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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 06:42

  

Cet article  a été sélectionné par le journal en ligne l'EXPRESS.fr et publié à sa Une le 12 mars 2013

Exit Cécile Duflot. Il paraît que le logement a absolument besoin de ses compétences. Elle a donc fait savoir qu’elle ne se lancerait pas à l’assaut de l’Hôtel de Ville. Ou plus exactement, c’est son conseiller-porte-parole,  Jean-Vincent Placé, qui l’a «invitée » à ne pas être candidate… ça tombe bien pour elle. On est plusieurs à avoir « comme l’impression » qu’elle a pris goût à la chose et qu’elle préfère, et de loin,  le confort de son ministère, aux estrades électorales poisseuses des arrondissements parisiens. Il est sûr par ailleurs, sans vouloir polémiquer, que pour la ministre du logement, l’épreuve aurait été d’une toute autre dimension que celle consistant à conquérir un siège de député, dans un arrondissement archi-acquis à la gauche, ou à se faire élire sur une liste, avec Daniel Cohn Bendit comme locomotive.  

Exit aussi Marielle de Sarnez, qui ne peut prétendre jouer les premiers rôles, à raison de la faiblesse du Modem, malgré une implantation parisienne  non négligeable et une personnalité qui la met à la hauteur des favorites. Idem pour Rama Yade avec l’UDI.

Quant à Rachida Dati, qui ne manque ni de talent, ni de sens politique, sa parisianité, qui a résulté de la seule volonté de Nicolas Sarkozy de lui octroyer un fief dans la capitale, sera insuffisante pour asseoir sa légitimité.

Reste, pour le moment, Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet.

Anne Hidalgo est « proposée » par Bertrand Delanoë pour lui succéder. C’est certainement une bonne gestionnaire. Elle est inspectrice du travail et a été conseillère dans différents cabinets ministériels, elle aura été une première adjointe parfaite. Mais un maire de Paris doit, pour pouvoir s’imposer, avoir fait ses preuves dans des combats électoraux de premier plan. Anne Hidalgo n’a jamais émergé des confrontations électorales dans lesquelles elle s’est engagée. Elle fait l’objet d’un déficit de notoriété certain. Elle ne fait pas partie des têtes d’affiches de la politique nationale. Anne Hidalgo est trop lisse, trop ronde, rien ne dépasse rien ne la distingue du commun. Sa voix trainante et monocorde, ne permet pas de savoir si elle se réjouit ou si elle s’indigne. Un maire de Paris doit-être un peu hors norme. Et le problème d’Anne Hidalgo, est d’être dans une normalité un peu trop parfaite.

Face à elle, se trouve, une personnalité de feu : Nathalie Kosciusko-Morizet. Elle est tout son contraire. Sortie victorieuse des combats les plus difficiles, elle a battu aux dernières législatives une alliance objective Gauche - Front National. Elle a du courage à revendre, n’hésitant pas à sacrifier sa mairie de Longjumeau, pour se lancer pratiquement seule, dans un combat dans lequel ni François Fillon, ni Jean-Louis Borloo n’ont osé aller, tant l’issue est incertaine.

Juchée sur de hauts talons qui accentuent encore une silhouette déjà très élancée, cette jeune femme au physique anguleux, au regard perçant et déterminé, capable de tous les éclats, ne se départit jamais d’une certaine distinction naturelle et de bon aloi. Une femme très tendance, qui exaspère et qui intrigue, exactement comme les aiment les milieux qui font l’élection dans la capitale. Cerise sur le gâteau, on l’identifie par ses  initiales, signe incontestable d’une certaine notoriété.

NKM dispose à l’évidence de  tout ce qu’il faut, pour séduire un électorat parisien, de droite comme de gauche, qui risque fort d’être tenté par le profil atypique de cette ancienne ministre de l’environnement. Elle a même réussi le tour de force d’être la porte-parole du candidat Sarkozy, tout en conservant sa personnalité hybride : de droite et progressiste. Elle est, à n’en pas douter,  un véritable danger pour la gauche.

La première adjointe joue, quant à elle, « petit bras ». Son démarrage est un peu besogneux. Elle donne l’impression de craindre son adversaire, en « soutenant » sa challenger à l’UMP et en lui offrant un débat.

Mais les jeux sont loin d’être faits. Anne Hidalgo a un gros potentiel et peut surprendre. Si elle ne parvient pas à convaincre, des primaires ne sont pas à exclure et pourraient alors, changer la donne.  Rappelez- vous de Jack Lang…

Mais à l’heure qu’il est, on peut dire, sans crainte d’être vraiment contesté : « avantage NKM ! »    

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Published by gpancraz
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