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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 17:20

En échouant sur La Rochelle, Ségolène Royal a perdu un combat politique. L’histoire dira peut-être un jour, qu’elle a gagné le combat de sa vie.

 

En l’espace d’un « tweet », Valérie Trierweiler, a remis sa rivale au centre du cœur des français. Elle a conduit les enfants Hollande à ne plus souhaiter lui parler. L’opinion publique voit en elle une femme impulsive et peu responsable. Le président lui doit son premier faux pas.

 

Pire que tout, Thomas Hollande l’a parfaitement dit, elle a en un instant détruit l’image de normalité que son père s’est construite. Cela a été sa première promesse : « je serai un président normal »

 

Cette bévue risque de lui coûter cher, lorsque ses adversaires politiques reprendront une à une, pour les contrer, les phrases composant la désormais célèbre anaphore du candidat Hollande.

 

François Hollande devait donc, sans plus tarder, montrer qu’il a la maîtrise de ses proches.

 

Lors de son interview du 14 juillet, Claire Chazal lui a rappelé sa promesse de campagne. Il ne laissera jamais sa vie privée interférer sur la vie publique, sous entendu, comme ce fut le cas pour son prédécesseur.

 

Le Président a répondu à la journaliste de TF1 avec cette formule : « les affaires privées se règlent en privé ». Et il a ajouté «  « je l’ai dit à mes proches pour qu’ils acceptent le respect de ce principe. »

 

Le président a précisé que  Valérie, c’est ainsi que le président l’a appelé, devra s’en tenir à ce que lui réserve strictement le protocole.

 

Il n’y a aucune raison que les choses ne se passent pas comme le président le souhaite. Encore qu’en ce domaine, nul n’a la maîtrise des impulsions d’autrui.

 

Mais deux problèmes demeurent. Ils seront les gages d’une normalisation de la situation.

 

Valérie Trierweiler va continuer d’exercer son métier de journaliste, le président l’a rappelé. Elle dispose toutefois à l’Elysée d’un bureau et de collaborateurs. Les risques de dérapages seront, dans un tel contexte, très nombreux, quelles que soient les précautions prises. Lors de l’exercice des fonctions de journaliste de la première dame, l’Elysée demeurera toujours en toile de fond.

 

Le second problème est celui de Ségolène Royal. Responsable éminente du parti socialiste, première femme dans l’histoire de la République a avoir accédé en 2007 au second tour de l’élection présidentielle,  elle a été écartée de la cérémonie d’investiture du président et a vu sa campagne pour la députation perturbée comme on sait. 

 

Il est impensable que Ségolène Royal, outre son cursus politique, soit la seule des candidats socialistes aux élections primaires du parti, à être laissée sur le bord du chemin.

 

Si aucune responsabilité à sa dimension ne lui est confiée, cela voudra dire que rien n’est réglé, que Valérie Trierweiller n’a pas désarmé et qu’elle conserve son influence sur le président.

 

S’il en est autrement on pourra considérer que les choses sont « objectivement » rentrées dans l’ordre.

 

Alors pourquoi pas, ainsi que l’a suggéré Thomas HOLLANDE, peut-être a-t-il eu des confidences, confier à Ségolène ROYAL, dans un remaniement futur, un portefeuille ministériel ?

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:41

 

Ce matin vendredi 13 juillet, j’entends Arnaud Montebourg s’interroger sur toutes les chaînes de télévision, sur  les raisons pour lesquelles l’ancien gouvernement avait  laissé distribuer  250 millions d’euros de dividendes aux actionnaires de PSA.

 

La réponse est simple Monsieur le ministre. C’est parce que tout comme vous-même aujourd’hui, il n’avait aucun pouvoir de s’y opposer, et vous le savez bien.

 

Tout comme vous n’ignorez pas non plus qu’une entreprise ne peut durablement priver les détenteurs du capital de la rémunération attachée à leurs droits, sauf alors à les voir émigrer sous d’autres cieux plus bienveillants à leur égard. Et qu’adviendrait-il alors de l’entreprise privée de capital. C’est immoral, c’est tout ce que l’on veut, mais c’est ainsi. 

 

Nationaliser ? Nous n’en aurions pas les moyens financiers. Spolier comme le préconisent certains, ce serait faire de la France la Corée du Nord. Alors ?

 

Pas plus tard qu’hier soir sur Antenne 2, lorsque David Pujadas a demandé, à ce même ministre sur le développement durable s’il comptait suspendre le plan de licenciements, il a répondu évasivement et a fini par dire qu’un expert serait désigné….

 

Pour le gouvernement, la marge de manœuvre n’est pas étroite, il n’a aucune marge de manœuvre.

 

Seul le juge, dans le cadre d’une procédure judiciaire initiée par les salariés ou par les syndicats, pourraient prononcer l’annulation du plan s’il ne correspondait pas aux conditions de la loi.

 

Je suis donc, puisque c’est la mode, pour la création d’un observatoire qui relèverait ce type de déclarations ministérielle, intempestives,  préjudiciable à la vie publique.

 

J’apprécie en revanche la remarque venue d’un conseiller de l’Elysée : « dans ce type d’affaires, il vaut mieux éviter le comportement cow-boy ».

 

Et il est vrai que le sympathique Arnaud a toujours tendance à tirer plus vite que son ombre.

 

Il me revient à l’esprit l’observation pleine d’humour de Michel Apathie, lui lançant au Grand Journal de Canal+, « vous auriez fait un bon avocat ».

 

Cow-boy, avocat, ministre, et si l’on interdisait une bonne fois pour toutes, le cumul de fonctions ?      

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 21:59

Nous y sommes ! La situation de l’emploi se dégrade, pour ne pas dire dégringole. Les syndicats parlent de déclaration de guerre. Les experts disent qu’elle continuera de se dégrader dans les mois qui viennent. Le gouvernement se trouve confronté à une situation de crise sans précédent, avec la multiplication des plans de licenciements. L’ampleur prise par ce phénomène  va être et de loin, sa préoccupation principale.

 

La filière automobile française se trouve au premier plan de ce véritable séisme économique. Il est consécutif, non pas comme on le dit habituellement à une simple crise, mais à une nouvelle répartition mondiale de la création des richesses. La raison première est qu’à prestations identiques, le coût du travail peut varier jusqu’à 1 à 10 de par le monde.

 

Les délocalisations, la dernière de DACIA à Tanger, sont la réponse principale à laquelle songent les responsables automobiles. Ils savent que toute réduction de salaires, comme cela a été le cas aux USA est inenvisageable en France.    

 

En France où  PSA, a supprimé ce 12 juillet 8000 postes, outre le coût du travail, cette situation est aussi la conséquence d’une conjoncture internationale défavorable que rien ne semble pouvoir améliorer, au moins dans l’immédiat.

 

Mais elle résulte aussi du retard pris par les voitures de la marque, et plus généralement par les voitures françaises dont les modèles, qui tardent à évoluer, apparaissent vieillots par rapport aux coréens ou aux japonais et trop bas de gamme par rapport aux allemands. Sans parler des flops de la voiture à hydrogène ou toute électrique, dans lesquelles les marques françaises se sont engagées à grands frais, tandis que les concurrents asiatiques, ont mis « le paquet »,  depuis plusieurs années, de façon plus réaliste, sur la voiture hybride.   

 

Au lieu de procéder aux transformations qui s’imposent, les responsables d’entreprises automobiles françaises, se reposant sur les lauriers récoltés au cours de plusieurs décennies, ont préféré, par confort, ou par excès d’optimisme, ignorer le phénomène.   

 

Il en résulte aujourd’hui que les entreprises automobiles ne pourront faire face à cette situation que par l’innovation, la haute technologie, l’orientation des activités vers le haut de gamme et surtout par la diminution des coûts. La transformation de notre économie est en tout cas un impératif, d’où la formation qui sera la clé de tout projet économique.   

 

Mais n’est ce pas déjà trop tard ?

 

Arnaud MONTEBOURG ministre du redressement productif a beau vitupérer, le gouvernement n’a aucune prise sur les décisions d’une entreprise privée. D’ailleurs si le ton de son intervention de ce jour au Sénat se voulait extrêmement volontaire, il a conclu en demandant à PSA « d’examiner les alternatives les plus loyales »...Et il prévoit de proposer au conseil des ministres du 25 juillet « un plan de soutien à la filière automobile »... Bel aveu d’impuissance.   

 

Tout le monde demande ce plan de soutien, un de plus, sous réserve qu’il n’apparaisse pas comme une atteinte à la concurrence au regard des dispositions qui régissent l’Union Européenne. Mais ce serait un cautère sur une jambe de bois, si les mesures énergiques qui s’imposent ne sont pas prises.

 

Aujourd’hui, en ce qui concerne « la gestion » par le nouveau gouvernement des plans de licenciements auxquels il va se trouver confronté, on peut se demander s’il n’y aurait pas lieu, sans aller comme le préconisent certains de façon complètement utopique jusqu’à interdire les licenciements, de remettre en vigueur, au moins provisoirement, compte tenu de la situation d’extrême urgence,  l’autorisation administrative de licenciement.

Cette mesure, dont personne ne veut ni à droite ni à gauche, permettrait d’éviter des licenciements trop hâtifs, injustifiés, quand ils ne seront pas abusifs. Elle permettrait  par un contrôle a priori, de vérifier le bien fondé du licenciement et de freiner les entreprises qui sauront qu’elles devront immédiatement justifier de leur décision. Elle assurera, à défaut de mieux, une rationalisation des licenciements.    

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 05:10

La campagne pour la présidence de l’UMP s’est ouverte avec la défaite de Nicolas SARKOZY. Jean-François COPE s’est trouvé, ipso-facto, le premier sur les rangs. En sa qualité de secrétaire général, chaque jour, il va à la rencontre des cadres et des militants du parti, qui constituent le corps électoral de cette élection.

 

François FILLON ne pouvait donc pas attendre plus. Le samedi 30 juin, il a annoncé officiellement sa candidature.

 

Il ne fait guère de doute que l’empoignade va être rude. C’est la présidentielle de 2017 qui se profile en toile de fond.

 

L’investiture par des primaires ouvertes, que l’UMP va adopter, ne permet plus de rendre quasi certain, le choix du chef du parti, comme candidat à l’élection majeure. 

 

Quel que soit le résultat du 25 novembre, rien ne sera donc joué.

 

Mais ce sera pour le vainqueur  un pas dans la bonne direction. Il vaut toujours mieux tenir l’appareil, afin de pouvoir assurer une distribution favorable des cartes, interviews, points de presse, candidatures aux législatives….

 

Lorsqu’ils voteront, les adhérents de l’UMP ne pourront pas s’empêcher d’y penser et cela pèsera lourd dans leur choix.

 

C’est François FILLON qui apparaît être le plus présidentiable des deux candidats. Outre sa qualité d’ancien locataire de l’hôtel Matignon, sa prestance, sa tenue, sa mesure dans le verbe, une certaine distance, lui donne cette présidentialité  que les adhérents de l’UMP ont toujours appréciée chez lui et qui a tant manqué à Nicolas SARKOZY.

 

Jean-François COPE dispose en revanche des qualités essentielles, nécessaires à la conduite d’un parti : vivacité d’esprit, percussion, art de la réplique, combativité.

 

Reste le fond. On peut penser que c’est la stratégie vis-à-vis du Front National qui fera la différence. François FILLON n’est pas favorable  au « ni-ni » de Jean-François COPE. Il est pour le pacte républicain. Nathalie KOSUSKO MORIZET qui est sur la même ligne, tente de mettre le secrétaire général du parti hors-jeu, en lui imputant avec une certaine agressivité les relations de Patrick BUISSON avec l’UMP.

 

Les militants qui trancheront, craignent, qu’une politique de combat exclusivement tournée contre le Front National,  ne soit fatale pour longtemps à leur mouvement. L’UMP seule, a de plus en plus de difficulté pour trouver des majorités tant au plan local que national. Majoritairement, les militants du principal parti de droite sont même favorables à un accord électoral avec le parti de Marine LE PEN.

 

La politique a encore son mot à dire. Il n’est donc pas sûr que ce soit le plus présidentiable des deux qui l’emporte.

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 04:59

Manuel VALLS vient de saisir l’IGPN pour identifier l’auteur de la communication à TF1, des enregistrements des conversations, qui ont eu lieu entre la police et Mohamed MERAH. Le parquet de Paris, de son côté, a  ouvert une information en violation du secret de l’instruction.

 

Mais comme ce fut le cas dans l’affaire WOERTH-BETTENCOURT, on devrait se trouver confronté au principe de l’inviolabilité des sources.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme assure que la confidentialité des sources des journalistes est inviolable

La loi du 4 janvier 2010 qui a modifié celle du 29 juillet 1881 sur la presse, dispose qu’il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources.

Le but de la loi nouvelle consiste, non pas à sanctionner celui qui a commis cette atteinte, mais à protéger le journaliste, qui en aucune façon ne sera tenu à une telle divulgation.

Ceux qui collaborent avec la presse, bénéficient aussi, sous certaines conditions,  de cette  protection, la loi interdisant leur identification.

La loi prévoit pour ces derniers, deux exceptions au principe : « Si un impératif prépondérant d'intérêt public le justifie », et au cours d’une procédure pénale, selon la gravité du crime ou du délit.

La notion d’intérêt public est assez floue, il appartiendra à la jurisprudence d’en fixer les contours. Etait-il d’intérêt public d’identifier le magistrat de la chancellerie qui a remis les pièces de l’affaire WOERTH-BETTENCOURT à un journaliste du quotidien Le Monde ? En revanche, l’identification d’une source au cours d’une procédure pénale, se justifiera, par exemple dans le cas d’un enlèvement d’enfant. Une telle identification, ne pourra toutefois pas être sollicitée du journaliste.

Dans l’enregistrement de l’affaire MERAH, la seule personne qui pourrait avoir commis à titre principal une infraction, est celle qui a remis au journaliste de TF1 les enregistrements divulgués. 

Cependant, Mohamed MERAH auteur « présumé » des faits, ayant été tué au cours de l’assaut par les forces de l’ordre, les restrictions au principe de l’inviolabilité des sources prévues par la loi ne paraissent pas pouvoir s’appliquer au regard de la procédure pénale en cours. Reste, si l’on estime au regard des familles des victimes, que cette identification est justifiée par « un impératif prépondérant d’intérêt public. »  

L’affaire WOERTH-BETTENCOURT et aujourd’hui l’affaire MERAH permettent de mieux apprécier la portée de la loi de 2010.

 

Le détenteur d’informations confidentielles, qui les communique illégalement à un tiers, ne pourra pas être recherché pour être jugé, dès lors que l’infraction qu’il a commise, l’a été au profit de la presse.

 

On arrive à cette solution par le raisonnement suivant : celui qui viole le secret auquel il est tenu, secret professionnel, médical, militaire, secret de l’instruction…au profit d’un journaliste, devient une source de journaliste. Son identification est contraire à la loi sur la protection des sources.

 

Son identification étant interdite, aucune poursuite ne pourrait être engagée contre elle, sous peine de violer la loi sur le secret des sources.

 

Il va de soi que le journaliste, receleur de l’infraction commise par son informateur, ne pourrait pas plus être poursuivi.

 

Cela aboutit en quelque sorte à une immunité au profit du journaliste et de ses informateurs. 

 

Sauf les limites de la diffamation et des atteintes aux droits des personnes, la presse est donc libre de divulguer, ce que bon lui semble, sous la seule réserve de la conscience de ses journalistes.

 

Certains estiment qu’elle use de son pouvoir avec de moins en moins de nuance, de moins en moins de prudence.

 

L’affaire Mohamed MERAH vient aujourd’hui encore de le montrer : c’est le douloureux prix à payer à la liberté, qui passe nécessairement par la liberté de la presse. 

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 15:50

 

Sujet sensible en terre d’Islam, la situation de la femme est toujours abordée avec beaucoup d’appréhension et particulièrement en Tunisie, depuis le 14 janvier 2011.

 

La femme tunisienne a bénéficié dès le lendemain de l’indépendance d’un statut comparable à ceux, tels qu’ils existent dans nombre de pays parmi les plus évolués. Elle craint une régression, avec l’arrivée au pouvoir des islamistes d’ENNAHDA.

 

Avec la « Révolution », on a assisté à un « rééquilibrage » en faveur des islamistes. Ainsi par exemple, le port du voile qui était jusqu’à présent interdit dans les lieux publics, administrations, écoles, universités, est désormais autorisé.

 

Le pouvoir actuel semble osciller en permanence entre une option moderniste de l’islamisme, et des forces intégristes qui cherchent à imprimer un rapport de force en leur faveur.

 

Le pouvoir islamiste donne des signes plutôt rassurants. La charia n’a pas été intégrée dans la constitution. Le ministre de l’intérieur s’est clairement opposé  au port du niqab à l’université. La ministre des droits de la femme Sihem BADI, a indiqué qu’il y avait lieu de bannir le niquab et plus largement encore, tout ce qui peut entraver le processus éducatif des enfants qui doivent bénéficier des acquis de la civilisation moderne,

 

Mais à côté de cela, dans les hôpitaux, les femmes qui se présentent pour une interruption de grossesse seraient invitées à y renoncer. Les atteintes à leurs droits sont légions. Les femmes non voilées ou faisant preuve d’un modernisme peu apprécié, peuvent faire l’objet de bousculades et d’injures. Les autorités publiques ne feraient pas preuve de suffisamment de fermeté pour assurer la protection de leurs droits.

 

Inévitablement des rumeurs circulent. La dernière en date, concerne les droits de la femme en politique : les constituants auraient envisagé de prévoir qu’une femme ne pourrait accéder à la présidence de la République.

 

Rumeur fondée ou fausse rumeur ? Même si l’éventualité d’une femme présidente de la  Tunisie, est actuellement peu envisageable, sur le plan des principes, une telle disposition en ferait un citoyen de seconde zone. Il convient donc d’être tout particulièrement vigilant.

 

Oualid CHINE a publié dans la revue mag14.com/ un remarquable article « Les tunisiennes sont supérieures aux tunisiens » dont voici avec son autorisation les principaux extraits :

 

« A l’heure où la rumeur de l’exclusion des femmes de la présidence se répand, à une époque où les plus réactionnaires semblent avoir des velléités de réduire le champ d’action des Tunisiennes, il est bon de rappeler quelques vérités premières.

L’Etat de Carthage a été fondé par une femme, Elissa. Une reine mythique, mais qui laissera dans l’inconscient collectif des Tunisiens une empreinte durable. Un tatouage qui marquera comme un sceau princier le front des filles de la Tunisie.

Des traces perceptibles dans la grandeur d’une Radhia Nasraoui, militante contre la torture, dont le cœur a été assez vaste pour contenir toute la misère sortie des usines de la peur et des mains des tortionnaires appointés par les services de sécurité.

Islamistes, gauchistes, militants en rupture de ban, tout ce qui est humain ne lui est pas étranger.

Alors que l’écrasante majorité des journalistes tunisiens se réfugiaient au mieux dans le silence, au pire, dans la compromission, c’est une femme qui a sauvé l’honneur de la profession. En trempant sa plume dans le vitriol, Om Zied, alias Néziha Rejiba tatouait à l’acide ses écrits comme autant de cicatrices purulentes sur le visage de la dictature.

Quand les opposants  se contentaient de raser les murs, avec ses cinquante kilos, Maya Jribi se lançait dans l’arène, ne craignant pas de jouer au gladiateur pour croiser le fer avec la flicaille. C’est dire qu’elle pèse bien plus lourd que les coqs déplumés qui exhibent aujourd’hui leur pilosité comme autant d’indices d’une virilité en berne.

Et même du côté d’Ennahdha, quoi qu’on en dise, la voix d’une Meherzia Laâbidi, vice-présidente de l’Assemblée Constituante, ne compte-elle pas au moins autant que celle d’un Lotfi Zeitoun et d’un Habib Ellouze réunis ?

L’ouverture du champ politique tunisien aux femmes, pourrait garantir à l’Etat l’accès à un vivier de compétences plutôt asséché du côté masculin. Et pour cause : il y a des années que les femmes surpassent les hommes en termes de résultats dans les universités et les lycées.

Par ailleurs, à la notable exception de Leila, et de quelques courtisanes de bas-étage, qui passent parfois à la télé, l’écrasante majorité des corrompus de Tunisie sont des hommes. Il faut donc se résoudre à l’évidence. Les Tunisiennes sont bel et bien supérieures aux Tunisiens.

Et une femme au palais de Carthage, offre clairement plus de garanties pour ses concitoyens, échaudés par les expériences successives des «mâles dominants» au pouvoir. En définitive, élire une femme, permettrait de donner un signal fort à tous les sceptiques, à ceux qui regardent la Révolution Tunisienne d’un mauvais œil. Messieurs, soyez donc raisonnables. Le pouvoir est une chose sérieuse. Laissez-le donc aux femmes. »

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 15:57

A l’heure où la rumeur de l’exclusion des femmes de la présidence se répand, à une époque où les plus réactionnaires semblent avoir des velléités de réduire le champ d’action des Tunisiennes, il est bon de rappeler quelques vérités premières. L’Etat de Carthage a été fondé par une femme, Elissa. Une reine mythique, mais qui laissera dans l’inconscient collectif des Tunisiens une empreinte durable. Un tatouage qui marquera comme un sceau princier le front des filles de la Tunisie.

Des traces perceptibles dans la grandeur d’une Radhia Nasraoui, militante contre la torture, dont le cœur a été assez vaste pour contenir toute la misère sortie des usines de la peur et des mains des tortionnaires appointés par les services de sécurité. Islamistes, gauchistes, militants en rupture de ban, tout ce qui est humain ne lui est pas étranger.

Alors que l’écrasante majorité des journalistes tunisiens se réfugiaient au mieux dans le silence, au pire, dans la compromission, c’est une femme qui a sauvé l’honneur de la profession. En trempant sa plume dans le vitriol, Om Zied, alias Néziha Rejiba tatouait à l’acide ses écrits comme autant de cicatrices purulentes sur le visage de la dictature.

Quand les opposants  se contentaient de raser les murs, avec ses cinquante kilos, Maya Jribi se lançait dans l’arène, ne craignant pas de jouer au gladiateur pour croiser le fer avec la flicaille. C’est dire qu’elle pèse bien plus lourd que les coqs déplumés qui exhibent aujourd’hui leur pilosité comme autant d’indices d’une virilité en berne.

Et même du côté d’Ennahdha, quoi qu’on en dise, la voix d’une Meherzia Laâbidi, vice-présidente de l’Assemblée Constituante, ne compte-elle pas au moins autant que celle d’un Lotfi Zeitoun et d’un Habib Ellouze réunis ?

L’ouverture du champ politique tunisien aux femmes, pourrait garantir à l’Etat l’accès à un vivier de compétences plutôt asséché du côté masculin. Et pour cause : il y a des années que les femmes surpassent les hommes en termes de résultats dans les universités et les lycées. Les dernières  statistiques du baccalauréat le prouvent. Pour cette édition 2012 du bac tunisien, la tendance est flagrante. 61% des admis dès la session principale sont des filles. Le meilleur élève de la République ? C’est aussi une fille, Cyrine Chtourou, qui peut toiser ses camarades du sexe dit «fort» de haut, avec son 19,59 de moyenne. Les meilleurs dans les sections littéraires, mathématiques, économiques, scientifiques ? Toujours des filles. Serait-ce une nouveauté ? Un cru 2012 particulièrement féministe ? Même pas.

A la session principale du bac 2011, le taux de réussite féminin était de 60,68% contre 39,32% pour les garçons. Et on a également compté 4 filles lauréates contre 3 garçons dans les 7 sections du bac. En 2010, six filles ont occupé les premières places dans six sections du bac sur sept. Une candidate s’est même permis d’obtenir un historique 20/20. En 2009, on comptait déjà 58,32 % d’admis parmi les filles contre 41,68 % parmi les garçons.

On n’évoquera pas les résultats sportifs de nos femmes, pour ne pas malmener davantage ce qui reste de l’orgueil masculin. Par ailleurs, à la notable exception de Leila, et de quelques courtisanes de bas-étage, qui passent parfois à la télé, l’écrasante majorité des corrompus de Tunisie sont des hommes. Il faut donc se résoudre à l’évidence. Les Tunisiennes sont bel et bien supérieures aux Tunisiens.

Et une femme au palais de Carthage, offre clairement plus de garanties pour ses concitoyens, échaudés par les expériences successives des «mâles dominants» au pouvoir. En définitive, élire une femme, permettrait de donner un signal fort à tous les sceptiques, à ceux qui regardent la Révolution Tunisienne d’un mauvais œil. Messieurs, soyez donc raisonnables. Le pouvoir est une chose sérieuse. Laissez-le donc aux femmes

*Article de Oualid CHINE, publié dans mag14.com/ ,que je remercie pour son aimable autorisation.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 12:59

Je n’ai pas compris que Jean-Vincent PLACE, quelques jours avant le discours de politique générale du Premier Ministre et François de RUGY, quelques heures avant, aient pu assurer que les écologistes voteraient la confiance. A l’exception de Noël MAMERE, qui s’interroge, ce sera un oui franc et massif.

 

On attendait que l’on nous explique au moins, en quoi le programme d’EELV trouvait sa place dans le projet gouvernemental. Il y a certainement des raisons de fond qui justifient un tel acte politique. La question que tout écologiste digne de ce nom aurait dû se poser avant toute décision de cette nature  est celle de savoir quelles sont les mesures, concrètes, réelles, ou même la seule mesure prise par le gouvernement qui corresponde à ce que préconisent les écologistes depuis des décennies.

 

Les responsables écologistes n’ont même pas pris la peine de faire cet effort, ni vis-à-vis de leurs électeurs, ni même vis-à-vis d’eux-mêmes. Ils se sont contentés d’affirmer qu’ils sont dans la majorité présidentielle, qu’ils sont au gouvernement et que par conséquent, ils voteront la confiance. C’est là un comportement de radicaux sous la 4e République.

 

Pareille déclaration a en tout cas le mérite de la clarté. Le PS a donné aux principaux responsables du mouvement mandats de sénateurs et de députés, ministère, même Eva JOLY a eu sa part, il lui a été confié une mission sur la corruption en Afghanistan.  

 

Certes, Jean-Marc EYRAUD a prévu la conférence environnementale pour assurer la transition écologique et énergétique…Mais ne l’aurait-il pas préconisé sans les écologistes ?

 

Daniel COHN BENDIT parle de la moitié des militants qui ont quitté le mouvement. On peut en effet se demander si les écologistes ne jouent pas avec le feu.

 

Une question va en effet se poser avec de plus en plus d’acuité, à quoi servent les écologistes ? 

   

Qu’il n’y ait pas la moindre ambiguïté, si j’étais député, après avoir entendu Jean-Marc EYRAUD, j’aurais voté la confiance, tout simplement parce que j’adhère à l’ensemble de ce qu’il a dit sur la dette contre laquelle il fallait agir à tout prix, lutte contre la fraude, l’évasion fiscale, le dialogue social, la concertation, la maîtrise des dépenses publiques…    

 

Mais ce qui est vraiment gênant pour ceux qui comme moi ont été marqués à la politique par Pierre Mendès-France, qui a été l’exemple du désintéressement de l’intégrité et de l’intransigeance morale, c’est de voir ces nouveaux politiques qui s’expriment avec hargne, arrogance, parfois même cette violence pour que soit mis en œuvre ce que nous avions cru être une conviction profonde et qui n’est en réalité que le moyen d’obtenir des avantages.

 

Les écologistes portent une lourde responsabilité dans la crédibilité des idées qu’ils portent, qu’ils prennent garde de ne pas devenir les supplétifs de la République.

 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 12:04

1998 est l’année de la découverte d’une France « noire-blanc-beur ». Elle sera l’honneur de tout un peuple, à qui elle offrira sa première coupe du monde de football.

 

Au delà du sport, l’intellect d’un Lilian THURAM, le charisme d’un Marcel DESSAILLY, la noblesse du timide ZIDANE furent les plus beaux exemples d’une intégration réussie.

 

On devait même dire que l’équipe de France, fut le symbole de la diversité triomphante…

 

Une seule fausse note. Nicolas le rebelle n’en faisait pas parti. Son talent n’était pas en cause. Il était selon l’expression consacrée,  l’un des plus doués de sa génération. Mais sa personnalité, ne cadrait pas avec l’esprit d’équipe, affirmait-t-on sans autre précision.

 

Après la victoire de 98, plus personne n’a pensé à lui. Le défilé sur les Champs Elysées, les distinctions remises aux joueurs, la liesse populaire, allaient le faire oublier. Du moins le croyait-on.

 

En réalité on devait très vite s’apercevoir que derrière les paillettes et les flonflons se dissimulait un mal profond que le comportement inadéquat de Nicolas ANELKA n’avait fait que révéler, et qui avait conduit à l’écarter des sélections du mondial en 1998, 2002 et 2006.

 

On s’est progressivement rendu compte, au fur et à mesure des incidents plus ou moins graves que l’on a vu se succéder, qu’il existait, un  véritable syndrome qui allait se manifester au sein  de l’équipe de France. 

Mondial 2010, après avoir participé aux matches de qualification de l’équipe de France, Raymond DOMENECH a décidé d’emmener Nicolas ANELKA en Afrique du Sud. C’était son premier mondial, et il n’attendit pas plus longtemps que la mi-temps du deuxième match pour dire à son entraîneur, selon le journal l’Equipe qui a révélé l’incident : « va te faire enculer sale fils de pute ». Chacun s’en souvient, il sera écarté de l’équipe, après avoir refusé de faire des excuses.

Plusieurs joueurs, rendus fous furieux par la sanction infligée à l’enfant de TRAPPES, qui à leurs yeux comptait infiniment plus que l’équipe qu’ils étaient censés servir, allaient montrer au monde entier ébahi, de quoi ils étaient capables. Ils ridiculisèrent tout un pays en s’isolant dans un bus, une sorte de prise d’otage de l’équipe France, par quelques joueurs, les autres acceptant de suivre le mouvement. Ils eurent comme exigence, la lecture d’un communiqué en leur nom, et ce dernier, devant le chantage à la grève, s’exécutera.

Les sanctions furent dérisoires, à l’exception de celle infligée à ANELKA, qui avait fait savoir qu’il ne remettrait jamais plus les pieds en équipe de France. Il avait enfin été jusqu’au bout de sa logique.

Le syndrome ANELKA, avait fait son chemin. On avait osé s’attaquer ouvertement à l’équipe de France, en la discréditant dans son exercice suprême, celui de la coupe du monde. Il atteignait de plus en plus de joueurs et jusqu’à son entraineur. En 2010, Raymond DOMENECH, a refusé à la fin du match contre l’Afrique du Sud de serrer la main de son entraineur. Là encore, cela ne s’était jamais vu dans l’histoire du football. La France et son équipe furent la risée du monde entier, il fut même un moment question de la voir sanctionner par la Fédération internationale.

 

Il est vrai que depuis longtemps, des signes évidents avaient-été adressés à tous ceux qui voulaient bien prendre la peine de les lire. Pas question pour nombre de joueurs de chanter l’hymne national, que de toute façon ils ne connaissent pas, tandis que d’autres très gênés sur l’attitude à avoir, se contentent de remuer à peine les lèvres. Pas question non plus de condamner les sifflets qui leurs furent infligés au Stade de France lorsque l’équipe nationale fut opposée à des équipes du Maghreb. Au mieux, ils trouvèrent cela étrange. De toute façon, selon les observateurs les plus avisés, ce n’était que du folklore communautaire. Pas de manifestations excessives d’enthousiasme lorsque l’on marque un but ou que l’on gagne en équipe de France, cela peut avoir un caractère ambigu. Les actes anti sportifs se multiplient. Entre joueurs, refus de se serrer la main lorsque l’on est remplacé, et aussi contre l’entraîneur, dont l’autorité est de moins en moins reconnue. On ne compte plus les actes d’incivilités envers les supporters. En définitive, les  joueurs vont s’en tenir à l’aspect footballistique des choses. Dès le match terminé, ils fixent leur casque audio sur leurs oreilles, pour signifier à tous que c’est fini.

Et Zizou ? Le gentil Zizou si poli, si timide, si talentueux. Le contre exemple parfait de tout ce qui vient d’être dit. La vraie vitrine de l’intégration réussie, de la diversité comme on l’aime. La preuve par l’exemple de tout ce que les politiques gouvernementales ont cherché à faire depuis des décennies. La preuve qu’il n’existe pas de syndrome ANELKA.

Mondial 2006… d’un coup de tête d’un seul, il a tout effacé, il est rentré dans le rang. Plus de Zizou bien élevé et soumis. Il a montré de quoi il était capable. Une histoire de maillot tiré et  de mots  comme il s’en dit à longueurs de terrains et à longueur de temps et voilà ! Ma sœur a été insultée expliquera-t-il. Il y a fort à parier que personne ne savait, et en particulier pas le joueur italien, que Zidane avait une sœur.

Mais qu’importe. Cela lui est apparu suffisant pour fiche en l’air une finale de coupe du monde.

Voilà ! Il a effacé 98, il a annoncé 2010. Les gosses de banlieue ont été fiers de son acte pour laver « l’honneur d’une sœur ». Ils ont d’ailleurs dit qu’ils auraient fait de même. Et puis  tout le monde l’excusera, seule façon de justifier l’injustifiable, de ne pas voir la réalité en face et lui-même, selon le scénario bien connu, dira qu’il regrette son geste.

Les compétitions européennes de l’équipe de France se dérouleront dans le même état d’esprit. Euro 2008. La France termine dernière de son groupe dans une ambiance détestable. NASRI et BENZEMA auraient perturbé le groupe, par un manque de respect envers les anciens joueurs. Problèmes générationnels nous a-t-on dit. On ne devait pas en savoir plus.

 

Euro 2012, le syndrome ANELKA est plus que jamais présent. BENARFA a envoyé « bouler » son entraîneur à la mi-temps d’un match, MENEZ a invité l’arbitre à aller se faire enculer, tandis que NASRI en mal d’imagination a proposé à un journaliste d’en faire de même.

 

Laurent BLANC  et Noël LE GREAT estiment qu’ils n’ont pas à s’en mêler, que c’est un problème qui concerne les joueurs. Pour Guy ROUX, si NASRI est sanctionné, le journaliste doit l’être aussi. La ministre des sports, s’en lave les mains à son tour, considérant que le problème doit-être réglé entre les instances sportives et les joueurs. Enfin PLATINI, explique que si on avait dû le suspendre à chaque fois qu’il avait insulté des journalistes …Les uns comme les autres ont tous oublié un petit détail, ces joueurs, ont commis leurs manquements en tant que joueurs de l’équipe de France et non à titre individuel.  

 

Il y aura quelques vagues regrets et ce sera fini jusqu’à la prochaine fois. Tiens, NASRI vient juste de les tweeter, vraisemblablement sur les conseils avisés de ses sponsors. Les sponsors qui craignent pour leur image sont la limite de l’exercice. Heureusement qu’ils sont là ceux là... Un comble tout de même.  

 

Seule voix non concordante, Mourad BOUDJELLAL, président du Rugby club toulonnais :

« Ce sont des enfants gâtés dont on a fait des stars, qui se comportent comme des petites frappes de banlieue. (…) Il faut se séparer de ces jeunes qui ne répondent plus à aucun de leurs devoirs. Ils devraient transmettre l'amour de leur pays, et, au lieu de ça, que retient un gamin des cités du comportement de NASRI ? »

 

Et si c’était la solution ? Ne faire jouer en équipe de France que les joueurs qui en ont envie. Mais justement là est le problème. Le syndrome ANELKA ne permet pas de les détecter. C’est un syndrome ambigu. Tout le monde s’accorde à dire qu’il n’y a rien eu ou à tout le moins rien de grave. Quant aux joueurs, Comme NASRI, sentant le danger, ils répètent à chaque fois qu’ils aiment l’EDF. Oui, c’est ainsi paraît-il qu’ils appellent l’équipe de France. C’est drôle, non ?

 

Laurent BLANC, ayant compris qu’il n’y arriverait pas, n’a pas demandé son reste. Didier DESCHAMPS connaît trop la musique pour s’embarquer dans pareille galère.  Le problème parait en effet dépasser largement celui de l’entraineur, peut-être même celui de l’équipe de France, mais c’est une toute autre histoire…Et de ces histoires là, personne ne veut en  entendre parler, c’est tabou. Alors continuons ainsi, après tout on peut vivre sans foot, n’est ce pas ?  

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 18:24

 

Une vraie gueule d’acteur de western américain, un regard bleu acier doux et déterminé, un sourire pas trop appuyé, à la fois charmeur et volontaire, qui en dit long sur son assurance. Grand, bel homme, belle allure, de la prestance à revendre, il n’y a rien à dire, il a le physique de l’emploi, la France a un Premier ministre de rêve.     

 

Mais Jean-Marc EYRAUD est tout sauf un premier Ministre d’opérette. Ce n’est pas un collaborateur ou un adjoint. Pour reprendre la fameuse expression de l’un de ses prédécesseurs parlant de sa relation avec le Président de la République, il pourrait dire à son tour, « lui c’est lui et moi c’est moi ».

 

Il va sans la moindre réserve « déterminer et conduire la politique de la nation » ainsi que le lui prescrit la Constitution. François HOLLANDE l’avait d’ailleurs répété pendant toute sa campagne.  

 

En une poignée de semaines, il a déjà bien montré qu’il est le chef du gouvernement et qu’il a bien l’intention d’exercer pleinement ses prérogatives.  

Dans le délicat dossier avec l’Allemagne, il a mis de l’huile dans les rouages de la relation quelque peu tumultueuse, entre François HOLLANDE et Angela MERCKEL. Il a accordé, jeudi 21 juin, un entretien au journal Die ZEIT dans lequel il a concédé que les eurobonds, dont François HOLLANDE avait fait son cheval de bataille en matière de politique monétaire européenne,   ne pourraient pas voir le jour avant plusieurs années.

Certes, cette déclaration a été faite avec l’accord de François HOLLANDE. 

Mais peu de présidents auraient donné à leur Premier ministre la possibilité d’intervenir sur un sujet aussi sensible, et pour atténuer ses propres propos.

 

Jean-Marc EYRAUD a par ailleurs montré à ses ministres qu’il était le patron et qu’il n’avait pas l’intention de voir les choses partir dans tous les sens.

 

Le bouillant Vincent PEILLON a ouvert le feu, sur un sujet assez modeste, il a décidé de rallonger les vacances de la toussaint. Il a été immédiatement recadré. Il attendra que le gouvernement, c'est-à-dire le Premier ministre, en décide.

 

Pour Cécile DUFLOT et la dépénalisation du cannabis, il lui a répondu sèchement que cela ne faisait pas parti du programme gouvernemental. Cela équivaut à un véritable carton jaune. Cécile DUFLOT l’a bien compris ainsi. Elle a assuré que cela ne se reproduirait plus, car elle  avait l’intention d’abandonner ses responsabilités partisanes, ce qui a été fait ce samedi 23 juin.

 

Un plus gros morceau, l’affaire du tweet de Valérie TRIERWEILER. D’aucun aurait éludé la question, pas Jean-Marc EYRAUD : « il faut que chacun reste à sa place ». Cette brève remarque vaut mieux qu’un long discours. Autrement dit  la compagne du président n’a pas à se mêler de ça.

 

Une affaire passée presque inaperçue, mais d’une très grande importance. Les forages pétroliers au large de la Guyane, qui concernent à la fois les guyanais, et les écologistes qui y sont farouchement hostiles.

 

Jean-Marc EYRAUD pragmatique, à qui la Shell a dit qu’avec les réserves de pétrole que l’on extraira la France pourrait devenir le Qatar de l’Europe, va régler ce problème en deux temps trois mouvements.

 

Nicole BRICQ, ministre de l’écologie et du développement durable, qui avait annoncé imprudemment l’arrêt des recherches va aller exercer ses talents au commerce extérieur, où il ya beaucoup à faire. Delphine BATHO la remplace. Christiane TAUBIRA originaire de Guyane s’en passera. On dit qu’elles ne s’entendaient pas à merveille.

 

Cécile DUFLOT n’a pas bronché, elle n’a pas intérêt et elle le sait si elle veut rester ministre. Le sénateur Jean-Vincent PLACE s’est contenté de dire que ce n’était pas un bon signe pour l’écologie et a fustigé Daniel COHN BENDIT qui n’a pas apprécié le comportement de ses camarades.

 

Ça y est le gouvernement EYRAUD 2 est formé. « Si quelqu’un a quelque chose à dire qu’il le dise tout de suite ou qu’il se taise à jamais. »        

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