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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 17:12

 

Nous attendions tous sagement 20 heures pour connaître « officiellement » le nom du vainqueur.  France 2 nous faisait patienter en nous conduisant de Paris à Tulle, puis de Tulle à Paris et à nouveau à Paris puis à Tulle…

 

Pour une fois une seule, la petite ville de Corrèze si discrète, si réservée, si France profonde, si délicate, si humble, rivalisait avec la capitale, sa mutualité, sa place de la Concorde, sa place de la Bastille, sa rue de Rivoli… On était dans la même ambiance que lors des matchs de finale de coupe de France, entre une petite ville qui se trouve là, personne ne sait vraiment comment ni pourquoi, ni pourquoi faire, avec ses supporters qui veulent faire la fête, à l’égal des plus grands, qui veulent exister, vibrer, se passionner, avec leurs petits maillots, leurs petits drapeaux, dans cette nuit pluvieuse, une seule fois, rien qu’une, s’il vous plait.

 

David PUJADAS, en  présentateur vedette de la chaîne de service public, fait le job. Un peu comme un reporter sportif, en attendant l’arrivée de l’étape prestigieuse des « champs Elysées». Il va nous parler de Tulle, comme chaque été l’on parle de ces petites villes traversées par le Tour de France, et qui connaissent à cette occasion leur jour de gloire. Tulle petite ville si belle, avec son régional de l’étape maillot jaune, qui file sur Paris où l’attend la victoire…

 

 « Tulle,  ville de l’accordéon »  lance alors David PUJADAS, au détour d’une phrase, sans penser à mal, normalement, dans le ton.

 

Tulle ville de l’accordéon ? Tulle et  l’accordéon ! Vous ne voyez rien à dire ? cela vous paraît banal, sans intérêt ? Vous ne voyez donc pas le ridicule, le  grotesque jusqu’à son comble ? Tulle c’est déjà  pas mal,  mais Tulle et l’accordéon ! Non ? Toujours pas ?

 

Et bien contrairement à nous tous, la « discrète » Elise LUCET  trouve cela plutôt tordant. Pour elle c’en est trop. Et  en présence de  millions de téléspectateurs qui attendaient anxieux le nom du nouveau président, elle va de façon tout à fait incongrue, éclater de rire, on pourrait même dire exploser de rire.

 

Un rire non maîtrisé, fort, guttural, le rire qui claque, qui pétarade comme une moto au pot d’échappement trafiqué, le rire  que l’on entend lors de réceptions branchées, qui frise la crise de nerf, le rire par lequel son auteur cherche par ce moyen ultra sonore et peu gracieux à attirer sur lui l’attention à défaut d’avoir pu y parvenir autrement.

 

S’ensuit un moment de stupeur générale sur le plateau de France 2, marqué par un silence pesant,  le réalisateur, ayant alors la présence d’esprit, pour en atténuer l’effet,  de ne pas braquer les caméras sur la présentatrice du 13 heures.

 

Un défaut de maîtrise, difficilement admissible à ce niveau télévisuel, mais très révélateur d’un certain état d’esprit.

 

Elise LUCET qui nous avait déjà surpris en n’entendant pas Jean-Paul GUERLAIN pérorer devant-elle sur les « nègres », ou en se déchaînant avec démesure, en accueillant ses confrères de retour d’d’Afghanistan, étonne une fois de plus par un comportement abscons.

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Published by gpancraz
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