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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 08:29

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

Ne tournons pas autour du pot,  c’est un deuxième tour SARKOZY-HOLLANDE qui se profile à l’horizon des élections présidentielles de mai 2012 avec, si l’on en croit toutes les  expertises, un large avantage à François HOLLANDE.

 

L’écart donné par les instituts de sondage, en faveur du candidat du parti socialiste est si  important et sa persistance dans le temps si constante, que l’on ne voit pas très bien comment le candidat de la droite pourrait faire pour remonter un tel handicap. Les « affaires » viennent noircir un tableau déjà sombre, les chiraquiens dissimulent de plus en plus mal leur hostilité envers Nicolas SARKOZY, tandis que les prétendants à la succession, sauraient s’accommoder d’une défaite de leur leader.

 

S’ajoute une règle, jusqu’alors jamais démentie sous la Ve République : un candidat qui exerce le pouvoir, chef de l’Etat, ou chef de gouvernement en cohabitation,  n’a jamais été élu ou réélu à la présidence de la République. On cite à cet égard  GISCARD, BALLADUR, et JOSPIN.

 

S’ajoute aussi le formidable succès des élections primaires, qui ont boosté le candidat socialiste, en lui accordant une légitimité populaire qui est venue compenser pour une part encore à déterminer,  l’absence tant reprochée d’exercice de responsabilités. 

 

Mais ce qui fait que la politique est pour beaucoup une véritable passion, c’est la part d’irrationnel qui rend les choses plus compliquées qu’elles ne paraissent de prime abord.

 

Et chacun sait qu’en politique, les faits sont souvent réversibles.

 

La défaite annoncée de Nicolas SARKOZY, peut avoir pour effet d’inverser le rapport qui existe naturellement entre celui qui gouverne et son rival.

 

En perdant son statut de favori pour celui de challenger, le président sortant abandonne par la même une partie importante de la pression à son adversaire et glisse insensiblement vers le confortable statut de quasi opposant.

 

Le présumé vainqueur, devenu cible pour un temps, devra alors expliciter son projet et convaincre de sa pertinence, ce qui est un exercice toujours périlleux en ces temps de doute..    

 

Pour son deuxième mandat, Georges BUSH qui traînait derrière lui des sondages calamiteux,  fut réélu avec, sur son rival démocrate John KERRY, un écart de voix jamais égalé dans une élection présidentielle aux Etats Unis. 

 

Les jeux ne sont jamais faits d’avance, plus encore dans un domaine où l’incertitude règne en maître. Gpancrazi.over-blog.com/

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