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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 06:52

 

A l’heure où la gauche, confrontée à la réalité de la situation économique, envisage de prendre des mesures de sauvegarde dans des domaines aussi tabous que les salaires, le temps de travail, les prestations sociales et dans celui des retraites, certains syndicats, parmi les plus importants,  s’y opposent avec la dernière énergie.

 

Ils refusent par la même, de voir  la formidable remise en cause de l’équilibre économique général qui s’opère à travers le monde, la concurrence effrénée des pays émergents, le différentiel des coûts du travail, qui se situe dans un rapport qui peut aller de 1 à 10, pour des activités identiques,  avec une main d’œuvre de plus en plus qualifiée, qui déferle sur le marché de la mondialisation.

 

Il ne tiennent certainement pas compte de ce qu’à une heure-et-demie d’avion de la France, le salaire minimum est de 143 €  pour 48 heures de travail par semaine (smic tunisien juin 2012), avec des personnels de la meilleure qualité, parlant de surcroît un français parfait.

 

Ils ne s’intéresseront pas plus  à cet indice qui en dit plus que de longs discours : pour la première fois cette année, le PIB des pays émergents devrait dépasser celui des pays développés.

 

Ils se contentent de répéter inlassablement, à l’occasion de chaque conflit social, «  qu’il y a de l’argent, qu’il suffit d’aller le prendre là où il est » qu’il faut interdire les licenciements (boursiers) et le cas échéant qu’il soit procédé à la nationalisation des entreprises. .

 

Ils utilisent singulièrement, pour répondre aux plans sociaux et aux fermetures d’entreprises, qui résultent de l’affaissement généralisé des commandes, les mêmes armes, que celles de leurs prédécesseurs dans les années 50, cherchant à obtenir des augmentations de salaire : grève, occupation, intransigeance. Nous étions alors dans une époque de croissance, de plein emploi et de protectionnisme… 

   

C’est dans ce contexte que FO et la CGT n’ont pas signé l’accord du 11 janvier 2013, relatif à la « sécurisation de l’emploi ». Cet accord a pour objet de  permettre aux partenaires sociaux de négocier des baisses de salaires et/ou une augmentation du temps de travail, en échange d’un maintien de l’emploi pendant la durée de l’accord, qui sera au maximum de deux ans.

 

Le gouvernement a cherché, par cet accord, à préserver l’intérêt des salariés en matière d’emploi, tout en permettant aux entreprises, d’avoir « les moyens de s’adapter aux problèmes conjoncturels». On peut raisonnablement penser qu’avec cette flexibilité, l’employeur embauchera plus volontiers qu’il ne le faisait.

 

Le texte a été signé par le MEDEF et trois organisations de salariés CFDT, CFTC et CFE-CGC. Il doit maintenant être soumis au parlement. FO et la CGT ont appelé les salariés à manifester contre son adoption.  

 

C’est pourtant le minimum de ce qui pouvait être fait dans la situation actuelle. Cet accord est   la partie la plus réaliste de l’action gouvernementale. Il est dommage qu’il n’ait pas fait l’unanimité. 

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Published by gpancraz
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