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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 09:58

Lorsqu’elle est au calme, Nathalie ARTHAUD est une belle femme, ses traits sont fins, ses yeux pétillent d’intelligence, il se dégage de son visage une beauté profonde que rien ne vient contrarier et qui est mis en valeur par une absence totale d’artifices cosmétiques. Sa coupe de cheveux, sans grand attrait, vient compléter son allure générale, celle d’une femme moderne et sportive.

 

Plaire par son physique n’est vraiment pas sa préoccupation première, contrairement à la plupart de ses congénères.  Elle se vêt du jean réglementaire, qui paraît dans son cas d’espèce incontournable, d’un méchant pull ou au mieux d’une marinière, et au premier coup d’œil on voit vite que ce que l’on appelle trivialement « la sape » si importante pour la plupart des femmes, quelles que soient leurs conditions sociales, est vraiment le cadet de ses soucis.

 

C’est une beauté à l’état pur et lorsqu’on la regarde, il se dégage un charme certain, indéfinissable pourrait-on dire, si cette expression n’avait pas été tant galvaudée. On n’est pas étonné d’apprendre qu’elle est agrégée de l’enseignement secondaire, elle a en effet l’attrait de l’intellectuelle au bon sens du terme, qui ne cherche pas forcément à s’encanailler. Au bout d’un certain temps, il arrive qu’elle sourit, on se rend compte alors qu’elle a un très joli sourire. On peut alors vraiment dire que. Nathalie ARTHAUD est belle, oui en effet elle est très belle.

 

Nathalie ARTHAUD est belle, et même très belle, tant qu’elle ne parle pas…de politique. Peu importe le fond de ce qu’elle dit, ce n’est pas le problème, ce n’est pas ce qui est en cause. Coupez le son, conservez l’image et vous verrez par vous-même. La bouche se tord, dans tous les sens, de façon à peine croyable, de la façon la plus extravagante qui soit, elle exprime la colère extrême, l’indignation absolue, la rage, mais aussi, et c’est peut-être ce qui la rend plus laide encore, la méchanceté. Ses yeux sont alors remplis de violence, elle ne joue pas, elle croit en ce qu’elle dit, elle est prête à tout pour ses idées, à tout, c’est en tout cas l’impression qu’elle donne, ses convictions se trouvent au-dessus de tout, par-dessus tout, rien ne pourrait l’infléchir, atténuer son propos, la tempérer, non rien , ses convictions sont ses idoles, son Dieu, elle y croit plus qu’à tout, plus qu’à elle-même, elle est prête à tout leur sacrifier, rien à voir avec un Philippe POUTOU qui dit à peu près la même chose, mais qui reste lui-même, sympathique, tranquille, voire pépère, avec son petit sourire qui nous rassure et qui donne envie qu’on l’aide.

 

Non, Nathalie ARTHAUD ne joue pas, ne plaisante pas, ne rigole certainement pas, en tout cas pas avec ça. Et si on remet le son, on voit « pour de bon » qu’elle ne plaisante pas, les grands patrons devront aller en prison, la dictature, certes du prolétariat, sera à l’honneur, mais la dictature tout de même, interdictions, condamnations, la haine à l’état pur, peut-être même de la méchanceté, celle qui enlaidit qui fait d’une belle femme un monstre, elle fait peur la Nathalie, oui elle fait peur au sens strict du terme.

 

Et on s’interroge alors ou plutôt on frémit, mais comment une femme si hargneuse, si peu mesurée, si manichéenne, si absolutiste, si horrible, comment fait-elle avec ses élèves, car cette femme enseigne n’est ce pas ? Elle nous rassure alors, « dans mon travail je suis différente, je mets des notes même si je n’aime pas cela, je fais tout comme il faut. » Et là, comme par magie, son visage s’illumine, de cruels ses yeux retrouvent leur douceur, sa bouche sourit, elle redevient belle, oui elle est belle lorsqu’elle ne parle pas de politique la Nathalie.

Nous vivons là en quelque sorte le sacrifice d’ABRAHAM, père commun des croyants de toutes les religions monothéistes,  que Dieu, son Dieu à elle, qui comme tous les dieux, infiniment bon et miséricordieux  a voulu épargner, en récompense de son sacrifice, le plus grand pour une femme, être laide alors qu’on est belle.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 11:03

 

Une information parue dans la très sérieuse revue Géopolitic-News-Institute nous apprend qu’il a été découvert, perdue dans l’est de l’Afrique, une tribu composée aujourd’hui de seulement quelques indigènes, dont on ignorait jusqu’à ce jour l’existence, qui se transmettent depuis des millénaires, par tradition orale, l’histoire de leur pays, un pays étrange, tellement étrange, que certains se sont même demandés, malgré les conclusions des savants les plus éminents qui en ont accrédité l’authenticité, si ce pays a vraiment existé.

 

Selon les experts les plus avisés, une société évoluée et égalitaire s’y était bien développée, différente de celles que l’on pouvait trouver alors dans les autres pays à cette même époque.

 

Mais  sans que l’on sache vraiment pourquoi, il se trouvait que les femmes qui la composaient dominaient la gente masculine, pour laquelle elles n’avaient que peu de considération.

 

Malgré tous les efforts effectués par les autorités pour faire disparaître cette singularité, ou à tout le moins pour tenter de l’atténuer quelque peu, la domination des femmes sur les hommes persistait, et l’on en était venu à se demander si en définitive les uns comme les autres et en premier lieu les hommes, aussi curieusement que cela puisse paraître, ne s’accommodaient pas de cette situation, que l’on disait somme toute, conforme à la nature du monde.   

 

Les chercheurs établirent que dans cette société dans laquelle la place de l’homme était donc des plus réduite, les femmes, avaient une autre singularité, qui était d’entretenir de nombreuses liaisons amoureuses ou seulement charnelles, dans le cadre de mariages ou/et de concubinages multiples. On raconte à cet égard l’histoire de l’une d’entre elles, qui eut sa vie durant, jusqu’à plusieurs centaines de concubins et qui fut écartée du pouvoir auquel elle prétendait, tant cette assuétude, sans être considérée en soi condamnable, aurait pu la contrarier dans l’exercice de ses responsabilités.

 

Il faut savoir en effet que les habitants de ce pays, aux mœurs si peu ordinaires, s’étaient pourvus aux dires de leurs descendants, d’une loi fondamentale composée de deux articles, qui prévoyaient l’élection périodique, d’une Chef ou d’un Chef, (même si dans les faits cette seconde hypothèse ne s’est  jamais réalisée) détenant tous les pouvoirs, et qui précisaient que les prérogatives dont elle jouissait, devaient être exercées dans un souci « d’égalité de solidarité et de probité ».

 

Plusieurs incidents ou évènements, recueillis par les savants auprès des indigènes dont s’agit,  et publiés par la célèbre revue, tendent à démontrer, sans qu’il soit possible à l’heure actuelle d’en contester la véracité, qu’une telle société a bien existé. 

 

-Une Chef qui sollicitait le renouvellement de son mandat et qui fut interpellée sur sa vie en place publique, imputa fort peu galamment à son deuxième époux, qualifié d’ingrat et d’insatisfait, le discrédit qu’on lui imputât pour avoir ripaillé et voyagé avec des gens de mauvaise compagnie, dans une auberge de grande renommée et sur un voilier de luxe. L’époux répudié dut s’exiler avec sa nouvelle compagne dans des pays lointains d’où jamais il ne revint. Pour clore l’incident, la Chef sortante annonça solennellement, que désormais, avec son troisième époux, rien de tel ne pourrait se produire, « car avec lui,  c’était du sérieux » selon l’expression qui équivalait semble-t-il à un serment. Le peuple en éprouva un vif soulagement, mais il ne lui renouvela pas sa confiance pour autant.  

 

-Un homme qui fut candidat à la chefferie, lors d’une précédente consultation et qui n’échoua que de peu à la victoire, ce qui pour un homme, comme on le sait, aurait-été tout à fait inédit, ne fit toutefois l’objet d’aucune reconnaissance de la part des siens, au motif qu’il avait été le premier concubin de celle qui sera lors du scrutin qui suivit, désignée pour être l’adversaire de la chef en titre. On dit que son deuxième concubin qui avait autorité sur elle, ne l’aurait pas supporté, même si après l’élection victorieuse de sa concubine à la chefferie suprême, elle ne put refuser qu’on lui accordât quelques honneurs. .

 

-Une autre candidate à la chefferie, estimant que la mixité était la cause de tous les problèmes de cette société, comme le montrent les péripéties que nous venons de citer, proposa que pour y mettre fin, l’on séparât les hommes des femmes et proposa, qu’au moins deux fois par semaine, l’on réservât les bains publics aux seuls hommes. Elle justifia, sa proposition par le fait qu’une telle mesure était déjà prévue pout les thermes d’eau chaude et ajouta, pour compléter sa démonstration, que selon certains voyageurs, ce type de problème avait été résolu dans des pays plus lointains, en recouvrant les hommes d’un voile obscur, qui pouvait aller jusqu’à leur dissimuler le visage. On raconte, sans que l’on ait pu en expliquer clairement les raisons,  que cette candidate ne se représenta plus à la chefferie.  

 

-Un autre candidat à la chefferie,  particulièrement réactionnaire, proposa de façon beaucoup plus radicale, de mettre fin à la gratuité de l’accouplement, qu’il soit le résultat du mariage ou du concubinage, ce qui selon lui était la cause de cette situation dégradée. Cette proposition eut pour effet de le faire traiter de semi-dément et autres qualificatifs de même nature par une candidate connue pour son franc parler et qui demanda même qu’on le condamnât à errer éternellement dans le désert des âmes perdues, ce qui pour les candidats à la chefferie était la sanction la plus grave.   

 

-Un candidat qui s’était mépris sur l’objet du débat, proposa que les hommes qui atteignaient le stade de l’andropause, puissent bénéficier d’une autre vie, pour les récompenser de leur constance. Il  a indiqué qu’il s’était porté candidat à la chefferie, justement pour faire lui-même la démonstration de ce que la chose était réalisable. Le récit rapporté précise qu’à la suite d’un accident, ce candidat était tombé sur la tête, ce qui expliquerait sa proposition pour le moins originale,  à laquelle il ne faudrait toutefois accorder aucun crédit.

 

Non ! Vraiment ! Un tel pays aurait-il pu exister ? On sait bien que dans la plupart des pays « évolués » seuls les hommes peuvent accéder à la fonction suprême. Margaret THATCHER ? Angela MERKELS ? Ce sont des exceptions. On dit  d’ailleurs de ces femmes, qu’elles sont de véritables hommes politiques ? Mais il est vrai que le pays dont parle l’éminente revue scientifique était très loin de notre degré d’évolution et de culture.

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 17:09

L’importance des scores effectués par les écologistes lors des élections locales et l’échec cinglant dont ils sont l’objet à chaque élection présidentielle, sont analysés comme la conséquence de ce que le parti qui les représente, aujourd’hui EELV,   est un parti de proximité qui rejette la présidentialisation du pouvoir de la 5e République, peu compatible avec leurs convictions profondes.

 

L’explication semble en réalité encore plus simple. Elle résulte de ce que la clientèle dite écologiste est essentiellement issue du mouvement gauchiste de Mai 1968. C’est une clientèle qui a pris comme habitude, en ce qui concerne son expression électorale, l’itinérance, et si son vote de prédilection est d’aller tout naturellement vers des mouvements qui  correspondent à sa nature originelle, Ligue Communiste Révolutionnaire, devenu Nouveau Parti Anticapitaliste, Lutte Ouvrière, ses suffrages se portent aussi et surtout, bien évidemment, vers le parti écologiste.

 

Les électeurs de cette mouvance politique vont ainsi affirmer, à travers les partis proposant une offre révolutionnaire, leur révolte envers une société injuste, qu’ils exprimeront à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle, mais reviendront avec le parti écologiste à un certain réalisme conventionnel, pour des élections plus gratifiantes avec élus locaux, députés européens, et députés nationaux.

 

Cohn BENDIT, qui a conscience du caractère fugace de cet électorat, a suggéré de s’en tenir à un accord avec le parti socialiste, pour permettre au parti écologiste, qui n’aurait pas présenté de candidat à l’élection  présidentielle, d’avoir un groupe à l’Assemblée Nationale,.

 

La Secrétaire Générale d’EELV, Cécile DUFLOT, n’ayant pas les mêmes intérêts, a préféré imposer une candidate à l’élection majeure, afin de peser sur l’accord qui selon elle se serait délité en cas d’absence du mouvement qu’elle représente à cette épreuve. La désignation d’Eva JOLY devenue écologiste pour les besoins de la cause, au lieu de Nicolas HULOT considéré trop écologiste et trop populaire, a eu  pour but d’obtenir à la fois  une entente pérenne sur des postes de députés, mais aussi de ne pas nuire au candidat du Parti socialiste, par un score trop élevé.

 

Mais ce que personne n’avait prévu, c’est  l’effet de la candidature MELENCHON.

 

Les écolos qui s’égayent au gré des scrutins sur des partis gauchistes ou/et  écologistes, et selon les hypothèses plus vers les uns ou les autres, se sont reportés en masse sur le candidat  MELENCHON qui par sa détermination, son discours sans concession apparente, sa dialectique, sa rhétorique, réunit  tout ce qui séduit les adeptes de la gauche extrême et que leurs autres partis, avec des candidats d’une grande médiocrité, ne sont pas en mesure de leur apporter.

 

Mais cette fois-ci il y a danger. Il y a même un danger très sérieux pour le parti écologiste qui risque de ne pas voir revenir ses électeurs, pour les scrutins « gratifiants », ayant trouvé avec MELENCHON, un leader doté d’un talent hors du commun, dont ils rêvaient depuis bien longtemps,  et qui en outre leur apportera avec le seul Front de gauche, à la fois l’ivresse de la Révolution, qu’il appelle citoyenne, et le réalisme qui génèrera élus et postes en grand nombre, avec un jour et pourquoi pas…le grand soir...

 

MELENCHON le 2 en 1 de la politique. Il est un peu comme ces produits pour machine à laver qui lavent et adoucissent le linge ou la vaisselle avec un seul produit. C’est incontestablement un progrès et il est rare que le client revienne en arrière.

 

Les écologistes risquent de payer cher leurs incroyables jeux politiques, leurs stratégies alambiquées, leurs manigances,  auxquels eux-mêmes finissaient par ne plus rien comprendre, avec cette fois ci en apothéose, la candidature absurde, pour ne pas dire ridicule, d’Eva JOLY à l’élection présidentielle.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 12:31

Un rien, un contre temps, un bus raté, un rendez vous remis, une panne d’ascenseur, un tableau de service modifié, un feu rouge, un avion qui ne décolle pas à l’heure prévue, n’importe quoi et l’affaire Nafissatou DIALLO n’aurait pas éclaté. Cette affaire a été la conjonction, comme toujours dans ces cas, d’une multitude de situations fortuites, de hasards, d’aléas, qui auraient pu ne jamais se réunir, se croiser, pour donner l’affaire que l’on connaît, ce qui aurait en principe laissé la voie libre à Dominique STRAUSS KAHN, en route vers la présidence de la République.

 

En principe seulement, car l’affaire du Carlton de Lille l’attendait au tournant et aurait été beaucoup plus grave quant à ses conséquences politiques. Cette affaire qui a démarré depuis de nombreux mois et dont il est fort peu probable que l’Elysée n’en ait pas eu connaissance, a été une véritable bombe à retardement programmée, certainement à raison des aléas de la procédure, pour éclater à quelques semaines du premier tour de la présidentielle, à un moment où la désignation de l’ancien directeur du FMI serait devenue irrévocable ou quasi irrévocable.

 

On aurait alors crié au scandale, à la manipulation, au coup monté à la barbouzerie…Toujours est-il qu’il n’y aurait plus eu de bilan, plus de crise, plus de chômage, plus de dette, il s’en serait suivi pour toute campagne une empoignade entre un président drapé dans sa dignité et un mis en examen poursuivi pour proxénétisme aggravé...

 

Terrible malchance pour Nicolas SARKOZI lui à qui le sort avait toujours souri. Une femme de ménage qui entre malencontreusement dans une chambre d’un grand hôtel de New York à une heure où elle aurait dû être vide et tout s’effondre.

 

L’affaire du Carlton de Lille se trouve désormais reléguée en un banal fait divers, avec pour personnage central, un ancien haut fonctionnaire « à l’international », dont l’histoire retiendra que les faits qu’il commit firent l’objet  d’une qualification juridique un peu sévère.

 

Mais la fusée qui devait propulser Nicolas SAROZY vers un deuxième mandat avait un second étage. L’affaire du groupe islamiste « FORSANE ALIZZA », dont le nom fait plus penser à celui d’une équipe de football qu’à un dangereux mouvement terroriste, s’est trouvée programmée, certainement aussi à raison des aléas de la procédure, en pleine campagne présidentielle de premier tour.

 

Comme Nafissatou DIALLO, Mohamed MERAH va tout faire rater. La police qui avait laissé dans la nature, libre de ses mouvements ce toulousain dont on savait qu’il partait s’entrainer au Pakistan et en Afghanistan pour commettre des actions terroristes, va interférer dans le cours de la politique française, à défaut d’avoir mis la France à genoux comme il en eut la prétention.

 

Juste au moment où le ministère de l’intérieur  allait montrer à la fois le danger islamiste et l’efficacité des services français bien dirigés et convenablement commandés par un exécutif déterminé, en procédant à une vingtaine d’arrestations et autant de perquisitions, Mohamed MERAH, rapportant ainsi la preuve contraire, commettra son horrible forfait, annulant de la sorte le bénéfice politique de l’opération.

 

Non, décidément non, deux cartes maîtresses dans le jeu du président sortant, gâchées par une insigne malchance, une poisse incroyable, une schkoumoune épouvantable, c’est le pire des signes qui soit et qui laisse supposer que le président, à qui tout avait jusqu’alors réussi, est aujourd’hui abandonné à son triste sort par la divine providence, qui on le sait et quoi que l’on fasse, finit toujours par avoir le dernier mot.

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 11:58

 

Voilà le principal parti d’opposition, qui pour permettre à l’un de ses alliés d’avoir  un groupe  à l’Assemblée Nationale, n’hésite pas, dans le cadre du pacte conclu, à écarter de leurs mandats de député leurs titulaires et à priver de cette consécration politique leurs meilleurs militants, les sacrifiant sur l’autel de l’intérêt supérieur du parti : l’élection présidentielle.

 

Cet accord est vite apparu comme étant un marché de dupes.

 

Non à raison du score dérisoire que ne devrait pas manquer d’obtenir la candidate choisie pour représenter les écologistes à l’élection présidentielle, mais pour l’incroyable légèreté avec laquelle le mouvement écologiste se conduit dans la gestion de sa campagne.

 

L’image qu’il donne, en sa qualité de parti qui pourrait demain être associé à un gouvernement de gauche, est des plus lamentables.

 

Le choix d’une candidate, qui dès qu’il fut connu, fit l’objet des plus grandes réserves quant aux capacités et qualités dont cette dernière se trouvait pourvue pour assumer une campagne présidentielle, a été estimé pour le moins singulier par nombre d’observateurs de la vie politique, et les faits leur ont donné rapidement raison.

 

Comment les responsables d’EELV ont-il pu aller chercher cette magistrate retraitée, retoquée du MODEM, qui ne doit sa notoriété qu’au tableau de service de la fonction qu’elle exerçait, novice en politique, inaudible dans tous les sens du terme, peu avenante, maladroite, peu solidaire de son partenaire de gauche, se moquant comme d’une guigne des effets calamiteux que ses déclarations intempestives engendrent sur lui, inconsciente de ses provocations aussi inutiles que stupides ?

 

Le choix d’une candidate qui réunit sur sa seule tête tout ce qu’il ne faut pas être et tout ce qu’il faut ne pas faire est tout simplement indigne d’un grand parti.

 

Et pourtant ce choix ne semble gêner qui que ce soit au sein du mouvement EELV, qui continue à soutenir sa candidate au motif fallacieux que ce qui compte dans une campagne ce sont les idées. Or chacun sait bien que ce n’est pas exact et que la personnalité et le savoir faire sont des éléments essentiels dont on ne peut se dispenser. Il suffirait d’ailleurs de mettre un Daniel COHN BENDIT à la place d’une Eva JOLY pour que l’on ne tarde pas à s’en rendre compte. De plus, on ne voit pas très bien les idées intéressantes qu’Eva JOLY nous a délivrées, qui puissent justifier l’absence d’un minimum de forme ne serait-ce qu’au titre du respect dû envers les électeurs. Ces derniers, comble de malchance, devraient bientôt voir cette femme se présenter à eux le visage tuméfié, ayant chuté dans les escaliers d’un cinéma parisien…

 

On doit même se demander, au point où l’on en est du spectacle affligeant qui nous est servi, ce qui a poussé ce mouvement qui ne manque pas de talents, à aller chercher et à suggérer à ses militants une telle caricature de candidate ou à ne pas l’avoir écartée alors qu’il était encore temps, en 2002, Alain LIPIETZ d’une toute autre envergure l’avait été pour bien moins que cela.

 

Le fait même qu’elle soit encore soutenue par la secrétaire générale de son parti qui a  eu dans l’accord conclu la part du lion, donne à cette dernière une responsabilité encore plus grande et conduit à s’interroger sur le caractère loyal d’un tel pacte, qui doit s’apprécier, quant à sa régularité,  non seulement au moment où il a été conclu, mais aussi pendant tout le cours de son exécution.  

 

Les responsables écologistes, ayant obtenu un certain nombre de postes de députés à se répartir, se sont désintéressés de l’élection présidentielle pour laquelle ils ne se sont jamais sentis vraiment concernés.   

        

Leurs partenaires n’ayant pas respecté leur engagement, on ne voit pas très bien dans ces conditions,  comment les socialistes pourraient maintenir le leur, d’autant que le Front de Gauche qui ne bénéficie pas des mêmes avantages, mais qui remplit par son efficacité ses obligations de partenaire, devra être pris en compte lors de ce que l’on appelle déjà le troisième tour, qui paraît devoir être plus difficile pour François HOLLANDE que le second. 

 

On ne connaît pas le calcul des écologistes s’il y en a un, c’est certainement plus de la légèreté,  qu’un calcul politique pervers, mais cette légèreté doit alors être qualifiée de blâmable. EELV a commis une erreur qui aurait pu être préjudiciable à la gauche et en l’absence du phénomène MELENCHON, lui coûter cher.

 

Arnaud MONTEBOURG a déjà fait savoir qu’il refuse d’appliquer cet accord et qu’il est  prêt à aller jusqu’à l’exclusion du parti socialiste. On parle d’ores et déjà de nombre de candidatures dissidentes et on ne voit pas comment le Parti socialiste pourra s’y opposer. .  

 

Il faut alors en revenir à la règle républicaine : dans toutes les circonscriptions, désistement en faveur du candidat le mieux placé. EELV s’est disqualifié. Si EELV veut des mandats de députés pour ses cadres qui se comportent comme de véritables petits notables de la politique avec calculs, combinaisons marchandages, il leur faudra désormais aller les conquérir sur le terrain. On ne voit pas à quel titre le parti socialiste ferait preuve de favoritisme envers des partenaires aussi peu loyaux que responsables. L’accord PS-EELV est à l’évidence, caduc.  

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 07:49

 

Jean-Luc MELENCHON a réussi le tour de force de réunir sous sa houlette l’ensemble des forces d’extrême gauche et des écologistes, qui jusqu’à présent se trouvaient éparpillées au sein de mouvements « hors système », réticents pour apporter leur voix à ceux qui ne constituent au mieux qu’un pis-aller du grand capital, sans compter les nombreux abstentionnistes à qui il a redonné par sa seule verve le goût de la politique.

 

Il les fait rêver, il leur promet qu’avec leurs seuls  bulletins de vote ils vont pouvoir changer la face de la France, de l’Europe et du Monde.

 

Il leur fait en plus le spectacle, une sorte de comédie burlesque à laquelle ils viennent  assister, souvent en famille, pour se redonner un moral qui fait cruellement défaut par les temps qui courent. Ils délaissent par la même les Besancenot, Laguiller, Poutou, Artaud, Joly, les uns comme les autres d’une tristesse infinie, ennuyeux à mourir, désespérants, affligeants, ne parlant que de détresse, de misère, avec comme perspective finale pour certains, tenez vous bien, la révolution prolétarienne…

 

Alors ils se ruent tous dans ses meetings pour vibrer, pour rire, pour espérer, pour chanter l’Internationale le poing levé, comme au bon vieux temps pour les plus anciens. Le discours est simple, simpliste même : il n’y a pas de crise, ce pays est l’un des plus riches au monde, il suffit par conséquent, de prendre l’argent là où il se trouve, à savoir chez les riches qui le détiennent abusivement et de le restituer aux plus pauvres qui en sont injustement dépourvus…

 

Ajouter à cela un véritable talent oratoire, et cela fait 15%.

 

Et puis après le premier tour il y a le second tour. La logique simple et efficace : voter François HOLLANDE et contribuer à le faire élire.  

 

On peut alors être surpris, qu’un homme politique aussi avisé qu’un président de la République sortant, se félicite de la percée de Jean-Luc MELENCHON, qui a pour vocation naturelle « d’apporter » ses suffrages à son adversaire principal.

 

Mais à y regarder de plus prés, et au train où vont les choses, à raison de 2% de progression par sondage, rien n’interdit d’imaginer, ce que le leader du Front de Gauche évoque régulièrement dans ses meetings avec de plus en plus d’insistance : qu’il dépasse sur le fil le leader du parti socialiste, qui serait ainsi relégué à la troisième place au premier tour de scrutin.

 

Oui, la gauche de la gauche, peut-être même la gauche tout court a désormais un chef véritable qu’elle vénère, qui a du muscle, de la voix, de la gueule, une sorte de Bernard TAPIE qui avec sa gouaille et sa tchatche, écrabouilla en son temps le trop intelligent Michel ROCARD.

 

Et ne serait-ce pas là en réalité le calcul de Nicolas SARKOZY, une sorte de 22 avril à l’envers, mais côté challenger. MELENCHON au second tour confronté au candidat de droite ! On aurait alors là l’explication du soudain engouement du chef de l’Etat pour l’ancien sénateur socialiste.    

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 13:08

De façon très solennelle, le leader d’ENNAHDHA Cheikh Rached GHANOUCHI, le président de l’instance constitutive du parti et le chef du groupe parlementaire  à l’assemblée constituante, ont rendu public le communiqué suivant : «Au vu de l’ampleur des divergences constatées autour de cette question et afin de barrer la route à ceux qui tentent de diviser le peuple tunisien entre partisans et opposants à la Charia, nous avons opté pour cette formule stipulant que le parti d’ENNAHDHA se contente de l’inscription de l’article premier à savoir  la Tunisie est un pays libre, indépendant, souverain, ayant pour religion l’Islam, pour langue l’arabe et pour système, la République ».

 

En conservant l’article 1er de la constitution de 1959 qui a régi la Tunisie de l’indépendance au 14 janvier 2011, l’assemblée constituante tunisienne a choisi « la République sans la Charia. »

 

C’est une victoire pour le peuple tunisien, pour les démocrates, mais aussi et surtout pour les islamistes d’ENNAHDHA, qui à n’en pas douter ont fait preuve d’intelligence politique, en prenant en compte le séisme qu’aurait constitué la symbolique de la loi islamique dans ce pays moderne, instruit, évolué, respectueux de sa religion, qui n’aurait jamais accepté qu’on lui impose des règles de vie qui ne sont pas de son siècle, alors qu'au plan économique il se trouve  privé de toute ressource naturelle et qu'il ne peut  poursuivre sa progression économique, qu’en continuant à s’ouvrir sur le monde, avec le tourisme et le développement de la petite et de la moyenne industrie, tous éléments qui ne peuvent en rien contrarier son islamité.

 

Peut-être qu’ENNAHDHA pense pouvoir faire passer les préceptes de l’Islam, auxquels il est attaché,  à travers les lois qui seront votées tout au long des législatures, sans avoir besoin de poser le principe de la Charia, déstabilisateur au plan national et international. Tariq RAMADAN lui-même était venu à Tunis il y a quelques semaines, expliquer  qu’en toute hypothèse la Charia n’était pas dogmatique, mais éthique.

 

Les motivations profondes importent peu. Les lois seront votées par le législateur qui sera libre de décider de leur contenu, selon la volonté de la majorité parlementaire issue des urnes et le conseil constitutionnel, qui devrait être maintenu dans la nouvelle constitution, ne pourra en annuler les dispositions au motif qu’elles seraient contraire à la loi religieuse.

 

A bien y réfléchir, cette position d’ENNAHDHA n’est pas surprenante. Des indices importants ont montré que le mouvement islamiste faisait parti du courant modéré, se situant  dans la lignée du parti « Justice et développement » du Premier ministre Turc Recep Tayyip ERDOGAN.

 

S’il est vrai que le « tabassage public » de journalistes, par des salafistes agissant à visage découvert, à proximité du palais de justice de Tunis, que la mise en détention provisoire d’autres journalistes pour avoir publié la photo d’un joueur de football tunisien opérant en Espagne, avec sa jolie fiancée, légèrement vêtue, que les évènements de l’université de MANNOUBA prés de Tunis où des salafistes ont gravement perturbé son fonctionnement et agressé physiquement son doyen, que la manifestation sur l’avenue Habib BOURGUIBA à Tunis de ce samedi 24 mars, aux cris de « mort aux juifs » dirigée par un prédicateur lui aussi agissant à visage découvert, tandis qu’un autre, fonctionnaire au ministère de la religion, appelait à la mort de l’ancien Premier ministre qui a assuré l’intérim gouvernemental, s’il est vrai que tous ces évènements et beaucoup d’autres de même nature, qui se sont déroulés sous l’œil indifférent et peut-être même complaisant des autorités gouvernementales, pouvait faire craindre le pire, deux interventions et deux initiatives gouvernementales sont venus me conforter dans l’idée que les islamistes d’ENNAHDHA recherchaient l’apaisement et souhaitaient conduire à son terme le processus démocratique engagé.

 

Le ministre de l’intérieur, sur les évènements de MANNOUBA à l’occasion desquels un groupe de salafistes a voulu imposer le niqab a l’université, a  affirmé que si chacun est libre de se vêtir comme il l’entend, le Coran n’impose en aucune façon le voile intégral, qu’en ce qui concerne l’université, il faut se conformer à son règlement intérieur (qui l’interdit), et qu’en toute hypothèse, les étudiantes ne pouvaient être voilées intégralement pendant les cours ou à l’occasion des examens.

 

Le premier ministre a eu pour sa part un geste, digne d’un grand pays démocratique, en se rendant à El LAOUINA où se trouvent incarcérés les responsables de l’ancien régime, pour connaître leurs conditions de détention.

 

Le Président de la République du parti CPR, Congrès Pour la République (gauche modérée) membre de la coalition gouvernementale, a décoré il y a quelques jours au palais de Carthage, dans une cérémonie empreinte d’une grande émotion, une jeune étudiante qui s’était courageusement opposée à un salafiste qui voulait remplacer le drapeau tunisien par le drapeau noir du mouvement intégriste, à l’entrée de l’université de MANNOUBA.

 

Mohamed GHANNOUCHI, a déclaré que les juifs, suite aux incidents de l’avenue Habib BOURGUIBA, seront, mieux protégés qu’ils ne l’ont jamais été jusqu’alors. Et à ce jour, à l’exception de quelques incidents mineurs, on n’a pas eu à déplorer d’actes de malveillance à l’endroit de l’un quelconque des membres de la communauté juive.

 

Tous ces éléments manifestent une volonté évidente de modération de la part des islamistes d’ENNAHDHA qui doivent cependant il est vrai, tenir compte de leur base la plus extrémiste, et qui pour pouvoir faire accepter des mesures beaucoup plus fondamentales comme la non introduction de la Charia dans la constitution, se doivent de faire montre d’une certaine bienveillance à leur endroit. La Tunisie est toujours dans une situation de transition et il est vraisemblable qu’une trop grande intransigeance pourrait faire basculer sa base extrémiste dans une radicalisation plus grande, à un moment où les institutions ne sont pas définitivement formées et où les responsables de l’exécutif ne sont là que pour la durée de la mise en place d’une nouvelle constitution.

 

Tout ceci paraît plutôt rassurant et de nature à laisser penser que la coalition gouvernementale joue actuellement le jeu de la démocratie, sans pouvoir  empêcher les excès inévitables, excès de zèle compris, dans cette situation intermédiaire.          

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 18:49

 

S’il en est en France des femmes qui ont fait l’unanimité, Bernadette CHIRAC est bien de celles-là. Distinction, réserve, mesure. Elle a toujours su demeurer en retrait des affaires, tout en marquant par sa présence les années CHIRAC. Sa personnalité a donné au règne de son époux une impression de stabilité et de solidité, même si elle n’apparaissait pas comme cherchant à se mêler de prés ou de loin à tout ce qui touchait au pouvoir. Elle était un peu la « reine mère » qui d’un œil bienveillant, regardait régner son enfant terrible, mais tellement talentueux.

 

On a pu percevoir une tradition selon laquelle, après l’accomplissement de leur mandat, les présidents, qui ont certes leur favori pour leur succéder, ont toujours su rester en retrait, pour ne pas apparaître partisans et pour conserver l’image d’une présidence exercée « au dessus » des partis. A fortiori, leurs épouses qui se doivent de ne pas laisser à penser qu’en exprimant leur opinion, elles reflètent, compte tenu de leur statut, la pensée de leurs maris.

 

A la différence des autres épouses de présidents, Bernadette CHIRAC est elle-même en politique par l’exercice d’un mandat de conseillère générale de CORREZE et son époux n’est pas actuellement en mesure de s’exprimer sur la campagne présidentielle. Il était donc loisible à Bernadette CHIRAC de soutenir le programme de son parti et de critiquer comme elle l’entendait ceux de ses adversaires.

 

Elle a estimé devoir intervenir dans la campagne, en assistant à un grand meeting de Nicolas SARKOZY, son silence aurait pu être interprété en défaveur du leader de sa famille politique. Cela n’aurait pas été concevable ni convenable.

 

Mais de façon extrêmement surprenante, Bernadette CHIRAC a cru devoir aller au-delà, bien au-delà. Elle s’est octroyée de pouvoir juger de la capacité du candidat HOLLANDE, à exercer la fonction présidentielle. Elle a estimé que sa qualité d’épouse d’ancien président, lui donnait compétence pour juger de qui avait la stature, « le gabarit » a t’elle dit, pour devenir Président. Il existerait ainsi un modèle, une forme réglementaire et elle, saurait qui dispose ou non de cette dimension. Elle en a ébauché le portrait : avoir été ministre, avoir l’expérience au plan international, 

 

Cette déclaration est démocratiquement inacceptable et moralement indécente. Inacceptable car on ne voit pas à quel titre une femme d’ancien président pourrait se permettre de déterminer qui peut ou ne peut pas exercer la fonction présidentielle, écartant d’un revers de main les millions de français, qui au cours d’une élection primaire, ont désignés François HOLLANDE. En République, seul le peuple français peut savoir qui est apte à le représenter. Que n’avait-on pas entendu, du même tonneau, sur François MITTERRAND, et si l’on s’en tient à cette théorie aucun des présidents des USA n’aurait eu, selon Madame CHIRAC, le « gabarit ». 

 

Le comportement de Bernadette CHIRAC m’est apparu de surcroît indécent, car elle a cru pouvoir faire cette déclaration dans le sein même du Conseil Général de Corrèze alors que François HOLLANDE qui en est le président, a toujours su se montrer à son endroit, courtois  et respectueux.

 

Malgré sa lignée, Madame CHIRAC a fait preuve d’une totale absence de noblesse d’âme dans son comportement. Elle s’est montrée chauvine, mesquine et pour tout dire grossière. Elle a perdu en une phrase toute la considération que nombre d’entre nous avions pour celle que nous croyons être une grande dame. Jacques CHIRAC, tout roturier qu’il est, n’aurait jamais commis une telle faute de goût.   

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 12:59

Prise illégale d’intérêt, conflit d’intérêt, favoritisme, avantage injustifié, chacun sait bien et les juristes en particulier, que celui à qui la loi en a confié le pouvoir, ne peut intervenir dans une situation dans laquelle il est intéressé, que ce soit pour lui-même, ou pour l’un de ses proches ou de quiconque avec lequel il est établi qu’il a un lien, qu’il soit matériel ou moral. On dit encore plus communément que l’on ne peut être à la fois juge et parti.

 

La loi n’a prohibé ces comportements corruptifs que dans les hypothèses les plus criantes. Ainsi un maire ou un conseiller municipal ne pourrait statuer pour l’attribution d’un marché pour lequel son entreprise ou celle de son épouse a postulée, mais le pourrait en faveur d’un proche avec lequel il n’existe pas d’interdiction légale, une amie, ou un ami politique, ou en défaveur d’un adversaire.

 

La confusion d’intérêts, susceptible de procurer un avantage politique, au plus haut sommet de l’Etat pour un Président-candidat, existe dans tous les actes de sa fonction, et est parfaitement légale.  

 

A l’occasion de l’affaire de Toulouse, le Président de la République a « joué » de la casquette de Président et de candidat avec une dextérité telle que l’on a eu du mal, à certains moments, à se rendre compte, qui du Président ou du candidat s’exprimait.

 

On a parlé d’instrumentalisation, mais ne jouons pas aux vierges effarouchées. Tous les candidats qui en ont les moyens, vont utiliser le plus possible les évènements qui se présentent à eux en leur faveur. Dire le contraire, la main posée sur le cœur, ou en accuser les autres,  n’est que pure hypocrisie.    

 

En réalité, dans cette affaire, il y a deux catégories de personnages. Ceux qui disposent des moyens de cette instrumentalisation et ceux qui n’en disposent pas. Ou plus précisément, ceux qui peuvent instrumentaliser « légalement » l’affaire, c'est-à-dire qui bénéficient de la couverture de la loi, ce qui est le cas du Président, celle-ci  lui faisant obligation d’intervenir dans les évènements en cours par toutes sortes d’initiatives, et ceux qui n’en bénéficient pas. On imagine alors aisément qu’il y satisfera dans le sens le plus propice à ses intérêts de candidat, qui peuvent d’ailleurs se confondre avec ceux de Président.

 

Par le simple exercice de la fonction présidentielle, le Président-candidat va, aux yeux des français, être le défenseur des droits, le protecteur des citoyens, l’incarnation de la patrie en danger, les autres candidats n’ayant comme possibilité que de demeurer silencieux sauf alors, dès qu’ils voudront user de leur droit de critique, à se voir taxer, de diviseurs de la nation au moment où elle se trouve en péril, voire d’apparaître comme de mauvais français.

 

Avoir limité à deux mandats l’exercice de la fonction présidentielle est déjà un progrès. Mais est ce suffisant. Un mandat de sept années non renouvelable,  donnerait au Président une indépendance d’esprit et d’action tant vis-à-vis de ses opposants qui n’en seraient plus, au moins au plan électoral, que vis-à-vis de ses propres partisans dont il n’aurait rien à attendre. Ou alors faudrait-il,  purement et simplement, interdire que l’on soit à la fois Président et candidat et envisager la mise en œuvre d’un intérim.

 

Il n’y a rien de pire, au regard d’un tel enjeu, que d’accepter que puisse exister une pareille  confusion des genres.

 

Des évènements, tels que ceux que nous avons vécus, faussent à n’en pas douter la campagne électorale, qui dans les semaines qui viennent, aura de toute façon une toute autre orientation que celle qu’elle aurait eu si rien n’était arrivé.

 

Une question se pose alors, la démocratie peut-elle ainsi se trouver livrée à la merci d’un quelconque illuminé, qui en définitive, comme l’a très bien dit Daniel VAILLANT, lui dicterait sa loi ?

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 07:32

 

Sur Canal +, lundi 19 mars, au Grand Journal, Dominique SOPO, a affirmé que les idées professées par Marine Le PEN, qui venait de condamner l’abominable crime de Toulouse, n’étaient pas étrangères à ce drame.    

 

On aurait aimé que dans de telles circonstances, le responsable de SOS racisme fasse preuve d’une plus grande retenue, ignorant comme nous tous, au moment où il s’exprimait, les motivations, s’il en existe, de ce tueur.

 

On sait que la communauté juive paie régulièrement, plus que toute autre, le prix de la sauvagerie humaine, et si après l’affaire Ilan Halimi, on pensait avoir atteint dans la France du 21e siècle le comble de l’horreur, aujourd’hui le comble de l’horreur a été dépassé avec l’assassinat d’enfants dans une école de Toulouse. L’assassin avait commencé son horrible forfait en abattant des militaires, dont il paraît évident que les origines maghrébines ou antillaises ont guidé la main.

 

Mais comment Dominique SOPO a-t-il pu se laisser aller à une telle mise en cause sans le moindre élément pour étayer sa thèse. SOS racisme a pour objet de lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Comment a-t-il pu prendre la responsabilité de lier ce qui s’est passé avec les idées développées par Marine Le PEN au cours de sa campagne.

 

Si détestable soit humainement la position qui consiste à dire qu’il convient de limiter l’immigration en France et les droits des non nationaux qui y vivent, suffit-elle à imputer moralement aux auteurs de cette politique un meurtre à l’évidence raciste et antisémite d’une telle barbarie ? Et si demain un patron se trouvait assassiné, pourrait-on pour autant en imputer la responsabilité morale à des hommes politiques qui fustigent à longueur de meetings les patrons, les profiteurs qui se gavent pendant que le peuple meurt de faim etc, etc ?

 

Les responsables politiques et associatifs engagés, vont-ils comprendre un jour que ce n’est pas en utilisant de telles  méthodes qu’ils donneront du sens aux idées qu’ils défendent.              

 

Outre bien évidemment l’incommensurable préjudice qu’il cause à une femme politique, par les accusations qu’il porte et qui ne peuvent que choquer à raison de leur extrême gravité, Dominique SOPO marginalise l’association qu’il dirige en lui donnant une image extrême, partisane et dénuée de toute crédibilité, alors que SOS racisme a un devoir d’harmonie nationale, en particulier dans ces moments de grande douleur.

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