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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 06:44

 

Ce billet a été sélectionné par le journal en ligne l’Express.fr et  publié à sa Une.

Valérie TRIERWEILLER va porter plainte pour « diffamation et atteinte à la vie privée » à la suite du  livre « La Frondeuse », signé par Alix BOUILHAGUET et Christophe JAKUBYSZYN.

« Le caractère des propos sous forme d'affirmations des auteurs, adossés à des rumeurs non avérées et malveillantes visant à salir sa personne et ses proches, ont conduit Madame Valérie TRIERWEILER à prendre cette décision », a précisé Me GIFFARD dans un communiqué.

L’éditeur se frotte les mains. Ce sera un best-seller. Ce sera aussi la meilleure façon de parler d’un livre qui serait peut-être passé inaperçu dans la bousculade littéraire qui assaille la compagne du Président de la République.

 

« La Frondeuse » fait partie, à n’en pas douter, des retombées collatérales, à l’origine desquelles se trouve l’époustouflant tweet de la journaliste de Paris-Match, devenue première dame. En quelques mots, en quelques lignes à peine, sans bien sûr l’avoir voulu, elle a ouvert toutes les fenêtres de tir qui pouvaient la concerner, se mettant de la sorte, dans une situation de fragilité extrême

 

Toutes les excuses du monde ne pourront effacer une telle faute, venant de l’une de celles qui connaît le mieux le monde politico-médiatique auquel plus que jamais elle appartient. La seule stratégie pertinente eut été à l’évidence le silence, qui permet l’oubli, rend plus difficile les attaques et en altère en tout cas considérablement les effets.  

 

Mais le besoin de parler, d’expliquer, de justifier, de penser que l’on convaincra, par une action ordonnée et intelligente, a pris le dessus, alors que nous sommes dans un monde de rapports de force où prévaut l’irrationnel, dans un monde où les motivations de l’action ne sont que rarement fondées sur la raison et la justice, mais sur l’intérêt et la facilité de l’instant.

 

La vanité que l’on a de réussir là où tous ont échoué a fait le reste. Interviews, rencontres avec les journalistes auteurs de la biographie objet de la plainte, fuite dans la presse de l’envoi d’un colis à la prisonnière française la plus médiatisée au monde, vont se succéder.

 

Et il arriva ce qui devait arriver,  «La Frondeuse ». « La Frondeuse » n’est pas ce qu’elle pensait qu’elle serait, une biographie à sa gloire, un de ces récits qui feront remonter un peu ses épouvantables sondages. C’est le pire qui pouvait arriver. Ce livre accentue les traits d’une femme autoritaire, exclusive, impulsive et surtout très ambitieuse. Trop belle pour laisser indifférente, on y parle de ses relations avec les hommes politiques, parmi les plus grands, SARKOZY comme on l’avait dit de STRAUSS KAHN, n’aurait pas hésité à lui faire un brin de cour, jusqu’au « discret » DEVEDJAN, toujours là où on ne l’attend pas,  avec lequel les choses auraient peut-être été plus compliquées. Une vie ordinaire somme toute, aujourd’hui un véritable cauchemar. Alix et Christophe avaient pourtant l’air, si sympas.

 

Il était encore temps de se murer dans un silence « méprisant et hautain »…On lui a préféré la plainte en justice. On sait pourtant que la plainte ne doit jamais servir à assouvir une quelconque colère. Elle ne peut se situer que dans le cadre d’une stratégie globale qui doit tenir compte de tout et de tous. La rapidité avec laquelle elle a été déposée montre qu’il n’y a pas eu de véritable réflexion. De celle qui permet de prendre une décision, qu’une fois pesés, le pour et le contre, soigneusement, au trébuchet de la politique, tenant compte du lieu où tout cela se joue, en prenant tout son temps. Le temps, le temps  à défaut de silence et avec toujours à l’esprit, que dans ce domaine très complexe, en prise directe avec le monde médiatique, personne ne va jamais savoir comment les choses tourneront.

 

La motivation du dépôt de plainte, par une phrase des plus alambiquées à destination de la presse, que Me GIFFARD a semble-t-il eu beaucoup de mal à rédiger, montre s’il en était besoin que la diffamation est une infraction difficile à manier, tout comme la vie privée d’un homme ou d’une femme publique est difficile à protéger judiciairement.

 

La compagne du Président de la République ne veut pas admettre qu’elle n’est pas une femme comme les autres. Si les choses tournent au mieux pour elle, et qu’elle obtienne la condamnation des deux journalistes, qui n’auraient pas réussi à rapporter la preuve de faits diffamatoires, beaucoup ne pourront s’empêcher de penser que cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas existé ou encore que les juges ont été influencés par la qualité de la plaignante... On sait bien que de nos jours on passe très vite du statut de victime à celui de coupable, et plus encore pour ceux qui sont le plus exposés médiatiquement.

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 19:50

L’affaire Florence CASSEZ est exactement le type de cause, dans laquelle un Président de la République, ne devrait  pas  s’investir personnellement.

Il y a 2000 à 2500 français emprisonnés de par le monde. La France doit les soutenir matériellement et moralement et assurer leur défense du mieux qu’il est possible. Mais cette fonction relève des  missions diplomatiques et ne peut en aucun cas être un enjeu politique.

Il est rare, pour ne pas dire exceptionnel, que ce type d’affaire conduise à un engagement personnel du chef de l’Etat, comme ce fut le cas avec Nicolas SARKOZY. Un engagement qui s’est voulu total, le Président n’ayant pas hésité à compromettre gravement les relations diplomatiques de la France  avec le Mexique, qui furent à la limite de la rupture. 

La personnalité de l’ancien Président explique certainement bien des choses.

La France ayant élu un Président « normal », on aurait pu penser que l’affaire serait traitée selon le droit commun, par la voie diplomatique classique et que par conséquent l’Elysée n’interviendrait plus. D’ailleurs, François HOLLANDE qui avait évoqué le sujet avec Felipe CALDERON à Los CABOS au Mexique, à l’occasion du dernier G20, avait assuré, selon le Figaro.fr mis à jour le 20 juin, qu’il faisait confiance à la justice mexicaine, dont il respectait l’indépendance.

François HOLLANDE avait  reçu avant son départ pour le Mexique, les parents de la jeune femme et un communiqué sibyllin indiquait que « la France restait pleinement engagée aux côtés de Florence CASSEZ et souhaitait que la jeune femme bénéficie d'un traitement judiciaire juste et équitable »

On aurait pu alors penser, que François HOLLANDE s’était écarté de la ligne de son prédécesseur à l’Elysée, pour ce qui concerne la gestion de cette affaire.  

Mais selon diverses informations parues ces jours-ci, en particulier dans le quotidien Le PARISIEN.fr du 8 octobre, la stratégie Elyséenne semble avoir évolué.

Vendredi dernier, Valérie TRIERWEILER a expédié, par la valise diplomatique,  un colis rempli de livres, de chocolats et de produits de beauté, à la Française. Cette initiative devrait se répéter tous les mois jusqu’à la libération de la jeune femme emprisonnée.

On a appris aussi, par la même source, que François HOLLANDE avait téléphoné plusieurs fois à Florence CASSEZ, ainsi que l’avait fait son prédécesseur, initiative qui avait été jugée très originale.

François HOLLANDE recevra le 17 octobre, le nouveau président mexicain, Enrique PENA NIETO, qui doit prendre ses fonctions le 1er décembre prochain. Son épouse Angélica RIVERA déjeunera avec Valérie TRIERWEILER.

A-t-on considéré à l’Elysée que c’était là l’occasion de convaincre un président à peine élu, qu’il obtienne  de la justice mexicaine la libération de la française, et réussir ainsi un beau coup politique ?

 

Sur le plan des principes, cela est peu concevable, sauf à nier l’indépendance de la justice mexicaine. On imaginerait mal en France, le pouvoir exécutif venir peser sur une décision de justice, qui plus est,  suite à l’intervention du chef de l’Etat d’un pays étranger.  

Sur le fond, si rien ne nous permet de dire que Florence CASSEZ est coupable, mais rien ne nous permet de dire qu’elle ne l’est pas.

Rien ne nous permet de dire que Florence CASSEZ était informée des activités de son compagnon Israël VALLARTA, chef présumé de la bande du ZODIAQUE, poursuivi pour plusieurs enlèvements. Mais rien ne nous permet de dire qu’elle ne l’était pas.

Rien ne nous permet de dire que David OROZCO un des membres présumés du gang des kidnappeurs, qui a affirmé lors de l'enquête que Florence CASSEZ dirigeait la bande avec son compagnon et qu’elle avait pour tâche de toucher les rançons et de préparer les enlèvements a dit la vérité. Mais rien ne nous permet de dire qu’il a menti, 

Rien ne nous permet de dire que Cristina RIOS VALLADERES, enlevée le 19 octobre 2005 avec son mari et leur fils, puis séquestrée avec son fils pendant 52 jours, qui affirme dans le quotidien La JORNADA qu’avec ce dernier ils ont reconnu « la voix et l'accent de Florence CASSEZ comme étant celle de leur ravisseuse qui a extrait du sang de l'enfant pour l'envoyer au père et qui a menacé la mère de la tuer » a dit la vérité. Mais rien ne nous permet de dire qu’elle a menti. Rien ne nous permet… rien ne nous permet…et on pourrait continuer ainsi longtemps…

Est-ce le rôle d’un Président de la République que d’entrer dans un pareil débat judiciaire?

S’agit-il pour François HOLLANDE de redorer son blason, terni par la situation économique de la France,  en montrant aux français, que sur une affaire extrêmement médiatisée, il a réussi là où son prédécesseur a échoué, et en y associant sa compagne à la peine dans les sondages, faire d’une pierre deux coups.

Cette stratégie serait pour le moins hasardeuse. Car après les péripéties portant sur sa vie personnelle, qui sont venues brouiller son image, toute initiative qui pourrait l’entrainer dans un quelconque reality-show, aurait pour lui des conséquences encore plus préjudiciables que celles qu’elles ont eu pour son prédécesseur.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 08:18

 

Le Nouvel Observateur a-t-il déclaré la guerre à l’EXPRESS ? Cela y ressemble fort si on en juge par la violente diatribe d’Olivier PICARD, contre l’hebdomadaire dirigé par Christophe BARBIER.

Chroniqueur associé au Plus du Nouvel Observateur, ce journaliste qui a ouvert, pendant le weekend les hostilités, un peu par surprise, a vu son article édité par Gaëlle-Marie Zimmermann une des journalistes les plus prestigieuses du Plus, lui-même étant personnellement parrainé par Aude Baron, la Rédactrice en chef du site participatif. 

C’est donc ce trio qui certainement après s’être mûrement concerté, a décidé qu’il était temps de lancer les hostilités contre cet hebdomadaire par la voix de l’un de ses chroniqueurs associé, dont il est dit dans les commentaires qu’il serait un ancien de l’EXPRESS. .  

Le prétexte : la une du magazine "L'Express" du 3 au 9 octobre, n° 3196 « Impôts. Comment il va vous assommer", avec une photo de François HOLLANDE.

Selon le chroniqueur du Plus, le « titre » choisi « ne fait pas dans la dentelle » et il estime qu’avec un tel titre, l’EXPRESS « s'est laissé emporter par les accents immodérés du racolage médiatique, s'exonérant de toute distance avec l'incandescent sujet des impôts... jusqu'à trahir le sens de son propos, espérant peut-être encaisser les dividendes d'un populisme antifiscal digne de Jean-Marie Le Pen. »

Et ce n’est pas tout. Il indique à propos de la photo de François HOLLANDE publiée en une, qu’il s’agit d’une photo « méticuleusement choisie, d'un François Hollande arborant la mine grise, froide et déterminée d'un exécuteur en col blanc (et cravate noire...) »

Que peut-on dire après un tel commentaire ? Rien ! Il se suffit à lui-même par son excès et son outrance assez peu égalés. 

Le Plus qui date d’un peu plus d’un an nous a habitué à ce style sans demi mesure et à ses attaques directes, à la hache, ad hominem, contre tous ceux qu’il considère ne pas être dans son camp, par le seul fait qu’ils osent, exprimer une opinion divergente, qu’ils soient d’ailleurs de gauche ou de droite, peu importe. CLAVIER, pour moins que cela, parce qu’il est simplement  l’ami de Sarkozy, Elizabeth LEVY aussi, parce qu’elle a « une grande gueule » viennent d’en faire les frais avec bien d’autres, cette semaine même. Les contributeurs et commentateurs, du Plus, ne sont pas épargnés dès qu’ils se laissent aller à  exprimer la moindre contestation. Le médiateur du Plus, Mathieu SICARD se montrant dans ce domaine d’une efficacité redoutable. Sûr de lui, il ne prend d’ailleurs jamais la peine d’avertir ses victimes. C’est assez impressionnant. On n’est pas dans un débat droite gauche on est dans une idéologie exclusive de toute controverse, ou autre opinion.

Le Plus dirigé par Aude BARON ne veut voir qu’une seule tête, la sienne.

Mais une question importante se pose. L’hebdomadaire le Nouvel Observateur à proprement parlé, est-il partie prenante, ou s’agit-il d’une initiative du Plus ?

Le chroniqueur, peut-être « pour se couvrir » fait état d’une critique que Laurent JOFFRIN aurait adressé à Christophe BARBIER ce samedi 6 octobre, sur France Inter, dans le 7-9 de Fabrice DROUELLE, sur les effets secondaires de son  article que le directeur de l’EXPRESS aurait minimisé « d'un simple petit gloussement matinal et enjoué qui résumait le compromis. »

Si tel était le cas, la défense serait totalement disproportionnée à l’attaque, comme on dit en matière de légitime défense, alors même et d’ailleurs qu’en l’espèce, il n’y a eu aucune attaque contre l’EXPRESS, à moins qu’il ne s’estime comptable de la politique fiscale du gouvernement.

Je pense que les responsables de l’hebdomadaire sont tout de même à un tout autre niveau que ceux du Plus et qu’il s’agit d’une initiative du site participatif, assumée ou non, nous le verrons bien.

Oui, c’est une vraie déclaration de guerre. Le langage est guerrier : l’article parle de « carabines à un coup » de « gaspiller cette munition si précieuse », du « tir pétaradant du gros calibre » après lequel « il ne reste qu'un trou grossier, un de plus », « l’avis de mobilisation générale des Français », « la puissance de feu », « une massue massacrant indistinctement »…  

Mais la déclaration de guerre a un motif précis, elle est idéologique. L’EXPRESS est devenu selon ce chroniqueur zélé, avec cette seule couverture de son dernier numéro, le suppôt du fascisme pur et dur, « espérant peut-être encaisser les dividendes d'un populisme anti-fiscal digne de Jean-Marie Le Pen ». 

Et ce n’est pas fini. Olivier PICARD, ou /et la rédaction du Plus  nous offrent un sous titre « Une couverture aux relents frontistes », le chroniqueur poursuit : « On pourrait croire que "National Hebdo", le journal propagandiste du Front national, a enfin conquis les kiosques avec son éternel refrain "contre le fiscalisme", ce vieux vinyle rayé que repasse inlassablement Jean-Marie Le Pen depuis un demi-siècle. Douloureuse carte d'anniversaire au moment où – amère coïncidence – le mouvement d'extrême-droite célèbre ses 40 ans d'existence. »

 Tout est dit. Cet article est admirable, c’est le prototype d’une certaine extrême gauche, brutale, manichéenne, dogmatique, sectaire, qui dès qu’elle est en désaccord avec quelqu’un, en l’espèce sur un sujet assez banal même s’il est important, n’hésite pas à le traiter de fasciste ou de nazi.

J’espère une seule chose que la direction du Nouvel Observateur (hebdomadaire) ne soit pas en train de tomber, sans peut-être même y prendre garde, dans cette dialectique indigente. Ce serait dommage pour tous ceux qui comme moi, sont malgré tout attachés à ce titre.

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 13:17

  

Publié et mis en Une par l’Express.fr

 

Il ne fait pas bon d’être vieux. En ce moment moins que jamais. Ils sont, comme l’on dit trivialement, dans le collimateur.

 

On vient de s’apercevoir que l’air de rien et avec le temps, ils ont acquis le statut, oh combien envié, de personnes du troisième âge, qui leur donne entre autres avantages, celui assez incroyable de pouvoir vivre encore jusqu’à deux ou trois décennies et pour certains même, tenez vous bien, dans des conditions financières confortables.

 

Mais ce n’est pas tout. On a même constaté, chose encore plus incroyable, qu’ils se sont mis  à voyager, à refaire du sport, à pratiquer toutes sortes de loisirs, bref, à prendre, comme l’on dit, du bon temps.

 

Une telle outrecuidance, a été ressentie aux yeux de certains, qui auraient tant aimé être tout à la fois jeunes, riches et oisifs, comme une véritable provocation.

 

Le délit de gérontophobie n’étant pas à l’ordre du jour, chacun s’en est alors donné à cœur joie.

 

Est-il normal, interrogent les uns, qu’un retraité puisse avoir des revenus plus importants que ceux de ses propres enfants actifs ? D’autres plus péremptoires, affirment qu’il résulte de toutes les études faites,  que  ce sont des privilégiés. 

 

Le  sociologue Louis CHAUVEL, qui se dit « spécialiste des générations », a publié dans le Plus du Nouvel Observateur un article intitulé : « Taxes sur les retraites, allez y Monsieur AYRAULT, ce sont des privilégiés ». Allons donc !

 

La prestigieuse Cour des comptes n’a pas été en reste. Son Premier Président Didier MIGAUD a suggéré au gouvernement de « taxer les retraités, pour réduire le déficit de la France. » Rien de moins. 

 

Certains ajoutent même, savez vous que chaque mois la France doit emprunter pour payer leurs pensions !

 

La messe est dite, un consensus s’est établi, les retraités devront payer.

 

Le gouvernement a pris et est sur le point de prendre, une série de mesures pour atténuer ce bien être financier, jugé un peu indécent par les temps qui courent, et pour ramener, par la même,  « ces profiteurs » à la raison.

 

Oh, on a commencé en douceur, et par le plus facile. Les retraités auront à payer une taxe de 0,15 % sur leurs revenus en 2013, qui passera à 0, 30% en 2014. Ce sera pour financer la dépendance des personnes âgées. Après-tout, ne sont-ils pas les premiers concernés. ?

 

On les prépare depuis quelques semaines, à la suppression du modeste avantage fiscal dont ils bénéficient, un abattement de 10% de l’impôt sur le revenu.

 

La CSG, qu’ils payaient à 6, 6% au lieu de 7,5 %  pour les salariés serait alignée sur le taux de ces derniers.

 

Les assurances vie, épargne souvent de toute une vie, qui devaient leur mettre un peu de beurre dans les épinards lorsqu’ils seraient à la retraite, seront désormais moins juteuses que ce qu’on leur avait dit, lorsqu’ils les avaient contractées. Elles vont faire l’objet d’une réforme fiscale, « aligner la fiscalité du capital sur la fiscalité du travail » selon le mot d’ordre de François Hollande.   

 

Pour ceux qui auraient eu en outre le « privilège », d’avoir possédé une entreprise, et la singulière idée  de l’avoir faite prospérer, au point qu’elle ait acquis au moment de sa revente une plus-value, ils n’auront qu’à s’en prendre qu’à eux-mêmes. Par ici la bonne soupe ! Ce sera 60 % ! Seule l’ire de quelques pigeons, déplumés et indignés, a conduit Bercy à reconnaître son excès d’intempérance et à rapporter  la mesure.

 

Et ce n’est qu’un début. La Ministre des affaires sociales Marisol TOURAINE, n’exclut rien pour l’avenir. Elle a averti : « Les retraités ne sont pas intouchables ». On l’avait bien compris !

 

La télévision elle-même nous a montré, que sauf les habituels grincheux, les vieux étaient parfaitement d’accord pour se serrer la ceinture. L’interview de l’un d’entre eux, sur je ne sais plus qu’elle chaîne, qui disait ne pas être contre les mesures prises, l’établissant surabondamment.

Mais il n’y a pas que leurs « train de vie » qui pose problème. Figurez vous qu’ils se soignent mieux, n’hésitant pas à abuser de la générosité du service de santé. Ils consultent de plus en plus et les consultations sont de plus en plus longues. On a calculé que chaque année, les médecins effectuent entre 20 et 30 millions de consultations pour des personnes âgées de plus de 80 ans. Au micro d’Europe 1, une auditrice assurait qu’elle connaissait « plusieurs personnes qui vont chez le médecin même si elles n'ont rien de particulier. Ça les conforte dans un échange dont elles ont besoin, ne serait-ce que pour être rassuré par un médecin sur leur santé » 

Michel CHASSANG, président du principal syndicat des médecins libéraux de France, la CSMF, explique que «  la grande majorité des patients âgés ont plusieurs maladies, ont des traitements qui sont souvent compliqués, sont très souvent ralentis, ont très souvent des difficultés d'audition, de vision » Les médecins perdent beaucoup trop de temps avec eux.

Il pense avoir trouvé la solution. Il propose que les personnes âgées payent une majoration de 10 € sur chaque consultation… 

Et ce n’est pas tout, il y a aussi la vie de tous les jours. Et voilà que revient sur le tapis leur  dangerosité. Et oui, ils conduisent et ce sont de vrais dangers publics. Il faut leur retirer leur permis et vite ! Un reportage de France 2 en établit ici encore la preuve. Il nous montre un papy qui a beaucoup de mal à conduire sa vieille 2chevaux et nous  donne ensuite  l’exemple d’une vieille dame qui a tué un jeune homme qui circulait à moto. Que dire de plus ?  

 

Jusqu’à RUQUIER, l’as des as dans l’art consommé qu’il a, d’asséner le coup de pied de l’âne selon l’air du temps. Il a raillé, à belles dents, dans son émission « On n’est pas couché » du samedi 29 septembre, « les cheveux blanc » qui vont au spectacle le dimanche après midi.  Pouah, les toquards ! Oubliant juste, qu’à prés de 50 ans, il n’est plus véritablement ce que l’on appelle, un perdreau de l’année.

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 07:53

 

Ils sont jeunes, ils sont dynamiques, ils sont innovants, ils ont presque tous, fait une école de commerce, ils ont créé leur entreprise, souvent une startup, ils sont discrets, peu présents dans les médias, plus préoccupés par la promotion de leur entreprise que par la leur propre.

 

Ils savent que leur richesse ou leur misère ils la doivent à eux mêmes, ils connaissent mieux que quiconque la relation salaire/compétitivité et ils expliquent que pour embaucher il faut pouvoir licencier, ils viennent d’apprendre que les dividendes seront désormais taxés, une taxe de 3%, peu propice à la recherche des capitaux qui leur font pourtant tant défaut, ils savent aussi que le pire est à venir et rejettent avec force, comme pour conjurer le sort, cet impôt « confiscatoire » dont on nous parle depuis quelques mois matin et soir.

 

Ils savent qu’on ne les aime pas, mais ils ne cherchent pas à être aimés, ils savent que l’on scrute leur entreprise, pour la taxer encore plus, mais ils se taisent, trop petits pour fuir, adoptant un profil bas, dans l’attente de vendre, consécration suprême, celle qui fut l’objet de tous leurs sacrifices, toute une vie durant.

 

Mais ça aussi c’est fini, on vient de le leur dire. Une taxe de 60% sur la plus value à la cession, met un terme à cette dernière ambition.

 

Ils ne peuvent l’accepter, ils vont s’y opposer, sans trop de conviction.

 

Et voilà que maintenant, fait sans précédent, que nos  jeunes « entrepreneurs », qui refusent qu’on les appelle « patrons », se  rebelleront.

 

De pigeons, leur premier nom, ils deviennent « #Geonpi » avec Facebook et Twitter leurs  armes favorites, numériques et de dernier cri, à l’efficacité maintes fois établie, les voilà arrivant, dans un même mouvement, venant de toutes parts et de tous horizons, pour les rejoindre en nombre sur les réseaux sociaux.

 

Bercy réagit vite, Bercy le tout puissant,  cède tout, promet tout,  sans même discuter : «Quand des mesures sont mal calibrées, il faut savoir dialoguer » Suivront réunions et congratulations.

En quelques clips, en quelques clips seulement, ils ont troqué un statut de  pigeons à plumer, contre celui d’entrepreneurs respectés. Modestes ils affirmeront, qu’ils voulaient seulement discuter.

Mais c’est une victoire,  une victoire plus importante que celle espérée, qu’ils décident  de fêter et de prolonger sur le web, pour rester bien groupés.

Et c’est ainsi messieurs dames, qu’en ce 4 octobre de l’année 2012, sont nés les pigeons de la République et que désormais, selon la formule consacrée, rien ne sera plus jamais comme avant.  

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 11:58

 

Mais enfin puisque je te dis qu’ils n’ont menacé personne, ils leur ont juste dit que ce terrain vague n’était pas à eux et qu’ils devaient partir. Voilà ! Vague ou pas vague, ce n’était pas la question, ce n’était pas à eux ils n’avaient rien à y faire et c’est tout.

Mais je n’en sais rien moi pour partir où ? Sur un autre terrain vague je suppose.

Elue de la République, Elue de la République, ce n’est tout de même pas à moi, sous prétexte que je suis une élue de la République, à leur trouver un emplacement pour garer leurs caravanes. Je puis t’assurer que les terrains vagues ne manquent pas autour de Marseille, ils ont le choix, n’importe lequel, mais pas celui-là, c’est tout !

Et bien oui, en pleine nuit et alors, qu’est ce que j’y peux, tu ne vas tout de même pas aussi me reprocher que la nuit tombe à Marseille non ?

Il n’y a eu aucune violence, je suis formelle.

Les bidons d’essence ? Ah, nous y voilà, ah je l’attendais celle là. Bon, là on est entre nous, dis moi franchement Harlem, tu aurais préféré les Kalachs ? Non ? Mais si jamais tu changes d’avis, dis le moi tout de suite, je leur ferai la commission pour la prochaine fois !

Mais je me tue à te répéter que je leur avais dit que je n’étais pas d’accord. Et bien oui, j’ai ajouté que je les comprenais, juste comme tu m’avais dit de dire ! C’est tout

L’incendie trop impressionnant ? Ecoute moi, je ne sais pas si tu as déjà essayé de faire bruler des vieux matelas sur un terrain vague…Et bien essaie un peu, jette quelques vieilleries au milieu, et tu vas voir, tu vas vite comprendre.

Crois-moi Harlem, je t’assure, tu paniques pour rien …

Ah non, alors là tu m’excuseras, là je t’arrête tout de suite. C’est toi-même qui m’avais dit qu’il fallait que je reprenne la main sur les jeunes des quartiers, que je sois à leur écoute pour que le pays sente le véritable changement et après, quand je fais le job,   tu me tombes dessus, tu m’engueules au téléphone, tu me fais un pataquès   et tu me fais convoquer  pour que je m’explique ! Non, je regrette Harlem,  pas pour discuter, pour m’expliquer, c’est ta secrétaire elle-même qui me l’a dit !

Ah mais c’est pas vrai,  tu vas pas recommencer ! Mais je n’en sais rien pourquoi maintenant, ils disent qu’ils ont eu peur…Je croyais qu’il ne fallait pas avoir peur des jeunes. Peut-être qu’ils ont paniqué eux aussi, ce n’est pas impossible. Il faisait nuit, ils ont vu des arabes, ils se sont affolés. Je te signale que même à Marseille il n’y a pas d’éclairage public sur les terrains vagues. Et puis avec tout ce que l’on raconte sur eux, la drogue le terrorisme, la discrimination et le reste, je te dis pas. …

Mais Gaudin il est gâteux ! Tu n’as pas encore compris ça ? Qu’il raconte ce qu’il veut, plus personne ne l’écoute, c’est moi que l’on écoute, j’ai toutes les télés du monde à mes pieds,  On me téléphone tous les jours pour me demander quand est ce que je vais prendre la parole. Et le coup de l’armée, tu ne vas pas me dire…Tiens regarde, j’ai même reçu un tweet de soutien du Japon…J’en sais rien je ne comprends pas le japonais. Ah bon, tu crois que c’est du Russe...Peu flatteur, peu flatteur, tu en reçois beaucoup des tweets de l’attaché de presse du Kremlin toi ?

Bon écoute coco, je crois maintenant qu’on a fait le tour de la question, tu m’excuseras, mais là je vais être juste un peu à la bourre, c’est pas que je m’ennuie avec toi, mais j’ai un train dans vingt minutes. Bon, tu rassureras bien François, donne lui bien le bonjour,  et au fait dis lui aussi que s’il a besoin d’une femme jeune, issue de la diversité et qui connaît bien le terrain … Quoi le terrain vague ? Ah oui, oh, très amusant, très amusant…Ca t’a échappé ? T’excuse pas, je te préfère comme ça que comme tout à l’heure … Bon, on se tient au courant, à plus…

* actualité fiction

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 17:46

Ce billet a été sélectionné par le journal en ligne l’Express.fr et  publié à sa Une.

Allo coco, oui, c’est moi…Comment ça tu n’arrêtes pas de m’appeler…mais tu sais bien que la messagerie déconne, ça fait au moins trois fois que je leur demande de me changer mon portable, il paraît qu’ils n’ont plus de crédit…mais non je ne suis pas énervé, qu’est ce que tu vas chercher là et pourquoi voudrais-tu que je sois énervé…et bien tu devrais te méfier de tes impressions !!!...mais je ne crie pas ! Je t’appelle, et tout ce que tu trouves à me dire …mais arrête, si tu continues je vais finir par être énervé pour de bon…je te dis que je n’ai aucun problème, tout va bien, c’est clair ? Non, simplement en ce moment je suis un peu à la bourre comme tu peux t’en douter, Moscovici, Bercy…mais non je n’ai pas d’ennui … mais bien sûr que je te le dirais... je te répète que tout va bien…je ne cherche pas à te rassurer. Non, je t’appelle simplement pour te dire que je suis à Chalon…et bien oui, à Chalon, je ne vois pas ce qu’il y a d’extraordinaire d’être à Chalon, c’est tout de même mon ancienne circonscription et  si j’ai envi d’être  à Chalon, je ne vois pas pourquoi je ne serais pas à Chalon !  Comment ce n’était pas prévu ? Les gens, quels gens ? Et bien tu leur diras que c’est encore moi qui décide de mon agenda et que je n’ai pas de compte à leur rendre, voila !  Mais qu’ils disent ce qu’ils veulent, je m’en fiche...Que je me planque ? Où je me planque ? Tu ne va pas t’y mettre toi aussi, si tu commences à écouter… mais non, mais non, cela faisait un moment…mais arrête, qu’est ce que tu me bassines avec cette histoire de carton rouge, je t’expliquerai…non pas au téléphone…enfin bon si tu insistes, mais garde le pour toi…oui, oui, je sais que tu es discrète, bon, c’est un truc pour faire pression sur l’indien, oui l’indien, l’indien ! Je ne peux pas t’en dire plus…c’est à propos des hauts fourneaux…  et bien oui, les syndicats sont d’accord. Tu ne comprends rien à cette histoire d’indien ? Bon, ce n’est pas grave, je t’expliquerai, on parlera de ça plus tard, ce n’est pas le sujet. Voila, je voulais donc juste te dire que je ne rentrerai pas ce soir, voila. Mais puisque je te dis que je suis à Chalon ! Non à Chalon pas au Salon !...mais tu le fais exprès ou quoi… oui je serais de retour dimanche soir... Mais j’y suis déjà allé deux fois, tu ne veux tout de même pas que j’y couche…et bien, l’ouverture ils la feront sans moi. Quoi ? Ministre improductif ? Ah oui, très marrant. Et bien là franchement tu me déçois, si tu écoutes les conneries du premier imbécile venu ! Mais je me tue à te dire que tout va bien. Tiens puisque tu veux tout savoir, François m’a dit que je m’étais bien débrouillé à Florange... Et les sifflets, quels sifflets ? Quoi ? Mais c’est pas vrai,  où as-tu encore été pêcher ça, il faut toujours que tu noircisses tout, c’est de la politique, ce n’est tout de même pas toi…mais ne raconte pas n’importe quoi, je ne leur ai fait aucune promesse, je leur ai simplement dit que la bataille commençait, mais de quoi veux tu qu’ils s’aperçoivent…oui, je connais la musique, vas y, vas y, tu me l’as répété cent fois, aujourd’hui un ministre comme moi, ça n’a pas plus de pouvoir qu’une aide psychologique après un accident... Vas y, vas y…oui je sais, je sais, je dois me méfier de Hollande…Oui c’est ça, je fais bien attention à ma dotation en carburant…VARIN, je l’emmerde !!! il peut raconter ce qu’il veut, son plan social je me le mets où je pense, voila ! Il n’en a rien à cirer ??? Bon écoute, je n’ai plus de batterie...oui, c’est ça, c’est ça, tu as raison je suis fatigué...oui je vais aller me reposer, voilà, c’est ça, lundi je serai en pleine forme... non je ne t’en veux pas... non ne me rappelle pas... oui, oui, bien sûr, bien sûr... moi aussi, moi aussi…

*Un peu d'humour

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 08:18

 

J’ai honte, parce qu’Ahmed et Hakim, mes frères,  n’ont pas craint de raconter devant les télévisions du monde entier, sans la moindre émotion, comment, après avoir rameuté les « jeunes de leur cité », dans la nuit de ce dimanche, ils ont chassé  sans leur accorder le moindre délai ni la moindre pitié, des hommes des femmes des enfants, des nourrissons, des vieillards, leurs animaux de compagnie, et les ont fait s’enfuir dans la nuit comme des bêtes malfaisantes, sans aucune conscience de ce qu’ils s’attaquaient aux plus pauvres des pauvres, aux plus faibles des faibles, ils les ont chassés  par la seule loi du plus fort, comme dans la fable du loup et de l’agneau « qui te rend si hardi de troubler mon breuvage dit cet animal plein de rage… » *  

 

J’ai honte d’imaginer ce soir là, plus que la peur, les sentiments de ces enfants, de ces femmes, de ces hommes, de ces  vieillards quand ils ont vu arriver ces  visages hideux de l’égoïsme, de la bêtise, et de la lâcheté.

 

J’ai honte d’avoir vu à la télé, dernier rempart de la liberté, le terrain vague sur lequel ces damnés avaient commis le crime de se trouver, jonché de jouets d’enfants, peluche, doudoune, mère molle, ballon de foot crasseux, plus loin un matelas en mousse, un sommier cassé, une table, des chaises et d’autres objets encore, plus difficiles à identifier, abandonnés à leurs assaillants et que les justiciers des quartiers nord immolèrent dans un grand feu purificateur dont la télévision nous montrera l’immense brasier.

 

J’ai honte parce que j’imagine ceux qui ont commis ce crime abominable repartir tout aussi tranquillement vers leur habitation à loyer modéré, compensé par une allocation logement, et regarder sur leurs écrans plats si on parlait d’eux, avant de s’endormir d’un sommeil réparateur, sans la moindre pensée pour ces femmes ces enfants, ces vieillards, apeurés, qui erraient dans la nuit sans savoir où aller, sans bon de logement sans bon de nourriture, sans rien, n’ayant droit à rien.

J’ai honte parce que les innombrables professeurs de vertu, toujours si prompts à s’indigner,  dont nos sociétés regorgent, que l’on trouve au top des personnalités préférées des français, sont silencieux, ils sont silencieux parce qu’un   ROM cela ne vote pas, cela ne passe pas à la télé, cela n’achète ni livre, ni disque, cela ne va pas au théâtre ni au cinéma, ni au match, cela ne brûle pas de voiture, un ROM cela n’existe pas, cela  n’a pas de visage, les avez-vous vu hier soir à la télé ? Non ? Alors ? …**    

J’ai encore et surtout honte, parce qu’une sénatrice, oui, j’ai bien dit une sénatrice, la sénatrice-maire socialiste des 15e et 16e arrondissements de Marseille, Samia GHALI, a dit à la télévision « qu’elle comprenait l’attitude de ces habitants », de s’être faits  justice à eux-mêmes. Celle-là même qui voulait faire intervenir l’armée contre la délinquance.

J’ai honte par ce que Samia GHALI est une sénatrice, j’ai honte parce qu’elle est membre du parti socialiste, j’ai honte parce qu’elle est une femme, j’ai honte parce qu’elle est issue de la diversité.

J’ai honte parce qu’elle n’avait pas le droit de donner sa caution à un acte aussi odieux, qui viole la loi qu’elle est chargée d’élaborer, un acte qui est contraire à toutes les valeurs de la famille de gauche dont elle prétend faire parti, un acte qui disqualifie son sexe, celui de la bonté et de l’amour, un acte qui discrédite ceux qui un jour comme les ROMS ont fui la misère, pour venir précisément dans ces fameux quartiers nord de Marseille.

J’ai honte parce que je fais parti de ces sédentaires qui sont protégés par la loi, par leurs élus, qui vivent dans l’opulence et le bien être, qui peuvent se soigner, qui ont beaucoup de droit et peu de devoir, qui peuvent chasser en meute les ROMS qui s’aventurent sur leur territoire, sans risquer d’être poursuivi par la justice.

J’ai honte aujourd’hui de ne pas être un ROM, un ROM, sans droit, sans justice, sans visage un fugitif et je plains plus que les ROMS cette sénatrice qui un jour souffrira atrocement de son comportement. « Après qu’on eut sur lui fermé le souterrain l’œil était dans la tombe et regardait Caïn. »

* « C'est notre cité, on est nés ici ! C'est comme si je venais chez vous pour m'installer, y a un ras-le-bol », poursuit de son côté Hamed, un père de famille de la cité, selon SFR.

** Je remercie le sénateur maire de Marseille Monsieur GAUDIN qui a condamné le comportement de ces habitants des quartiers nord.

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 06:03

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Le Premier ministre a été attaqué, comme c’est l’usage, lors de l’émission de France 2 « des paroles et des actes » ce jeudi 27 septembre, sur divers sujets d’actualité. Mais ce sont incontestablement les difficultés qu’il rencontre avec sa majorité parlementaire, aile gauche du parti socialiste, EELV et Gauche Démocrate et Républicaine, qui sont apparues en toile de fond, comme étant sa préoccupation première. Le traité européen, le récépissé qui serait remis à toute personne contrôlée par les forces de police et le vote des étrangers aux élections locales, divisent sa majorité dont Jean-Luc MELENCHON, ne désespère pas qu’elle se gauchise, au point de permettre « une nouvelle politique. »

 

C’est singulièrement sur cette dernière proposition relative au vote des étrangers que la droite, représentée hier par Nathalie KOSCIUSKO MORIZET l’a le plus attaqué. Il l’avait déjà été par son propre camp il y a quelques jours de façon spectaculaire par  77 députés socialistes, dans une tribune publiée dans le journal le Monde du 17 septembre, dans laquelle ils faisaient part de leur impatience.

 

Le Premier ministre qui comme Manuel VALLS, à qui il a rendu un hommage appuyé, estime qu’il ne s’agit pas d’un sujet prioritaire, a sur ce point laissé entendre a demi mot à l’ancienne porte parole du candidat Sarkozy, qu’il était prêt à examiner tous les amendements à la loi qui lui seraient soumis et il n’est pas impossible, ayant parlé à plusieurs reprises de la recherche d’un consensus,  qu’il pourrait envisager l’introduction dans la loi de la condition de réciprocité, comme c’est déjà le cas en Espagne.

 

Vis-à-vis de sa majorité parlementaire, et pour mettre fin au vent de fronde qui souffle actuellement et qui gène considérablement son action, il a lancé une ferme mise en garde :

 

« Que chacun assume devant les français, les conséquences de ce qu’il proclame »

 

La polémique déclenchée par les 77 députés socialistes est une démarche que ‘on peut presque qualifiée de gauchiste tant elle est purement idéologique dans la situation que nous connaissons actuellement. Le Premier ministre a d’ailleurs affirmé : «  Je n’aime pas les dogmatismes, je n’aime pas les sectarismes. »

 

 Est-il en effet bien raisonnable, dans la période que nous connaissons, à un moment où personne ne sait de quoi demain sera fait, d’agiter sur la place publique, un projet qui est le cadet des soucis de la plupart de nos compatriotes et qui laisse les étrangers concernés dans la plus totale des indifférences, toutes les enquêtes ayant montré que lorsqu’ils bénéficiaient de ce droit, seuls en moyenne 10% d’entre eux l’exerçaient. 

 

Dans ces temps où la xénophobie rôde, et après la semaine de troubles graves que l’on a connus dans le monde arabo-musulman, sur un problème endémique qui crispe la société française, il n’est pas sûr que les étrangers, pour la plus grande majorité d’entre eux, ressortissants de ces pays, apprécient que l’on braque sur eux une lumière aussi crue. 

 

Enfin et c’est tout le débat, la réforme de la Constitution nécessite une majorité des 3/5e que la droite n’a pas à elle seule et qu’il y a peu de chance qu’elle obtienne de la droite  dans le contexte actuel, en adoptant une posture qui pourrait être jugée par elle d’arrogante. 

 

Le Premier ministre a semble-t-il sifflé hier la fin de la récréation. Sera-t-il entendu ?. 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 13:55

Ce billet a été sélectionné par le journal en ligne l’Express.fr et  publié à sa Une.

Chaque jour nous apporte son lot de violences et d’incivilités. Professeure gazée en pleine classe, coups de pied, coups de tête, gifles, insultes, arrachages de bijoux sur des personnes âgées, jamais les agressions et les incivilités, n’ont atteint ce niveau. Tout le monde la subit sans exception et en particulier, ce qui peut paraître étrange,  ceux qui œuvrent   pour le bien commun, enseignants, chauffeurs de bus, gardiens d’immeubles, pompiers, médecins, « flics »...

 

On a créé des observatoires contre la violence, on a réuni des commissions, des comités, on a ordonné des missions, on a nommé des délégations, on a convoqué et entendu toutes sortes de psychologues, d’éducateurs, d’associations spécialisées dans les problèmes de la jeunesse. Tous ces organismes ont déposé des rapports pour établir des diagnostics pourtant connus et mêmes archis connus de tous et depuis longtemps.

 

Tout le monde s’accorde pour dire que le problème de fond est un problème d’éducation, qui concerne essentiellement le milieu socio-familial et environnemental dans lequel ceux qui deviendront ou sont devenus, par les aléas de la vie, des sauvageons ou des voyous, évoluent.

 

Avec les moyens modernes de communication, le milieu environnemental s’est considérablement élargi. L’éducation est devenue l’affaire de tous. Les sportifs, chanteurs ou acteurs, devenus idoles, interviennent, sans certainement en être conscients, depuis longtemps dans cette éminente mission. Ils offrent en général, en exemple, une éducation fondée sur la critique et la contestation, jugée idéale pour l’émancipation de l’enfant.

 

Le gentil ZIZOU, sans bien sûr l’avoir voulu,  a certainement  plus contribué à ce déficit d’éducation que n’importe quelle situation sociale dégradée dans laquelle certains jeunes peuvent se trouver.

 

Par son coup de tête sur un autre joueur, en finale de la coupe du monde de football, il a montré au monde entier, qu’un individu pouvait se faire sa propre morale sur les valeurs de la société dans laquelle il vit et l’imposer à tous en se faisant justice à lui-même. Personne ou presque n’a été choqué et de nombreuses voix se sont élevées pour rendre hommage à cet acte de bravoure. « L’autre avait insulté sa sœur »…

 

Le coup de tête de ZIZOU, fondu pour l’éternité dans le bronze dans une statue qui trône de toute la hauteur de ses cinq mètres à Paris, devant l’un des musées les plus prestigieux au monde, le musée Georges  Pompidou, glorifie un acte dont peu de monde parait mesurer véritablement la portée.

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