe COURROYE, que les magistrats bordelais qui poursuivent actuellement l’instruction de l’affaire, sont des incapables. A moins qu’ils ne soient tous à la solde de la cellule de l’Elysée que pour la circonstance François HOLLANDE, l’ancien collaborateur de François MITTERAND a réactivé, sachant lui au moins de quoi il parle.

 

Alors, ou parce qu’Isabelle PREVOST-DESPREZ, petit bout de bonne femme de rien du tout, était en train de confondre le puissant Président de la République, et de quelle manière, on l’a écartée de l’affaire. Elle laisse entendre dans ses déclarations tonitruantes qu’elle était la seule en mesure de mettre à jour les dessous de l’affaire BETTENCOURT.

 

D’ailleurs l’Elysée qui le savait était complètement paniqué : « Bref, ce procès représentait pour l’Elysée un risque majeur, il y avait 90% de chances pour que ce soit déflagratoire*. Il fallait me faire dessaisir par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer » affirme l’héroïque juge.

 

Elle était tellement dangereuse pour l’Elysée, qu’elle dit avoir  « été l’objet de surveillances…J’étais persuadée d’être sur écoutes. Des écoutes illégales à mon avis (…) »

 

Si l’on en croit la juge, tout le monde était terrorisé dans cette affaire. L’Elysée était paniqué de savoir que l’incorruptible Isabelle PREVOST-DESPREZ enquêtait, cette dernière avait les barbouzes de l’Elysée à ses trousses, quant aux témoins, « ils étaient effrayés »,  ils avaient peur, « ils avaient peur de parler de Nicolas SARKOZY  (…) outre la comptable déstabilisée avec violence (…) un témoin, avait dit à la juge, hors procès verbal, avoir vu des remises d’espèces à SARKO »  et l’infirmière de Liliane BETTENCOURT avait elle-même dit à la greffière, l’avoir vu remettre des espèces à SARKOZY.

 

La pauvre Isabelle PREVOST-DESPREZ devait être complètement affolée. Elle le fut à un point tel, qu’elle n’a même pas dressé de procès verbal de constat des déclarations du fameux témoin qui a peut-être dû penser faire une confidence à une copine ; pas plus qu’elle n’a estimé devoir faire entendre sa greffière devenue témoin de l’affaire et qui venait d’entendre les déclarations de l’infirmière.

 

Affolée au point qu’elle en a oublié les devoirs de sa charge et qu’elle en a gardé le silence durant une année…Et bien, croyez moi si vous le voulez, mais BEN ALI, KADHAFI, MOUBARAK et tutti quanti ne furent, à côté du notre, que des dictateurs de pacotille...   

      

*L’adjectif de déflagrer est déflagrant. Déflagratoire n’existe pas Madame la Juge.

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 06:01

Par Eric SEYDOUX*

 

Eva JOLY, magistrat à la retraite, que rien ne prédisposait à une carrière politique, a rebondi chez les écolos en 2008, on ne sait ni pourquoi ni comment. Recrutée dans le cadre du scrutin de liste aux européennes, élue eurodéputée en 2009, elle a été propulsée en 2010 pour présenter sa candidature à la présidentielle pour le compte d’Europe Ecologie-les verts. Rien de moins.

 

On peut se demander ce qui a conduit à ce choix Daniel COHN BENDIT, ce vieux de la vielle de la politique, qui serait à l’origine de l’opération, alors que foisonnent au sein de la famille écologiste, sympathisants et militants de la première heure, aguerris, méritants et compétents, susceptibles de faire le job.

 

La question se pose d’autant plus que, si l’on connaissait les convictions de gauche de cette magistrate, en revanche, et jusqu’alors le nom d’Eva JOLY n’avait jamais été associé à celui de l’écologie.

 

Sa double nationalité a certainement séduit Dany l’européen, de même que le caractère atypique  de son parcours professionnel, qui l’a conduite à gravir tous les échelons de l’échelle sociale, de fille de pair jusqu’à la magistrature parisienne.

 

Mais c’est plus sûrement l’image positive du juge financier de l’affaire ELF, que le mouvement écologiste a cherché à capitaliser, en la proposant à ses électeurs, dans son offre électorale aux européennes.

 

Ce type d’opération est réalisée dans les mêmes termes avec les acteurs, les sportifs, les gens de télévision, que les mouvements politiques ont de tout temps cherché à utiliser pour des élections de proximité dans des scrutins de liste.

 

La présidentielle est toutefois d’une toute autre dimension. Le candidat est la pierre angulaire de toute aventure pour concourir à la magistrature suprême. C’est un homme ou une femme, qui incarne un programme, face à un peuple.

 

A programme identique, la configuration ne sera pas la même selon que l’on aura pour porter les idées écologistes, un Antoine WAECHTER ou un Daniel COHN BENDIT.

 

C’est dire, au-delà du projet, l’importance de la  personnalité et du talent que doit avoir l’impétrant.

 

Eva JOLY dispose-t-elle de « ce don particulier conféré par la grâce divine » qui transparaît dans l’expression, dans l’attitude et qui permet de voir se dégager de la personne qui en est pourvu, un certain charme, une certaine influence  que l’on appelle le charisme ?

 

A-t-elle cette image positive que confère la qualité de l’expression orale, l’art de savoir débattre, l’intelligence du propos improvisé ; a-telle ce que Bernard TAPIE a appelé de façon extrêmement triviale : « la gueule » ?   

 

Ce qui frappe au premier abord chez Eva JOLY, c’est l’harmonie parfaite qui se dégage entre son statut de retraitée et son look.

 

A 67 ans, elle apparaît physiquement, comme une femme lasse et sans entrain, dépourvue de ce que les sportifs appellent la niac, vraisemblablement émoussée par la vie professionnelle et les milles combats qu’elle a menés contre tous ces hommes politiques retors et leurs avocats pervers.

 

Son visage porte la marque de ces épreuves. Elle paraît triste à mourir, même quand elle sourit. Son image de juge d’instruction sévère et  impénétrable  lui colle à la peau, sans qu’on ait l’impression qu’elle cherche à s’en départir.

 

A cette première impression générale, s’ajoute une sorte de tic nerveux très agaçant, qui lui fait, sans cesse, crisper les lèvres, laissant apparaître tout autour d’elles, à chaque contraction, une multitude de petites rides du plus mauvais effet.

 

Ses célèbres petites lunettes rondes, épaisses et orangées, définitivement posées sur le bout de son nez, qui ont été longtemps la marque du magistrat financier que l’on a bien connu,   lui donnent aujourd’hui l’apparence pathétique de la retraitée recyclée, qui s’est trouvé un nouveau job.

 

L’expression orale ne  dément pas le personnage.

 

Elle parle d’une voix monocorde, juste audible, à laquelle vient se surajouter un accent nordique, vraiment handicapant pour ses auditeurs, qui doivent faire preuve de beaucoup d’attention. Ses phrases courtes et saccadées, accroissent encore cette difficulté et donnent une impression  générale plutôt peu agréable.

 

Pour compenser cette image, ou parce qu’elle n’a toujours pas réussi à sortir son esprit de son cabinet de juge, elle se montre, dès que l’occasion lui en est donnée, agressive, cassante, sans nuance, comme elle aurait pu  le faire avec ses mis en examen, qui n’avaient d’autre choix que de la subir.

 

Pas très à son aise en public, elle donne l’impression de s’être égarée au milieu d’un monde qui lui est étranger.

 

Elle se montre beaucoup plus sûre d’elle, hors de la présence de tout adversaire, le métier de juge lui ayant appris à disposer en sa faveur, de rapports de force déséquilibrés.

 

Plus habituée à questionner qu’à recevoir la contradiction, personne ne fut surpris de voir, à l’occasion d’un débat qu’elle a eu avec elle, Nadine MORANO n’en faire qu’une bouchée, se trouvant même obligée par moment de retenir ses coups, ayant  senti, en grande professionnelle, que le match étant trop inégal, il lui fallait, plus par habileté que par compassion, éviter le KO.

 

On ne voit vraiment pas en cette candidate, la tigresse qui fit trembler les politiques embourbés dans d’obscures affaires financières.

 

Novice en politique, peu préoccupée par la connaissance des adversaires à combattre, ceux au contraire qu’il convient de ménager, ceux qui seront demain des alliés, ceux qui ne sont plus des adversaires et qu’il est inutile d’accabler lorsque de plus ils ont avec eux une opinion publique favorable.

 

Eva Joly ne paraît pas consciente de ce que, à un certain niveau, la politique est un vrai métier, dans lequel l’amateurisme n’a pas sa place. Son passé professionnel ne suffit pas pour en faire un leader politique, non plus que le fait de s’être trouvée, sous la lumière des projecteurs, qui éclairaient des personnalités connues du grand public, qu’elle avait mis en examen.

 

COHN BENDIT à qui un journaliste demandait quel conseil il pourrait donner à Eva JOLY a répondu : « il faut qu’elle fasse disparaître son image de juge, au profit de celle de femme politique ».

 

Sage conseil. Mais le pourra-t-elle ? et que restera-t-il alors ?

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 08:13

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

Le Secrétaire  Général du Parti socialiste par intérim, après avoir parlé « d’une droite rance, » a  affirmé tout de go que Claude GUEANT était « la triste copie de Bruno GOLLNISCH ».

 

On peut penser qu’il a ainsi, de la façon la plus classique qui soit, cherché à capitaliser les campagnes de presse qui se sont développées ces derniers temps contre le ministre de l’intérieur afin, en le discréditant, d’entacher par contre coup l’image du gouvernement et celle du président de la République, à un moment où ce dernier reprend pied dans les sondages.

 

Ce qui a cependant frappé les esprits, c’est la référence faite à Bruno GOLLNISCH pour cette attaque, alors que l’ancien leader du Front National se trouve, depuis l’élection de Marine LE PEN à la tête du parti, en marge du mouvement.

 

Ou a pu penser qu’ Harlem DESIR, en se référant à lui aurait tout simplement voulu marquer les esprits, en utilisant un nom à consonance germanique ou nord européenne, mieux à même d’évoquer l’extrémisme de droite. Difficile à croire cependant. Outre que ce serait une trop grossière erreur de la part de l’actuel plus haut responsable du Parti socialiste, que d’utiliser les mêmes armes que ceux qu’il vilipende à longueur de temps, il est peu probable que le discours qu’il a prononcé en tant que premier représentant du Parti socialiste n’ait pas été soigneusement rédigé pour cet évènement d’importance.

 

Si l’on s’en tient à ce qu’est la dialectique du Parti socialiste depuis maintenant de nombreuses années, c’est Marine LE PEN que le pétulant Harlem DESIR, aurait dû logiquement choisir, pour couvrir d’infamie le ministre de l’intérieur, par le biais d’une comparaison qu’il a cherché être peu flatteuse, puisque faisant référence à l’extrême droite.

 

Jusque là en effet c’était le père, es qualité de président du Front National qui était l’homme que l’on utilisait pour jeter le discrédit sur quiconque déplaisait à droite. La logique « institutionnelle » eut voulu que ce privilège soit dévolu à sa fille qui lui a succédé.

 

Le déplacement de l’anathème socialiste sur Bruno GOLLNISCH, actuellement de facto en congé de parti ne peut être le fruit du pur hasard. Il a nécessairement une signification, d’autant que Marine LE PEN s’est démarquée clairement de lui tout au long de sa campagne pour son accession à la présidence du parti et que personne n’a ignoré que la lutte a opposé la tendance dure personnifiée par celui qui est aujourd’hui désigné comme le mauvais sujet de la droite extrême, à une Marine LE PEN qui s’est efforcée de donner de son mouvement l’image d’une droite ferme, exclusive de toute connotation raciste ou antisémite.

 

Dans son discours Harlem DESIR a, en choisissant Bruno GOLLNISCH, rendu par la même hommage à la modération de la présidente du Front National. Il lui a ainsi indiscutablement décerné un brevet de respectabilité.

 

Harlem DESIR a confirmé cette analyse en affirmant encore dans le même discours que l'«héritière millionnaire Le Pen ne sera jamais le porte-voix des travailleurs français : la gentille syndicaliste du FN n'est que l'arbre qui cache la forêt des néo-nazis, des racistes, des révisionnistes qui continuent à peupler le Front national »

 

Mine de rien, cette déclaration est une reconnaissance de bonne volonté d’une Marine LE PEN, qui serait débordée par les extrémistes de son parti.

 

Ainsi, le Secrétaire général par intérim du parti socialiste tire à boulets rouges sur la droite libérale et ménage dans le même temps la présidente du Front National. Le travail de Marine LE PEN commencerait-il à payer au point qu’un homme politique ne risquerait aucun discrédit si on le comparait à elle ? S’agit-il pour le parti socialiste d’une Stratégie politique nouvelle en vue des présidentielles ? On peut le penser, sans toutefois totalement exclure que l’ancien responsable de SOS racisme, à trop vouloir en faire, se serait emmêlé les pieds dans le tapis.

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 14:05

Le billet d’Eric SEYDOUX 

 

Savez vous qui a eu le privilège, de recevoir en exclusivité, la décision rendue par la Commission des requêtes de la Cour de Justice de la République dans l’affaire Christine LAGARDE ? Non ? Ne me dites pas que vous ne connaissez pas l’organe de presse qui est le plus habilité à « s’intéresser » à une ancienne ministre de Nicolas SARKOZY et qui jouit dans le paysage médiatique d’une indiscutable autorité morale, au point de voir son commentaire repris par  l’ensemble de la presse, parfois même à la virgule prés…Toujours pas ? 

 

Enfin, je sais bien qu’il y a eu les vacances, mais vous n’avez tout de même pas tout oublié ? Souvenez vous : MAM, WOERST, BETTENCOURT et l’affaire des footballeurs à la double nationalité avec la FFF, de vraies belles affaires, avec  révélations, scoops, rebondissements, avec publications de lettres ministérielles, de factures, de courriers privés, de correspondances publiques, de feuilles d’impôts, de chiffres sortis d’on ne sait où, d’écoutes téléphoniques illégales, de photocopies de registres officiels couverts par le secret, d’enregistrements illégaux … MEDIAPART ! le choix ne pouvait être plus judicieux, ne trouvez vous pas ?

   

MEDIAPART ? Je suis désolé ! Vous devez au moins reconnaître que leurs petits gars n’ont pas froid aux yeux. Ils ne craignent ni Dieu ni diable, des héros vous dis-je. Et croyez moi, heureusement qu’ils sont là pour dénoncer inlassablement les perversions de la  société capitaliste mondialisée... Bien sûr, c’est au péril de la présomption d’innocence, des droits de la défense, du principe du contradictoire, du secret professionnel, de l’instruction, de correspondance, du droit à un procès équitable avant toute condamnation …En un mot des droits des gens, mais comment faire ? Et puisque personne ne se plaint ou si peu, alors ?

 

Non, l’humour n’est pas mon genre. Je poursuis. Il est vrai que parfois les petits gars  vont un peu vite en besogne, qu’en l’espèce la Commission en question ne s’est prononcée que sur la recevabilité de l’affaire et que le jugement sur le fond n’interviendra que dans quelques années après une instruction à charge et à décharge… Certes, mais entre nous, tout cela n’est que formalisme de prétoire, la réalité est que l’on peut d’ores et déjà dire, sans être trivial, qu’avec ce que l’on a entre les mains, le sort de l’ex ministre est plié.

 

Vous en doutez ? Et bien lisez avec moi le commentaire du site sur lequel vous avez l’audace de dire que j’ironise : « Il s’agit d’un document accablant contre LAGARDE ». Vous avez bien lu, LAGARDE ! Vous commencez à comprendre ? Au point où elle en est, il n’y a plus de titre, ni même de prénom, pas même de civilité. Déchue de tout, LAGARDE  l’accablée ! Et ce n’est pas fini. Le commentaire parle au détour d’une phrase de « l’affaire Lagarde/Tapie ». Je ne sais pas vous, mais moi ça m’a fait froid dans le dos. Enfin qu’auront-ils donc manigancé ces deux là. Pourtant elle avait l’air bien elle. Ah, l’argent, l’argent…

 

Continuons la lecture. L’honorable site ajoute  que si le document est accablant, les attendus de la décision de la CJR sont eux « littéralement accablants.» « Littéralement accablants » ! Vous avez entendu ! Et puisque vous paraissez toujours incrédule, je vous précise que « Littéralement accablants » veut dire que  « la culpabilité est absolument prouvée ». Ce n’est pas moi qui le dit c’est le LAROUSSE !

 

Ça y est, vous y êtes ? Toujours pas ? Bon, puisque cela vous amuse, et comme je suis beau joueur, je vous livre les attendus de la Commission : « Christine Lagarde s'est impliquée personnellement et de façon litigieuse dans ce dossier et à elle-même donné des instructions de vote»…« Elle n’a pas pris en compte un courrier de l'Agence des participations de l'Etat, qui estimait que la procédure d’arbitrage n’était pas justifiée. »

 

Alors, que dites-vous de ça ? Et bien, je dis  que Christine LAGARDE, pour en finir avec une procédure contentieuse qui s’éternisait, a donné comme instruction à ses services de mettre en œuvre la procédure d’arbitrage  prévue par le Code de procédure civile. J’ajoute que rien n’obligeait la ministre à suivre cet avis, puisqu’il s’agissait,  comme l’aurait dit monsieur de la Palisse, d’un avis ?

 

Bon, non seulement vous ne voulez rien comprendre, mais en plus vous faites du mauvais esprit. Je préfère m’arrêter là car je perds mon temps. Vous connaissez le vieux dicton populaire, on ne peut pas faire boire un âne qui n’a pas soif !

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 06:04

Le billet d’Eric SEYDOUX*

 

Blanchi mais grillé, l’enfant terrible de la politique française revient au bercail avec la ferme intention de ne pas se laisser mettre à la retraite. Jean-Marie LE GUEN et Jack LANG affirment que sa parole sera nécessaire dans la prochaine campagne présidentielle, et si l’ensemble des socialistes pense qu’il a encore un rôle à jouer dans la politique française, François HOLLANDE et Martine AUBRY se montrent plus nuancés, se contentant pour le premier d’exprimer son soulagement de voir l’affaire s’achever sur un non lieu, et pour la seconde de dire qu’il pourra prendre la parole quand il le souhaitera.

 

En présence d’une situation complètement inédite, toutes les hypothèses sont avancées, tous les scénarios sont imaginés,  pour savoir comment l’ancien Directeur du FMI va s’insérer dans la politique française dans les semaines qui viennent.   

 

L’euphorie de l’abandon des poursuites passée, d’aucuns ne cachent toutefois pas leur inquiétude, voire leur embarras, de voir débouler dans la campagne électorale un élément qui peut à tout moment déstabiliser leur futur champion.

 

Sa personnalité à risque ne lui laisse que peu de chance, si la gauche parvenait au pouvoir, d’être intégré dans une équipe ministérielle et pour la même raison, la question d’un quelconque engagement dans une équipe de campagne, avant que ne soient  complètement éteintes les dernières braises de l’incendie qui l’a ravagé, et qui couvent encore sous d’autres affaires, serait prématurée.

 

Les caciques du parti doivent aujourd’hui concilier le désir d’un retour en politique de leur ancien leader, et la réalité du terrain. On n’imagine pas qu’un homme, dont on sait où la passion peut le mener, se résigne à venir jouer les chauffeurs de salle intermittents, dans les meetings d’une gauche qui l’aurait mis sur la touche.

 

Alors quoi ?

 

Devant toute cette perplexité, on peut se demander si la solution à l’affaire STRAUSS KAHN,  ne pourrait pas venir de l’ancienne journaliste vedette de TF1.

 

Anne SINCLAIR que l’ensemble de la planète a louée pour son courage, son amour, sa fidélité et sa force de caractère, pourrait, en cas de victoire de la gauche aux prochaines élections présidentielles, être pressentie pour entrer au gouvernement. On parle même des affaires étrangères, compte tenu de sa connaissance du monde, des langues, de l’anglais en particulier et de son incontestable personnalité. Ce serait une sorte d’Hillary CLINTON, version française.

 

Outre qu’elle est taillée pour le job et que les français adorent les feuilletons qui se terminent « trop bien », ce serait certainement pour le parti socialiste la meilleure des façons de neutraliser un élément potentiellement dangereux ; le « french lover » ne pouvant quant à lui refuser pareil cadeau à celle qui l’a tant aimé…      

            

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