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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 18:05

 

En Tunisie, depuis la Révolution, il n’est pas de jour où dans les rues ou sur les places on ne connaisse pas d’agression publique contre de simples citoyens pour des idées non conformes, des conceptions religieuses ou philosophiques inadéquates, parfois même pour une simple façon de se vêtir, sans compter les mises à sac de cinémas, expositions et autres lieux culturels...

 

Jamel GHARBI, un franco-tunisien en vacances en ce mois d’août dans sa ville de Bizerte, a été victime d’un tabassage en présence de sa femme et de sa fille âgée de 12 ans. Ils ne savaient pas que le débardeur et le short étaient interdits dans la Tunisie nouvelle, à l’exception des sites touristiques, sécurisés il est vrai par l’armée.

 

De nombreux commentaires venus de Tunisie ont cherché à relativiser cette affaire. Pour certains, on a beaucoup plus de chance de se faire agresser dans le métro parisien qu’à Tunis ou à Bizerte et les agressions dont ont été victimes en France des tunisiens, n’ont jamais donné lieu à un tel déferlement médiatique.

 

Sauf que le problème ne se trouve pas dans l’agression au sens strict, dont Jamel GHARBI a été l’objet, toute chose qui peut en effet survenir à quiconque dans n’importe quel pays au monde. Le problème est que cet homme a été agressé parce qu’il était arabe et que selon ses agresseurs, il s’impose à lui comme à ses proches, un certain nombre d’obligations décidées par des particuliers en dehors de toute disposition légale en cours dans le pays.  

 

Plus grave encore, les citoyens tunisiens qui ont assisté à la scène, terrorisés par ce déferlement quotidien de violence, ont omis de porter secours à cet homme, non par indifférence, mais par peur. , « Personne n’a bougé, j’ai été lâché en pâture. »

 

Quant à la police qui traîne comme un boulet les accusations de « police de BEN ALI », elle ne prend aucune initiative dans ce domaine. Prudente, elle attend le feu vert du cabinet du ministre pour la moindre intervention, et ce, même en présence de situations manifestement illégales. En toute hypothèse elle se limitera au strict nécessaire, ayant parfaitement compris que ce sera toujours d’en avoir trop fait, que pas assez, que viendront les ennuis.

 

Il existe désormais en Tunisie un mouvement islamiste qui s’exprime à ciel ouvert par la violence. Cette violence prend plusieurs formes. Impressionner par des agressions verbales mais aussi par la commission d’exactions contre les biens et contre les personnes.

 

Ils utilisent des bâtons et des sabres, jugés suffisants, par les blessures qu’ils occasionnent, pour faire plier les récalcitrants, en même temps qu’ils sont le marqueur de leur idéologie.

 

Il n’apparaît pas que les gouvernants actuels de la Tunisie, les islamistes d’ENNAHDA, aient une position claire vis-à-vis de cette mouvance extrémiste. Ils estiment que la résolution de cette situation se fera avec le temps, par l’éducation et par la progression économique. Le gouvernement met par ailleurs en avant la liberté de manifester et de s’exprimer, pour justifier de ses interventions peu énergiques et le plus souvent tardives contre les intégristes tunisiens. Il reprend là, avec une certaine habileté, toute l’argumentation des pays européens contre la délinquance, argumentation selon laquelle c’est la société, qui est responsable des comportements déviants des individus.   

 

On observe aussi que le pouvoir actuel utilise ces évènements pour justifier d’une campagne lancée contre certains organes de presse écrits ou audiovisuels, accusés de provoquer par leurs propos jugés irresponsables, les réactions violentes des Salafistes.

Ainsi une émission de marionnettes, diffusée depuis un mois sur la télévision ETTOUNISSIYA, satire de la vie politique en Tunisie, a été suspendue et son responsable vient de faire l’objet d’un mandat d’arrêt. Le ministre de la santé a expliqué « ce sont des émissions qui dépassent les bornes du respect, il y avait une campagne dans les mosquées et dans les prêches. » 

Le mouvement ENNAHDA n’a pas encore semble-t-il de position claire sur l’attitude à avoir vis-à-vis des salafistes. Il ne sait pas très bien si son intérêt consiste à les combattre frontalement avec le risque de se couper d’une partie de son électorat ou à les laisser faire, avec celui de procès en connivence dont ils seront alors inévitablement l’objet.

 

En l’absence de stratégie précise, le gouvernement a adopté la politique du chien crevé au fil de l’eau, avec des réactions épisodiques, quelques arrestations, suivies, quelques jours plus tard de remises en liberté.

 

Les tunisiens interviennent encore dans le cadre d’associations ou de mouvements qui organisent des manifestations de rue, les médias sont toujours présents, mais au train où vont les choses, on peut se demander pour combien de temps encore.  

 

Les tunisiens ont peur pour eux-mêmes, pour leurs proches, peur de plus en plus de s’afficher comme étant hostiles au gouvernement et à des mouvements religieux violents qui ne reculent devant rien ni personne. Une simple mise en cause publique et leur vie deviendra vite un enfer.

 

Jamel GHARBI a rejoint son pays de LOIRE, il est peu probable qu’il revienne en Tunisie avant longtemps. Mais lui a le choix de faire autrement, c’est un élu français, il a parlé, il a dénoncé, il est reparti.

 

Pour les tunisiens, ils recherchent avant tout la paix et la tranquillité. Aujourd’hui, comme au temps de BEN ALI, cela passe par ne rien dire, ne rien faire, la peur fondée ou non prenant vite le dessus.  

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 16:15

 

Alors que l’on tenait pour acquis après le 14 janvier 2011 que le couple BEN ALI qui avait régné sur la Tunisie pendant plus de deux décennies s’était dissous dans l’incommensurable infini, Leila BEN ALI a surpris tout son monde en tenant à répliquer à ses détracteurs.

 

Le plus simple n’aurait-il pas été pour elle de laisser le temps faire son œuvre ? D’ici quelques années au plus, tout serait définitivement tombé dans l’oubli de l’histoire de la Tunisie.

 

Leila BEN ALI a refusé la facilité et a eu une exigence de vérité, « sa vérité », avec tous les risques que comporte l’ouverture d’un tel débat. Elle n’a pas voulu partir dans le silence des coupables.

 

Il y a là un défi à la raison, une forme de courage, certains diront d’arrogance, qui ne peut laisser insensible. C’est aussi l’expression d’une fierté, celle du petit peuple de la Médina de Tunis dont elle est issue, le peuple des petits boutiquiers, des familles nombreuses souvent recomposées, avec des filles toujours très belles, qui rêvent du prince charmant, le mariage étant souvent leur seul avenir, leur seule promotion sociale.

 

Lorsqu’elle épousa l’ambitieux BEN ALI et plus encore lorsque celui-ci parvint à la magistrature suprême dans les conditions que l’on sait, Leila BEN ALI deviendra ipso facto la proie rêvée de toute l’intelligentsia tant tunisienne que parisienne. On vit en particulier enfler une singulière rumeur, selon laquelle elle était coiffeuse.

 

On se mit alors à la désigner de la sorte avec le plus profond des mépris,  preuve ainsi faite  « par la condition sociale », qu’il s’agissait d’une usurpatrice qui avait su séduire par mille ruses, celui qui deviendra le Président de la République tunisienne.

 

Avec beaucoup d’autres, le très chevronné journaliste et écrivain Nicolas BEAU en fit ses choux gras. Serge MOATI, homme de gauche et journaliste réputé devait en faire la pierre angulaire de son livre, « Dernières nouvelles de Tunis », véritable pamphlet contre les époux BEN ALI, contre lesquels il n’avait pourtant rien trouvé à redire jusqu’à leur exil en Arabie saoudite.

 

Eprouvant le besoin de me singulariser, ce qui est une sorte d’excuse anticipée, j’ai pris le parti de ne pas accabler à mon tour « la petite coiffeuse devenue Régente ». 

 

Leila BEN ALI revendique avoir échoué au bac par trois fois et n’avoir en tout et pour tout qu’un diplôme de sténo - dactylo. Elle n’a jamais été coiffeuse, aujourd’hui, personne ne le conteste plus.

 

Curieux tout de même que pendant toutes ces années on n’ait jamais fait la moindre recherche sur ce point précis, qui se trouvait être l’angle d’attaque contre un Président à la personnalité à l’évidence falote, puisqu’il s’était laissé séduire par la première petite coiffeuse venue. 

 

Dans « Ma vérité », Leila BEN ALI va  bien sûr se défendre, mais elle ne va pas manquer de faire son autocritique. Elle reconnaît que ses frères, les TRABELSI, ont donné du Régime dirigé par son mari une image détestable et que leur comportement fut certainement la cause principale du discrédit qui finira par l’emporter.

 

Elle dit qu’elle n’a pas eu suffisamment conscience de cette situation et admet avoir été trop faible avec ses frères, sorte d’aveu sur sa connaissance de leurs turpitudes.  

 

Mais elle relativise sa propre responsabilité en en rejetant la part principale sur tous ceux qui les recevaient à bras ouverts, dans les tribunaux, les administrations, partout où s’exerçait le pouvoir, sans même qu’il soit nécessaire que le Président lui-même, directement ou indirectement, demande quoi que ce soit. On cherchait à plaire au souverain en favorisant ses proches, c’est un grand classique.  

 

Les milieux d’affaires se disputaient les TRABELSI, leur influence les aiderait dans leurs projets,  acquérir des marchés, accélérer les formalités, obtenir des passe-droits. 

 

Les collaborateurs du Président, quant à eux, qui n’ignoraient rien de tout ce qui se passait, se gardaient bien d’attirer son attention sur les risques que ses beaux-frères lui faisaient courir. Ils gardaient le silence, c’est le fameux skât qui a toujours servi de règle absolue dans les palais des Beys.

 

Et il ne fait aucun doute que tous ont cherché à complaire aux TRABELSI devenus alors synonymes de corruption et d’injustice. Leila BEN ALI dit avec une grande lucidité : « Nous avons servi de repoussoir et avons fourni les motifs de dénigrement…Nous avons été le talon d’Achille du Président. »  

 

Leila BEN ALI reconnaît que sur ce sujet comme sur d’autres, telle la liberté de la presse, qui aurait pu alerter le Palais sur la gravité du danger, la responsabilité du régime est entière.

 

Mais Leila BEN ALI, porte à son crédit une économie tunisienne dont les instances internationales ont reconnu le formidable essor.       

 

Elle défend encore son dictateur de mari, en mettant à son actif le fait qu’il n’y eut sous son règne qu’une seule exécution capitale pour un criminel qui avait commis des assassinats multiples d’enfants.  BEN ALI avait donné comme instruction aux différents ministres de la justice de ne pas lui présenter les recours en grâce. BEN ALI n’a pas de sang sur les mains, on ne lui impute aucune exécution d’opposant, alors que l’on vient de célébrer le 51e anniversaire de l’assassinat de Salah Ben YOUSSEF pour lequel son prédécesseur a été mis en cause.

 

Au contraire ajoute-t-elle, c’est BEN ALI qui a empêché l’exécution voulue par BOURGUIBA du cheikh Rached GHANNOUCHI, le leader du mouvement islamiste ENNAHDA actuellement au pouvoir et il n’a jamais exercé de poursuite à l’encontre de Moncef MARZOUKI le nouveau  président de la République.

 

Pour Leila BEN ALI, son mari a été victime de son entourage, dont une partie serait actuellement parmi ses plus grands détracteurs et même pour certains des proches du régime. Ses amis, elle les compte aujourd’hui « sur les doigts d’une seule main ». Elle dit préférer toutefois cette situation, à celle qu’elle a connue, faite d’hypocrisie et de perversité de la part de courtisans plus préoccupés par leurs propres ambitions que par l’intérêt public. 

 

L’explication qu’elle donne sur ce fameux 14 janvier 2011,  va encore en ce sens. Son mari n’avait plus aucune prise sur la police ni sur l’armée, le pouvoir lui ayant complètement échappé en quelques instants. Ils se sont retrouvés seuls, tous seuls au pied de l’avion, sans comprendre ce qui venait de se passer.  

 

Dans « Ma vérité » Leila BEN ALI apparaît comme soulagée d’en avoir fini avec tout ça. Un peu comme ce fut le cas pour Habib BOURGUIBA, à qui elle ne manque pas de rendre hommage, et pour qui la destitution fut une délivrance.

 

On ne trouve à l’occasion de ses entretiens aucun ressentiment, juste un peu d’amertume sur la réalité de la nature humaine. Ils étaient en fin de course, une sorte de séparation presque par consentement mutuel, après seulement quelques mises au point voulues par Leila BEN ALI,  qu’elle n’avait pas eu le temps de faire compte tenu de leur départ précipité.      

 

*Livre d’entretiens publié aux éditions du Moment

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 07:24

 

Il a fait parler de lui dans une manifestation de rue à Tunis et afin d’évoquer cette actualité, j’étais à la recherche d’un qualificatif qui puisse définir au mieux la personnalité de l’ancien ministre de la culture de Nicolas SARKOZY.

Le personnage est atypique et la difficulté réelle. Il y a tout à la fois chez Frédéric MITTERRAND, la  fatuité d’un Bernard-Henri LEVY, l’emphase d’un lecteur de prompteur de grandes émissions de télévision et l’opportunisme d’un Jack LANG son illustre prédécesseur.

Réussir à trouver le terme qui pourrait rendre compte de tout cela, nuances comprises, m’est apparu assez peu probable. C’était sans compter sur la richesse de la langue française. Ce matin, alors même que j’avais la tête ailleurs, trissotin m’est venu à l’esprit. Le mot  m’a de suite plu par sa seule sonorité, avant même d’avoir vérifié ce qu’il signifiait très exactement. Il m’a  fait penser à futile, stupide, ridicule, exactement ce que je recherchais. (1)  

Un examen de la question me permit de relever que dans « Les femmes savantes », Trissotin, est un personnage « odieux par son hypocrisie », un intrigant, un pédant, un prétentieux  très imbu de sa propre personne, un tartuffe pourvu d’une extrême habileté, qui  arrive à ses fins jusqu’à plaire. « Tout son art consiste à jeter de la poudre aux yeux, à éblouir les benêts et les snobs. »

Le tableau est sévère et je me suis alors interrogé sur la question de savoir si Frédéric MITTERRAND, au moins dans sa partie tunisienne, est un être aussi abject que le personnage de Molière. Peut-on aller jusqu’à parler d’un être « odieux par son hypocrisie » ?

Frédéric MITTERRAND est celui qui a eu le triste privilège d’être « le seul » à avoir soutenu « jusqu’au bout » le régime de Zinedine BEN ALI, avec lequel il entretenait les meilleures relations. (2) Comme beaucoup, il n’a pas imaginé un seul instant que le régime s’écroulerait en quelques instants. Il a, avec quelques autres, relativisé la dictature, alors même que l’on tirait à balles réelles sur les tunisiens qui se battaient pour leur liberté. Il a été celui qui s’est fait offrir de façon tout à fait singulière, pour services rendus, (3) par le dit BEN ALI, la nationalité tunisienne, un peu comme on se fait offrir un régime de dattes.

Frédéric MITTERRAND ne partage aucune des valeurs essentielles de la Tunisie, son livre publié en 2005, intitulé « La mauvaise vie » dans lequel il parle de la Tunisie et du tourisme sexuel, en est la preuve tangible.

Ses seuls liens avec le  pays se résument en une résidence secondaire à HAMMAMET (4) et  une passion pour  un garçonnet tunisien qu’il a emmené avec lui à Paris pour l’éduquer.

Celui qui par pudeur n’aurait pas dû reparaître avant longtemps en Tunisie, tant l’addition des manquements les plus essentiels envers ce pays sont nombreux, se trouvait pourtant en tête de la manifestation organisée en ce lundi 13 août à Tunis, sur l’Avenue Mohamed V, pour défendre les droits acquis de la femme tunisienne, mis à mal par la Constitution en préparation.

Non content de défiler, il s’est exprimé sur les ondes d’une radio tunisienne SHEMS FM : «Cette manifestation est très belle, il y a beaucoup de monde, je suis de tout cœur avec les dames et les hommes qui manifestent ce soir, la Tunisie a changé, on est en face d’un bâtiment qui est fermé, c’est la preuve qu’elle a changé » (5).

« Mais ARISTE démasque l’hypocrite,  le bel esprit n’est qu’un coureur de dot. »

Leïla TOUBEL, célèbre femme de théâtre, l’a interpellé pendant la manifestation. Elle lui a dit qu’il n'avait pas le droit d'être là : « je n'ai pas oublié ce que vous avez dit pendant la Révolution. » Mais Frédéric Mitterrand ne s’est pas démonté et a répondu avec l’outrecuidance qu’on lui connaît : " oui, mais j'ai dit d'autres choses après".

Après  le départ des BEN ALI il s’était excusé, comme le font tous les trissotins, pour qui les excuses ne coûtent rien, surtout pas à leur conscience, et règlent tant de chose. Faisant preuve d’un incroyable aplomb, il avait précisé que pour lui, soutenir BEN ALI avait été « la meilleure manière de protéger ceux auxquels (il était) attaché et ça représentait tout le peuple tunisien et notamment les opposants, pour ne pas braquer un régime dont (il) connaissait parfaitement l'autorité »

Toute honte bue, Frédéric MITTERRAND a ainsi eu l’audace d’affirmer que ses déclarations en faveur de BEN ALI avaient en réalité pour but de protéger le peuple tunisien contre celui qui régnait d’une main de fer !

En ce 13 août, Frédéric MITTERRAND n’est pas venu à Tunis pour  défendre la femme tunisienne. Il est venu se défendre lui-même, afin de réintégrer la Tunisie nouvelle. Et la meilleure façon d’y parvenir n’est ce pas de passer par l’opposition ? Ensuite, il sera temps de voir, on parle d’élections pour l’automne 2013.

C’est avec ce processus que pour ce qui le concerne, tout redeviendra comme avant. D’ailleurs il n’aura pas eu beaucoup à attendre, des manifestants tous drapeaux brandis, sont ensuite venus se faire photographier avec lui...

La leçon est évidente et toujours actuelle : « Les trissotins ne sont jamais que ce que nous les faisons lorsque, sans esprit critique, nous devenons les propagandistes trop zélés de la mode et du snobisme. ».

Le personnage est bien nommé, et gageons qu’il a encore de beaux jours devant lui, sur une rive comme sur l’autre de la Méditerranée.  

 (1) Le Trissotin est un p(1)(1) Vérification faite, le Trissotin est un personnage mis en scène par Molière dans « Les femmes savantes. » Il est devenu, comme le terme tartuffe, un nom commun, mais il désigne selon l’étymologie un sot plutôt qu'un pédant, ainsi que Molière l'avait présenté.

(2) Selon Leila BEN ALI elle même, dans son livre « Ma vérité » publié aux éditions du Moment, ce que Frédéric MITTERRAND n’a d’ailleurs jamais contesté,

 

(3) Frédéric MITTERRAND a obtenu la nationalité tunisienne pour avoir été commissaire général de la saison tunisienne en France en 1995.

 

(4) L’une des principales stations balnéaires du pays, réputée pour sa plage, ses demeures luxueuses et son festival.

 

(5) Faisant allusion au siège du RCD, le parti de l’ex président BEN ALI

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 09:55

 

Alors que l’on tenait pour acquis après le 14 janvier 2011 que le couple BENALI qui avait régné sur la Tunisie pendant plus de deux décennies s’était dissous dans l’incommensurable infini, Leila BENALI a surpris tout son monde en tenant à répliquer à ses détracteurs.

 

Le plus simple n’aurait-il pas été pour elle de laisser le temps faire son œuvre ? D’ici quelques années au plus, tout serait définitivement tombé dans l’oubli de l’histoire de la Tunisie.

 

Leila BENALI a refusé la facilité et a eu une exigence de vérité, « sa vérité », avec tous les risques que comporte l’ouverture d’un tel débat. Elle n’a pas voulu partir dans le silence des coupables.

 

Il y a là un défi à la raison, une forme de courage, certains diront d’arrogance, qui ne peut laisser insensible. C’est aussi l’expression d’une fierté, celle du petit peuple de la Médina de Tunis dont elle est issue, le peuple des petits boutiquiers, des familles nombreuses souvent recomposées, avec des filles toujours très belles, qui rêvent du prince charmant, le mariage étant souvent leur seul avenir, leur seule promotion sociale.

 

Lorsqu’elle épousa l’ambitieux BEN ALI et plus encore lorsque celui-ci parvint à la magistrature suprême dans les conditions que l’on sait, Leila BENALI deviendra ipso facto la proie rêvée de toute l’intelligentsia tant tunisienne que parisienne. On vit en particulier enfler une singulière rumeur, selon laquelle elle était coiffeuse.

 

On se mit alors à la désigner de la sorte avec le plus profond des mépris,  preuve ainsi faite  « par la condition sociale », qu’il s’agissait d’une usurpatrice qui avait su séduire par mille ruses, celui qui deviendra le Président de la République tunisienne.

 

Avec beaucoup d’autres, le très chevronné journaliste et écrivain Nicolas BEAU en fit ses choux gras. Serge MOATI, homme de gauche et journaliste réputé devait en faire la pierre angulaire de son livre, « Dernières nouvelles de Tunis », véritable pamphlet contre les époux BENALI, contre lesquels il n’avait pourtant rien trouvé à redire jusqu’à leur exil en Arabie saoudite.

 

Eprouvant le besoin de me singulariser, ce qui est une sorte d’excuse anticipée, j’ai pris le parti de ne pas accabler à mon tour « la petite coiffeuse devenue Régente ». 

 

Leila BENALI revendique avoir échoué au bac par trois fois et n’avoir en tout et pour tout qu’un diplôme de sténo - dactylo. Elle n’a jamais été coiffeuse, aujourd’hui, personne ne le conteste plus.

 

Curieux tout de même que pendant toutes ces années on n’ait jamais fait la moindre recherche sur ce point précis, qui se trouvait être l’angle d’attaque contre un Président à la personnalité à l’évidence falote, puisqu’il s’était laissé séduire par la première petite coiffeuse venue. 

 

Dans « Ma vérité », Leila BENALI va  bien sûr se défendre, mais elle ne va pas manquer de faire son autocritique. Elle reconnaît que ses frères, les TRABELSI, ont donné du Régime dirigé par son mari une image détestable et que leur comportement fut certainement la cause principale du discrédit qui finira par l’emporter.

 

Elle dit qu’elle n’a pas eu suffisamment conscience de cette situation et admet avoir été trop faible avec ses frères, sorte d’aveu sur sa connaissance de leurs turpitudes.  

 

Mais elle relativise sa propre responsabilité en en rejetant la part principale sur tous ceux qui les recevaient à bras ouverts, dans les tribunaux, les administrations, partout où s’exerçait le pouvoir, sans même qu’il soit nécessaire que le Président lui-même, directement ou indirectement, demande quoi que ce soit. On cherchait à plaire au souverain en favorisant ses proches, c’est un grand classique.  

 

Les milieux d’affaires se disputaient les TRABELSI, leur influence les aiderait dans leurs projets,  acquérir des marchés, accélérer les formalités, obtenir des passe-droits. 

 

Les collaborateurs du Président, quant à eux, qui n’ignoraient rien de tout ce qui se passait, se gardaient bien d’attirer son attention sur les risques que ses beaux-frères lui faisaient courir. Ils gardaient le silence, c’est le fameux skât qui a toujours servi de règle absolue dans les palais des Beys.

 

Et il ne fait aucun doute que tous ont cherché à complaire aux TRABELSI devenus alors synonymes de corruption et d’injustice. Leila BENALI dit avec une grande lucidité : « Nous avons servi de repoussoir et avons fourni les motifs de dénigrement…Nous avons été le talon d’Achille du Président. »  

 

Leila BENALI reconnaît que sur ce sujet comme sur d’autres, telle la liberté de la presse, qui aurait pu alerter le Palais sur la gravité du danger, la responsabilité du régime est entière.

 

Mais Leila BENALI, porte à son crédit une économie tunisienne dont les instances internationales ont reconnu le formidable essor.       

 

Elle défend encore son dictateur de mari, en mettant à son actif le fait qu’il n’y eut sous son règne qu’une seule exécution capitale pour un criminel qui avait commis des assassinats multiples d’enfants.  BENALI avait donné comme instruction aux différents ministres de la justice de ne pas lui présenter les recours en grâce. BENALI n’a pas de sang sur les mains, on ne lui impute aucune exécution d’opposant, alors que l’on vient de célébrer le 51e anniversaire de l’assassinat de Salah Ben YOUSSEF pour lequel son prédécesseur a été mis en cause.

 

Au contraire ajoute-t-elle, c’est BENALI qui a empêché l’exécution voulue par BOURGUIBA de Mohamed GHANOUCHI, le leader du mouvement islamiste ENNAHDA actuellement au pouvoir et il n’a jamais exercé de poursuite à l’encontre de Moncef MARZOUKI le nouveau  président de la République.

 

Pour Leila BENALI, son mari a été victime de son entourage, dont une partie serait actuellement parmi ses plus grands détracteurs et même pour certains des proches du régime. Ses amis, elle les compte aujourd’hui « sur les doigts d’une seule main ». Elle dit préférer toutefois cette situation, à celle qu’elle a connue, faite d’hypocrisie et de perversité de la part de courtisans plus préoccupés par leurs propres ambitions que par l’intérêt public. 

 

L’explication qu’elle donne sur ce fameux 14 janvier 2011,  va encore en ce sens. Son mari n’avait plus aucune prise sur la police ni sur l’armée, le pouvoir lui ayant complètement échappé en quelques instants. Ils se sont retrouvés seuls, tous seuls au pied de l’avion, sans comprendre ce qui venait de se passer.  

 

Dans « Ma vérité » Leila BENALI apparaît comme soulagée d’en avoir fini avec tout ça. Un peu comme ce fut le cas pour Habib BOURGUIBA, à qui elle ne manque pas de rendre hommage, et pour qui la destitution fut une délivrance.

 

On ne trouve à l’occasion de ses entretiens aucun ressentiment, juste un peu d’amertume sur la réalité de la nature humaine. Ils étaient en fin de course, une sorte de séparation presque par consentement mutuel, après seulement quelques mises au point voulues par Leila BENALI,  qu’elle n’avait pas eu le temps de faire compte tenu de leur départ précipité.      

 

*Livre d’entretiens publié aux éditions du Moment

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 09:06

Djamel DEBBOUZE s’est produit, jeudi 2 août, à Tunis, dans le cadre du Festival international de Carthage dont il est un habitué. Son spectacle a eu pour objet le printemps arabe et les Révolutions qui se sont produites en Tunisie, en Libye et en Egypte.

L’erreur du comique français a été de croire que ses origines maghrébines, le prestige de la star qui débarque de Paris  et quelques blagues bien senties sur le désormais inoffensif BEN ALI, suffiraient à mettre le peuple tunisien de son côté après l’avoir si longtemps ignoré.

Il fait partie de ceux qui, à la suite de bien d’autres, arrivent après la bataille pour s’en prendre au président déchu, ce qui est peu glorieux et qui ne fait pas vraiment rire, surtout devant un public des plus huppés dont il y a fort à parier que pour beaucoup de ceux qui le composent, ils ne sont pas loin de regretter le bon temps « d’une si douce dictature ».

Exercice particulièrement difficile pour Djamel DEBBOUZE qui semble ne pas avoir compris où il se trouvait et qui est apparu comme un nanti venu faire rire des nantis.     

Son show en langue française, s’est adressé à un public d’un niveau social supérieur à la moyenne, les places sont d’un prix assez élevé, entre 17 et 25 €, (le smic tunisien s’élève à 170 €) lui-même a touché un cachet de 160 000 dinars, environ 80 000 €…

Les spectateurs ont hué pour le prix, le ministre Samir DILOU assis au premier rang, ministre des droits de l’homme, avocat et défenseurs de toujours des militants islamistes, ce qui lui a valu 10 années de prison qu’il a exécutées en totalité. Il a été élu aux dernières élections député à l’Assemblée Constituante. Venu pour assister au spectacle, il a subi de la part du public le fameux « dégage » marqueur de la Révolution tunisienne. Un cri rauque  qui montait du public, particulièrement violent, mais le ministre ne s’est jamais trouvé déstabilisé.

Djamel DEBBOUZE n’a pas immédiatement perçu que le « dégage » s’adressait au ministre et a fait mine de partir. L’ayant compris, il a raillé Samir DILOU en disant « il se croit encore au temps de BEN ALI ».

Erreur manifeste de l’humoriste français, contre un homme de conviction, qui a fait preuve de courage sa vie durant et qui ne doit son poste ministériel, qu’à un processus parfaitement démocratique.   

Erreur d’autant plus manifeste que l’humoriste français était le dernier à pouvoir prendre à partie Samir DILOU. Une partie de la presse tunisienne a publié des photos de Djamel DEBBOUZE courbé devant le roi Mohamed VI, en train de pratiquer un baisemain appuyé. Il lui est reproché de n’avoir jamais montré la moindre sympathie lorsque les marocains dans la suite des révolutions ont voulu manifester leur orientation vers la démocratie. 

Djamel DEBBOUZE, contrairement aux apparences, n’a pas assimilé qu’il y avait eu en Tunisie un profond changement de régime, il s’est comporté lors de son show de la même manière que les années précédentes.

Sa crédibilité eut voulu qu’il fasse son spectacle en arabe, au moins en partie, dans un quartier populaire de Tunis, par exemple à ETTADHAMEN d’où fut lancée la Révolution, avec des places accessibles aux plus modestes, la recette aurait été versée aux organismes caritatifs locaux. Il serait retourné à Paris par le vol régulier de Tunis Air, plutôt que par un vol spécial, c’est à ce prix qu’il aurait pu toucher le cœur des tunisiens en ce 109e anniversaire du grand homme que fut Habib BOURGUIBA le combattant suprême, le père de la patrie.

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 11:14

Moi j’aimerais plus que tout au monde que quelqu’un puisse m’expliquer les raisons pour lesquelles Yannick NOAH, se trouve être depuis neuf années consécutives, classé comme étant la personnalité préférée des français. Je n’imagine pas un seul instant que ce soit parce qu’il a gagné Roland Garros, des tas de sportifs français ont fait bien mieux.

C’est un chanteur assez moyen et personne ne prétend en tout cas pas lui qu’il fait d’ores et déjà partie des grands noms de la chanson française.

En tant que citoyen, on dit que lorsque sa carrière de tennisman l’a conduit au sommet de la gloire et de la fortune, ce n’était pas le fisc français qui en fut l’heureux bénéficiaire et on dit même qu’il doit de l’argent à ce même fisc sujet qu’il n’aime pas aborder. Il a enfin déclaré qu’il ne conseillerait pas à son fils de venir payer 75% d’impôts en France, ce dernier a d’ailleurs déclaré forfait lors de sa sélection en équipe de France pour les jeux olympiques.   

Il est sympa, mais la France est remplie de gens sympas, cela ne va pas jusqu’à l’humour, mais  je ne pense pas qu’il cherche à en faire preuve.  

Ses interventions télévisées sont d’assez médiocres qualité. Ses prises de positions politiques très engagées, somme toute banales, en particulier sur Nicolas SARKOZY, qui ne lui fit pas quitter la France comme il s’y était engagé, ou encore sportives, à l’emporte pièce, sur les espagnols, obligés de se doper pour gagner, qui firent beaucoup de bruit plus par leur outrance que par leur pertinence..

Peut-être est ce alors ses victoires comme entraîneur de l’équipe de France en coupe Davis, mais je n’imaginais pas que les français étaient à ce point accrocs au tennis.

Et pourtant, 9 années de suite, cela ne peut être accidentel, les instituts de sondages se trompent souvent, mais pas au point de reconduire les mêmes erreurs pendant prés d’une décennie, et je tiens le pari que cela va ainsi se perpétuer quoiqu’il arrive.

Alors ? Et si les français aimaient justement celui qui fut un grand sportif sans être un grand champion, qui gagnât en tout et pour tout un seul tournoi du grand Chelem, comparé par exemple à un NADAL, mais il est vrai dopé…

Et si les français aimaient bien ces chanteurs avec une voix très ordinaire, avec peu de fond et beaucoup de forme, qui n’écrasent pas le public par son talent et par son charisme, une bête de scène à la BREL ou à la REGGIANI, non, juste ce qu’il faut pour la notoriété mais pas pour la  gloire internationale à la DUJARDIN. A bien y réfléchir, il est vrai que les français ont toujours préféré un POULIDOR à un ANQUETIL.

Il est sûr aussi que l’aspect roublard grande gueule donneur de leçons à la TAPIE, a toujours plu, une sorte d’embrouilleur, avec en plus le look  bohème, mais que le look. .

En quelque sorte un Français ce qu’il y a de plus « normal ». Le voilà le secret !

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 17:20

Dans les pays arabo-musulmans, les juifs qui étaient parfaitement intégrés, tant par la langue que par le mode de vie, ont longtemps vécu dans un état de soumission, qui s’exprimait à travers toutes sortes de discriminations qui pouvaient être fiscales, religieuses ou vestimentaires et qui en faisaient des sous-citoyens. Ils ne pouvaient s’en libérer que par l’exil ou la conversion à la religion musulmane.

 

Emancipés par le colonisateur, auxquels ils seront de plus en plus assimilés, leur relation avec les populations arabes oscillèrent, entre une réelle affection comme elle existe chez les enfants d’une même terre et une défiance des arabes vis-à-vis du juif,  toujours considéré comme un être « fourbe, profiteur et sournois ». 

 

Si dans l’ensemble, les dirigeants des pays arabes de l’ère postcoloniale, firent tout pour  permettre aux juifs de vivre dans le pays dont ils prirent ou conservèrent la nationalité, les populations arabes ne les assimilèrent jamais tout à fait.  

 

La création de l’Etat d’Israël et les défaites arabes qui ont suivi, a vu le ressentiment dont les juifs étaient l’objet s’accroître et la défiance se muer en une véritable haine

 

L’antisionisme a permis alors de « justifier » un antisémitisme que la communauté internationale n’aurait jamais pu accepter au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

 

Il s’est alors instauré un climat de « guerre » permanente, au gré des évènements du Proche-Orient qui a eu pour conséquence, en une génération (1945-1975), la disparition quasi-totale des juifs des pays arabes. Ceux qui y sont restés demeurent terrés et vivent, pour beaucoup,  dans l’inquiétude la plus grande. Les révolutions arabes ont encore aggravé leur situation, par la liberté dont bénéficient toutes les expressions,  en particulier celle des intégristes, qui expriment ouvertement leur hostilité envers les juifs.  

 

L’antisémitisme, sous couvert d’antisionisme, ne s’est pas limité aux pays arabo-musulmans. Il s’est répandu, y compris parmi ceux qui avaient jusqu’alors soutenu la création de l’Etat d’Israël. Le général de Gaulle pointera du doigt, lors de sa conférence de presse du 27 novembre 1967, « les juifs  jusqu'alors dispersés, mais qui étaient restés ce qu'ils avaient été de tout temps, c'est-à-dire un peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur, n'en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu'ils formaient depuis dix-neuf siècles ». Les termes utilisés sont ceux là mêmes qui ont de tout temps fondé l’antisémitisme. Le général de Gaulle venait de donner le départ d’une politique arabe « réaliste », tenant compte de la montée en puissance du monde arabe, notamment au plan économique, au détriment des israéliens.

 

L’extrême gauche française, devait développer toute une rhétorique anti israélienne qu’il sera  parfois difficile de distinguer de l’antisémitisme et qui fut reprise par une partie non négligeable de la gauche modérée.   

 

Avec l’immigration maghrébine, des gens nés en France ou qui y vivent et qui n’ont objectivement rien à voir avec ce conflit, vont manifester une solidarité active envers leurs frères arabes, à chaque fois que l’occasion leur en est donnée.

 

Injures, agressions, slogans antijuifs, manifestation de haine, gang des barbares, MERAH, sont autant de signes indiscutables du retour d’un antisémitisme actif.

 

Ce ne sont pas les israéliens qui sont attaqués, ce sont les juifs.

 

En réponse, les juifs ont commis l’erreur majeure de chercher à utiliser l’antisémitisme ethnique, dont les fondements n’existent pourtant plus, comme un véritable bouclier qui les protègerait des attaques dont ils sont l’objet. Cette politique a sonné comme un aveu de la difficulté de justifier de la politique d’Israël vis-à-vis des palestiniens.  

 

Les juifs vont alors remémorer des faits certes abominables, mais qui se sont produits il y a plus de 60 ans et qui ne seront en aucune façon susceptibles de convaincre en quoi que ce soit, ceux qui aujourd’hui, prenant parti pour la cause palestinienne, vouent les juifs aux gémonies.

 

On a vu ainsi des responsables du CRIF qui condamnaient des attaques provenant de jeunes d’origine maghrébine, contre de jeunes juifs, faire état de la commémoration proche de l’anniversaire du Vel d’hiv, comme si il existait une quelconque relation entre ce fait divers et un tel évènement.

 

Les auteurs des méfaits, dont les juifs sont actuellement l’objet en France, ne se sentent pas concernés par la tragédie que ces derniers ont vécue au cours de la deuxième guerre mondiale, car c’est dans la cause palestinienne, jugée incontestable,  que ce nouvel antisémitisme plonge ses racines.  

 

En répondant de la sorte à la problématique engendrée par le conflit israélo-palestinien, les juifs ont en réalité contribué, sans le vouloir, à faire monter en puissance l’antisémitisme, ayant placé leur réponse sur ce seul terrain.

 

Il en a été de même pour la France, qui va se tromper de combat.

 

Culpabilisée pour n’avoir pas su protéger les juifs contre les pogroms et les camps d’extermination nazis, elle ne peut mettre en cause l’Etat d’Israël d’ailleurs créé avec son soutien, non plus que la politique conduite, ou alors avec beaucoup de retenue et ne peut pas plus condamner les exactions commises par les arabes contre Israël, au nom du réalisme politique.

 

La France a alors utilisé l’antisémitisme ethnique, comme une sorte d’immunité qui préserverait les juifs de toutes les atteintes dont ils seraient l’objet, quelle que soient leur origine, avec pour avantage de ne pas préjudicier aux arabes.

 

Cela se réalise par la sur-célébration d’évènements historiques qui ont concerné les juifs au cours de la deuxième guerre mondiale, l’apparition de lois mémorielles telle la loi GAYSSOT qui sanctionne les contestations de crimes contre l’humanité commis contre les juifs au cours de la deuxième guerre mondiale, ou  la surexploitation de faits divers, qui donnent le sentiment d’une guerre latente, avec un ennemi toujours présent, alors que le  nazisme et le fascisme n’existent plus depuis bien longtemps.

 

On en est même arrivé en France, à réserver ses attaques les plus virulentes, non contre les auteurs des méfaits qui portent atteinte aux membres de la communauté juive, ou contre les mouvements extrémistes islamistes qui luttent activement pour l’extermination des juifs, mais  contre des gens qui sont présentés comme les héritiers de la pensée nationaliste des années 30 qui a abouti au fascisme puis au nazisme, bien que l’on sache qu’ils ne constituent plus aujourd’hui, un quelconque danger pour les juifs.

 

Le Front National est alors apparu aux yeux de tous, comme le bouc émissaire idéal. Tous unanimes, arabes, juifs, gauche, droite, syndicats, mouvements, associations, se sont accordés pour livrer une lutte sans merci, contre ce parti déclaré raciste et antisémite.

 

Les dirigeants de ce mouvement ont ainsi été ostracisés avec la plus grande fermeté par l’ensemble de la classe politico-médiatique. Anne SINCLAIR a refusé en son temps d’interviewer Jean-Marie LE PEN, pour ces raisons précises, de même que Laurent RUQUIER et Michel DRUCKER, de recevoir Marine LE PEN, tandis que Gérard DARMON à qui un jeune demandait au cours d’une émission de télévision qui était Gilbert COLLARD, lui répondit que c’était un nazi.

 

L’union sacrée autour de Jacques CHIRAC lors de la présidentielle de 2002 dont Lionel JOSPIN lui-même dira qu’elle n’avait aucun sens, était encore dans le souci de faire barrage au fascisme, alors qu’un tel danger était totalement chimérique, que ce soit de la part de ceux qui votèrent Front National, ou par le risque réel de prise de pouvoir qui pouvait exister. On vit alors des lycéens, des travailleurs, des étudiants, qui avaient cessé les cours ou le travail défiler aux cris de « le fascisme ne passera pas » slogan aussi dérisoire qu’inapproprié.

 

Dans l’affaire MERAH, avant même l’identification de l’auteur des tueries, Dominique SOPO, en sa qualité de président de SOS Racisme, devait mettre en cause à mots à peine voilés la présidente du Front National, accusée par son discours anti immigré de favoriser l’extrémisme radical contre les juifs.

 

Il y a encore quelques semaines, le président de la République nouvellement élu a exclu de ses entretiens avec les partis politiques le Front National qui venait de totaliser 6 millions de voix aux élections, après quelques hésitations, son ministre chargé des relations avec le parlement affirmera que c’est au nom des valeurs républicaines.

 

Quelques semaines plus tard, on apprit que la  chanteuse MADONA ou son agent chargé de la promotion de son spectacle, affublait  Marine LE PEN, d’une croix gammée sur le front pour agrémenter son show, alors qu’il eut été impensable qu’elle en fit de même avec MERAH ou BEN LADEN.

 

Tout accord ne serait ce qu’électoral est bien sûr refusé au Front National accusé de défendre des valeurs non républicaines. Tous ceux qui transgresseraient l’interdit, droite et gauche confondues,  seraient irrémédiablement rejetés de la vie politique.

 

Or chacun sait bien au fond de lui-même que ni les LE PEN, que ce soit Marine, Marion, ou même Jean-Marie, ni l’avocat COLLARD ancien soutien de François MITTERRAND ou encore le chevènementiste Florian PHILIPPOT, ne peuvent en rien constituer le moindre danger pour les juifs, leur problème étant l’immigration maghrébine qu’ils contestent politiquement au nom du chômage en France et pour les plus extrémistes d’entre eux « au nom des valeurs judéo-chrétiennes que l’Islam ferait disparaître de notre belle terre de France. »

 

Sauf quelques stupides et condamnables provocations du truculent LE PEN, jamais le Front National n’a soutenu la moindre thèse antisémite.

 

Mais le Front national est le brin d’herbe qui permet de cacher l’immense forêt du problème israélo-palestinien et de l’antisionisme qui en résulte aujourd’hui et qui  est le seul problème des juifs.

 

L’antisionisme, qui a un fondement politique réel, est nié au profit d’un antisémitisme ethnique qui n’existe plus. « A bas le Front National ! », bannir leurs responsables de la télévision et des institutions est la bonne conscience de tous ceux qui refusent de voir la réalité en face.

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 16:50

Jeune administratrice au Sénat, Rama Yade a eu l’immense chance de correspondre au casting de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2007. Jusqu’alors inconnue, elle fut ainsi dispensée de l’interminable et incertain parcours, qui conduit les cadres les plus chevronnés du parti, à une fonction gouvernementale.

 

Ce fut le grand saut. Elle sera nommée Secrétaire d’Etat chargée des affaires étrangères et des droits de l’homme, poste insolite, valant en prestige bien des portefeuilles ministériels de plein exercice.

 

Après quelques bévues, comme le fait d’aller soutenir une manifestation de rue ou de voler dans les plumes du président de la République qui avait eu la fâcheuse idée d’inviter le Guide suprême libyen à Paris, elle a su faire entendre sa petite musique, tout en veillant du mieux possible à demeurer en deçà de la ligne jaune. Les quelques dépassements qui eurent lieu, furent jugés insuffisants pour se priver de l’égérie de la diversité, d’autant que son éviction du gouvernement, aurait été le signe d’un échec patent,  dans un domaine où justement, la politique présidentielle était la plus vulnérable.

 

Tout le monde s’en accommoda, et à ce jeu, qui fit le délice des gazettes, elle sut faire preuve d’un savoir faire remarquable, qui n’eut pour seule conséquence, que de la faire accéder au Secrétariat d’Etat aux sports, celui qu’elle occupait ayant été supprimé. Elle n’en fut en rien contrariée, l’important n’était-il pas de bénéficier d’un support ministériel, pour donner du lustre à ses déclarations plus ou moins nuancées, sur la politique gouvernementale, et qui devaient la rendre si populaire ?

 

Elle fit tant et si bien, que les français la classèrent dans le groupe de tête dans les enquêtes relatives aux personnalités qui avaient sa préférence, celles ayant le plus d’avenir, celles susceptible de jouer un rôle important…Seuls des monstres sacrés comme Yannick Noah, Zinedine Zidane ou encore Mimi Mathy étant en mesure de lui damer le pion.

 

Et ce fut le début d’un lent déclin.

 

Elle se crut suffisamment solide pour en vouloir à un Nicolas Sarkozy à la ramasse dans les sondages, qui l’avait écarté du gouvernement et pour mépriser le poste d’ambassadeur à l’UNESCO qu’il lui avait octroyé, en déclarant à plusieurs reprises qu’elle ne lui avait rien demandé.

 

Cet emploi qui aurait fait le bonheur de responsables infiniment plus huppés qu’elle, ne suffit pas à calmer ses appétits pour une carrière qu’elle souhaitait, aussi considérable que fulgurante. L’UMP ayant de son côté marqué certaines réticences à ses ambitions, elle devait claquer la porte du premier parti de France qui avait refusé de lui confier en son sein, le département  jeunesse.

 

Elle s’engagea alors dans une aventure en solitaire ou presque, le parti Radical n’étant là que pour lui donner un support politique virtuel.

 

Trop instruite de la chose politique pour ignorer qu’il y a tout un monde entre popularité et élection, des personnalités d’une autre trempe qu’elle comme Simone Weil, pour ne citer qu’elle, en ayant fait l’amère expérience, trop vaniteuse pour accepter que sans l’investiture d’un grand parti, sans un ancrage militant et associatif, on n’a aucune chance de gagner, elle se lança dans les législatives à Colombes, où elle fut éliminée dès le premier tour avec un score des plus médiocres.

 

Privée de tout emploi politique et de tout mandat électif, son seul « ronron » deviendra notoirement insuffisant pour intéresser la galerie. Elle l’a tellement bien compris, que son blog est resté muet depuis sa défaite.

 

Réintégrer l’UMP serait sa seule chance de rebondir, mais en attendant son tour, dans la longue queue des postulants. Et là, le risque d’enlisement est important, d’autant que le petit jeu, des petites phrases, contre les petits copains, serait totalement proscrit.

 

Recluse dans le parti radical, dans lequel l’on trouve plus de vieux requins, aguerris par milles combats que de militants, que la jeune gazelle ne saurait effrayer, son avenir politique est des plus incertains.

 

C’est aujourd’hui, pour l’ex star des médias, la seule chose dont  elle peut être assurée.   

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 15:08

Voilà un comportement qui va encore porter atteinte au crédit de la communauté musulmane.

 

Des moniteurs de colonie de vacances qui ont signé un contrat de travail pour encadrer des adolescents et dans lequel il est stipulé que les intéressés devront s’alimenter régulièrement,* ont décidé de jeûner.

 

Au-delà du problème juridique, qui n’a en l’espèce que peu d’intérêt, ces éducateurs vont apparaître comme l’exemple même de la non-conscience professionnelle, de la déloyauté, du non respect des engagements pris.  

 

L’exemple aussi de gens qui font passer leurs convictions religieuses, et le caractère intime de son exercice, avant le respect de l’intégrité d’autrui, autrui étant en l’espèce des enfants.

 

Ce qui pourrait se concevoir dans un pays où la religion, inscrite dans la constitution, est commune à l’ensemble de la population et où chacun, au nom de cette religion, se doit d’accepter les conséquences qui en résultent, ne peut l’être dans des pays laïcs, où il est intolérable que l’on puisse faire assumer à des gens qui n’en ont cure, l’exercice d’un culte qui doit demeurer dans le domaine strict de la vie privée.

 

Ces jeunes gens ne peuvent imaginer le préjudice qu’ils vont occasionner, aux autres musulmans et même à la communauté maghrébine toute entière, en donnant l’exemple d’une pratique religieuse qui s’impose au-delà de toute autre considération. Les problèmes de discrimination étant comme chacun sait une triste réalité, il ne fait guère de doute qu’outre l’image dégradée qu’une telle affaire donnera de cette communauté, elle  aura pour effet d’accroître encore la réticence déjà observée à son endroit, notamment en matière d’embauche.   

 

Le président Habib BOURGUIBA, qui a été l’un des plus grands leaders arabe du 20e siècle, sinon le plus grand, avait tenté de faire évoluer l’exercice du ramadan. Il était apparu à la télévision tunisienne et avait bu un verre de lait en plein carême, expliquant que le pays subissait de ce fait chaque année un choc économique intolérable, car vivant au ralenti.

 

On imagine ce qu’un jeûne strict peut avoir pour effet lors des saisons de grande chaleur, pendant lesquelles, les organismes ne sont même plus hydratés pendant la journée.

 

Mais jamais le Coran n’a prescrit que le jeûne puisse se faire au détriment de la santé de celui qui le pratique. D’ailleurs les enfants, les personnes âgées et les voyageurs en sont dispensés. Il est aussi prévu que dans certains cas, l’on pourra reporter la période de jeûne, ce que des Imams ont indiqué à des sportifs qui participent au Jeux Olympiques.

 

Des « éducateurs » musulmans, par un exercice excessif du ramadan, agissant au mépris des principes élémentaires de la vie en société, de leur éthique et de leurs engagements professionnels, perturbent la cause qu’ils croient servir, au détriment de leur communauté.  Celle-ci qui a toujours beaucoup de mal à réagir vient de le faire. Le CFCM a décidé de porter plainte. Non, pas contre les moniteurs, contre la mairie de Gennevilliers !

 

*La décision prise par le maire communiste de Gennevilliers est consécutive à un accident de la circulation occasionné par un véhicule conduit par un personnel éducatif qui jeunait, deux enfants furent blessés.   

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 15:22

Audrey PULVAR, ex star de l’émission phare de France 2 « On n’est pas couché » et dont l’ascension professionnelle paraissait irrésistible, a dû tout sacrifier pour cause de « ministralité » de son compagnon. Pour quelle mission ? Sauver les entreprises, les emplois et par la même, la France.  

 

Cela vaut tout de même le coup non ? D’autant que vous verrez, Arnaud va réussir là où tout le monde s’est cassé la figure. C’est une question d’état d’esprit, de volonté politique, il suffit de vouloir, de montrer sa détermination. Il l’a dit et répété. Désormais, les plans sociaux c’est son affaire, qu’on se le tienne pour dit, avis aux amateurs !

 

Et il n’a pas eu longtemps à attendre. Sans crier gare, la société PSA Peugeot-Citroën a annoncé le plus benoitement du monde qu’elle supprimait 8000 emplois.

 

Une vraie provocation ! Il semble que les dirigeants de cette entreprise n’ont pas très bien reçu le message que leur a adressé leur nouveau ministre. Le temps des licenciements abusifs est désormais révolu ! Ah, ils ne veulent pas comprendre ? Et bien il va leur montrer de quel bois il se chauffe !

 

Pour commencer, « il y a eu dissimulation et il va falloir que les responsables s’en expliquent !... » Ensuite, il faudra qu’ils nous disent ce que sont devenus les milliards de subvention ? » Une question et une interrogation lourdes de sous entendus, un coup de semonce qui claque comme un acte d’accusation.

 

Comme dans les westerns, la télévision nous montre alors un Arnaud MONTEBOURG marchant d’un pas leste et chaloupé le long des longs couloirs vitrés de BERCY. On nous le montre ensuite en réunion autour d’une table de travail surchargée d’énormes dossiers. Il n’est pas du genre à s’en laisser compter. Brrrrr, je n’aimerais pas être à la place des dirigeants de Peugeot.

 

Ce qui est sûr, c’est qu’il est bien décidé à régler cette histoire assez rapidement. Il n’a pas que cela à faire, d’autres entreprises attendent, d’autres salariés doivent être sauvés de ces patrons grigous.  

 

Au journal d’Antenne 2, pressé par David PUJADAS de dire ce qu’il allait faire pour s’opposer à l’application du plan, il lâche : « je vais nommer un expert ». Un expert ? J’imagine la panique de la famille Peugeot, après toutes leurs dissimulations et leurs fraudes, Non vraiment je n’aimerai pas être à leur place. Bravo Arnaud, vous allez voir ils vont le retirer leur plan et avec des excuses. Vous voyez que c’était simple.  

 

Arnaud est heureux. Le 14 juillet le président l’a soutenu. Il confirme que le plan n’est pas acceptable. Il a cependant ajouté un laconique « en l’état ». Bof, c’est pour que la phrase soit mieux balancée, c’est tout, mais il a bien dit que le plan était inacceptable et c’est ce qui compte. Certains disent que le « en l’état » est une façon subtile de se distancier de  son ministre, foutaise…

 

Tiens, ce lundi 23 juillet, Jean-Marc EYRAUD va s’entretenir avec Philippe VARIN le président du directoire de PSA Peugeot-Citroën. Pourtant le Ministre du développement productif l’a reçu il y a quelques jours. Certains disent que c’est une façon de reprendre la main sur ce dossier. Refoutaise, la presse dit n’importe quoi comme d’habitude.

 

En même temps, si le chef de gouvernement se met à recevoir les dissimulateurs, ou va-t-on…

A moins que ce soit pour lui remonter lui-même les bretelles, oui ce doit être ça.  

 

C’est curieux, VARIN a l’air plutôt serein à sa sortie de Matignon. Il n’a toujours pas retiré son plan. Il aurait pu au moins faire un geste, en conserver quelques uns. Niet ! Le plan c’est 8000 licenciés, pas un de moins, c’est moi qui paie, c’est moi qui licencie !  

 

Reçu à l’Assemblée Nationale, il conteste avoir mal utilisé les subventions, offertes par le gouvernement, sous forme de prêt qui ont été remboursés et qui ont concerné tout le secteur de l’automobile. Arnaud MONTEBOURG aurait-il accusé sans preuve ? Cela m’étonnerait, ce n’est pas son genre.

 

Bravo, la réplique s’organise, un nouveau plan est en préparation… Mais non, pas pour les salariés, pour l’automobile. On va verser des primes gigantesques pour promouvoir l’automobile propre, électrique et hybride. Toyota n’en croit pas ses oreilles, numéro 1 mondial de l’hybride, sa direction vient de remercier le gouvernement français. Quant à l’électrique, Renault a promis juré que l’un des éléments de la batterie de ZOE, serait fabriqué en France. Bon, ce n’est pas si mal.

 

Vendredi 27 juillet, le président a pris la parole pour exprimer sa confiance aux entreprises françaises. Y aurait-il de la déprime dans l’air ? Certains disent que c’est pour recadrer Arnaud MONTEBOURG. Ses déclarations hâtives ont créé un malaise qu’il fallait dissiper. Le chef de l’Etat en personne est intervenu, le moral des entreprises c’est sacré.

 

Le même jour, Arnaud MONTEBOURG a repris la main ! Il a déclaré qu’il allait réfléchir à « une évolution des marchés publics ». Ah ! Nous y voilà ! Il vient de s’inscrire sur la liste interminable de ceux qui fantasment sur le « truc » à trouver qui permettrait aux entreprises françaises d’avoir tous les marchés français tout en leur permettant de soumissionner sur les marchés des autres pays de la planète. C’est un signe qui ne trompe pas, il est vraiment en difficulté.

 

Oh, zut alors, il n’avait pas besoin de cela. On apprend que la Région Ile de France, a confié un marché de prestation de service à une entreprise marocaine et ce, le jour même (ou presque) où il affirmait qu’il allait rapatrier les marchés de services français disséminés de par le monde.

 

Moi j’ai toujours dit qu’il y avait du Chevènement chez cet Arnaud MONTEBOURG. Vous verrez, passé le plaisir fugace de l’insigne jouissance des attributs de la fonction ministérielle, il ne devrait pas faire de vieux os sur cette galère du « redressement productif ».

 

Et à l’ère des compagnes d’influence, je pense que la sienne ne sera pas forcément d’un avis contraire, et ça compte aussi.               

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