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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 08:47

On le savait intrépide, impétueux, bagarreur, on le savait même prêt à l’affrontement physique si les circonstances l’exigeaient, on le savait provocateur en diable, mais peut-on dire que l’on connaît vraiment la personnalité du président ?

 

Combattant jusqu’à mettre sa personne en péril au plan de l’image qu’il donne de lui, Nicolas SARKOZY ne tient plus un seul meeting sans se montrer agressif envers son concurrent. Il ne s’agit pas seulement d’une agressivité verbale qui est naturelle dans ce type de combat, mais d’une agressivité qui apparaît dans son expression la plus vive et qui pourrait être qualifiée de « quasi-physique ».

 

Plus que de la combativité, c’est une sorte de rage qu’il exprime, la rage de vaincre disent certains. Il provoque François HOLLANDE en combat singulier, sachant mêler à la fois la hargne et l’humour : « Je l’attends où il veut, quand il veut, le matin si ça l’arrange, à midi ou le soir pas de problème,  le jour qu’il choisira le mercredi, le jeudi, s’il veut une heure au lieu d’une heure et demi si c’est trop fatigant, pas de problème... » C’est un peu le « descends si tu es un homme » recyclé en   « bats toi si tu es un homme. »  

 

Nicolas SARKOZY est à l’évidence, impatient d’en découdre, il propose même trois débats, voulant faire une sorte de preuve par 9. Il se montre sûr de pouvoir terrasser son adversaire. Il est vrai qu’il excelle dans ce type de confrontation dans lesquelles comptent plus la répartie et l’à-propos que les  programmes qui ne sont là que pour servir de support matériel.

 

Nicolas SARKOZY est sûr de lui. Derrière les traits tirés qu’il affiche depuis quelques jours, se cache une détermination sans borne. Il assure selon ses proches que François HOLLANDE a peur et qu’il va « l’exploser ». L’a-t-il vraiment dit ? Pas de démenti. Mais l’esprit ne fait guère de doute.

 

Il n’est pas sûr que cette stratégie soit la bonne. Dans ce type de confrontation, en politique comme en sport, le public a toujours tendance à prendre parti pour celui que l’on donne perdant et on ne peut qu’être déçu si la victoire que le favori  obtient n’est pas significative.

 

En créant ce type d’ambiance autour de lui, Nicolas SARKOZY «  se met la pression », selon l’expression consacrée et on ne lui pardonnera pas la moindre erreur, le moindre faux pas.

 

François HOLLANDE qui avait toutes les raisons de craindre ce débat se trouve par la même rasséréné par le spectacle auquel il assiste et qui doit certainement lui donner à penser que c’est le président-candidat, qui est  le plus fébrile des deux.

 

François HOLLANDE est loin d’être un mauvais débatteur, il sait conserver son calme, il est très réactif et il manie l’humour comme nul autre pareil parmi ses pairs. Autant d’atouts qui ne permettent pas à Nicolas SARKOZY d’afficher une confiance aussi grande, qui ne peut que se retourner contre lui. On n’a jamais intérêt à sous estimer ses adversaires.   

 

A quelques jours du scrutin, tous les éléments d’une victoire du candidat de la gauche sont réunis. Nicolas SARKOZY joue son va-tout. Un silence pesant de sa part sur le débat du 2 mai aurait certainement beaucoup plus impressionné son adversaire, que toute cette agitation qui peut-être interprétée comme un signe de grande nervosité, certains vont même jusqu’à dire de peur de la défaite, qui s’emparerait du candidat- président.

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Published by gpancraz
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