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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 09:56

 

Projetées sous le feu des médias au printemps 2012, lorsque leurs compagnons entrèrent dans le cycle des primaires à l’élection présidentielle, elles marquèrent les esprits par leur indépendance de comportement, leur personnalité affirmée, et un côté rebelle dont elles firent preuve à maintes occasions.

 

L’une et l’autre étaient convaincues que leur vie personnelle était conciliable avec leur vie professionnelle et elles ne se privèrent pas de le faire savoir. Au bout d’une expérience qui a duré six mois et après avoir mis chacune à plusieurs reprises leur compagnon en danger, elles ont dû se résoudre à admettre qu’elles avaient fait fausse route.

 

Valérie Trierweiller, a reconnu qu’elle avait désormais un « rôle » à assumer (Le Monde des 16 et 17 décembre 2012). Elle a reçu à l’occasion du voyage  en Algérie, en même temps que son compagnon, les honneurs dus à un Chef d’Etat étranger, elle a participé aux réceptions avec un rang protocolaire propre, elle a exécuté un programme réservé aux Premières dames  confiant à cette occasion, aux élèves d’un lycée qu’elle visitait, les difficultés de son renoncement : « C’est perdre un peu de sa liberté et abandonner un peu de ce qui est soi-même.»

 

Mais il lui aurait-été en effet difficile, de retour dans la capitale, de retrouver, comme si rien n’était,  son job à Paris-Match, les vannes des collègues devant la machine à café, le rédac-chef lui rejetant un papier inapproprié, ou pire encore le lui corriger et aller affronter ensuite les interprétations infinies faites après chacun des ses écrits.

 

Eut-elle d’ailleurs exercé une fonction moins exposée, ou aurait-elle eu une rubrique non politique, que d’autres inconvénients seraient apparus. Cécilia Sarkozy et Carla Bruni, en ont eu conscience et en avaient tiré les conséquences, chacune à leur manière

 

Ce problème de l’interférence vie privée vie publique va se poser de la même manière, bien qu’à des degrés moindres, avec tous ceux qui détiennent une parcelle de l’autorité publique. Anne Sinclair et  Béatrice Schönberg, en eurent conscience, elles  prirent les devants en abandonnant leur fonction, lorsque leur mari devint ministre.

 

Audrey Pulvar, a longtemps nié le problème et contrairement à ses consœurs, a tenté de résister mais en vain. Elle  fut écartée de ses activités de journaliste politique sur i télé dès que son compagnon se présenta aux primaires du parti socialiste. Celui-ci nommé ministre, elle ne fit que la saison 2011-2012 avec Laurent Ruquier, dans son émission « on n’est pas couché ». France 2 ne cherchera même pas à la recaser. Chroniqueuse sur le plateau du grand huit elle devait affirmer, à un moment où le Chef du gouvernement traversait quelques turbulences, qu’elle verrait  bien Arnaud Montebourg lui succéder. Tout le monde, droite et gauche confondus furent indignés par cette déclaration, car si en tant que journaliste, son commentaire était banal, en tant que compagne de l’intéressé il était parfaitement déplacé. Elle a quitté fin décembre la direction des Inrockuptibles, six mois après sa nomination, pour des questions budgétaires a-t-on assuré. Au mois de novembre, elle a annoncé s’être séparée d’Arnaud Montebourg, mettant  elle aussi un terme, à son impossible défi.

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Published by gpancraz
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