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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 07:39

 

 

« Valérie m’a beaucoup aidée », a déclaré Florence Cassez vendredi 25 janvier  à sa sortie de l’Elysée. Cette familiarité qui montrait la  proximité qui s’était établie entre les deux femmes,  tranchait avec la réserve un peu froide, dans laquelle le président s’était cantonné pour assurer la gestion de cette affaire.

 

Le « combat » engagé par Nicolas Sarkozy, avait pris une dimension médiatique trop importante, pour que l’actuel locataire du palais de l’Elysée puisse envisager de s’en désintéresser. Mais il n’était pas question pour François Hollande, à l’instar de son prédécesseur,  de s’y impliquer personnellement. L’intervention de Valérie Trierweiler s’est alors imposée presque naturellement. Elle a donné à ce dossier l’approche sociale recherchée et a permis d’esquisser le rôle qu’elle pourrait tenir au sein de l’appareil présidentiel.

 

Ce dimanche 27 janvier, c’est un autre « gros morceau » de la politique française qu’elle a eu à assumer. Le président ne pouvant s’associer à la journée de mobilisation des partisans du « mariage pour tous » sans sortir de sa réserve, c’est sa compagne qui s’est rendue à l’invitation du Théâtre du Rond-point, où était donné un spectacle en continuation de la manifestation de l’après-midi. Contrairement à ce qui se passe en pareille circonstance, la première dame ne se contentera pas d’une présence « taisante ». A son arrivée, elle a soutenu devant la presse le projet de loi, en rappelant le principe d’égalité qui en est le fondement juridique et elle a affirmé la nécessité subséquente d’une évolution législative.  

 

Que de chemin parcouru par celle qui voulait se tenir à l’écart de « tout ça » et continuer, comme si de rien n’était, à exercer son activité de journaliste ! Projetée sous le feu des médias au printemps 2012, lorsque son compagnon entra dans le cycle des primaires à l’élection présidentielle, sa forte personnalité et son indépendance d’esprit avaient marqué les esprits.

 

Et puis en quelques mois les choses se sont décantées. Dans une interview au quotidien Le Monde des 16 et 17 décembre 2012, elle a reconnu qu’elle avait un « rôle » à assumer et à l’occasion du voyage d’Etat en Algérie qui a suivi, elle a confié à des lycéens sa décision de renoncer à la liberté  qu’elle avait jusqu’alors revendiquée.

 

Aujourd’hui, la première dame a investi sa fonction avec ferveur. Elle assure, si l’on se réfère aux deux exemples cités,  la partie  « relationnelle » des affaires, dans lesquelles le président souhaite pouvoir intervenir, sans qu’il lui soit nécessaire d’apparaître en personne.

 

Cela ira-t-il plus loin ? Rien ne l’interdit. Le président peut mandater, quiconque lui paraît le plus apte à accomplir une mission particulière qui relève de son autorité. Cécilia Sarkozy s’était vue charger de négocier auprès de Mouammar Kadhafi en juillet 2007 la libération des infirmières bulgares, tandis qu’en octobre 2008, Carla Bruni, accompagnée de sa sœur, s’était rendue à l’hôpital Sainte Anne à Paris, annoncer à l’activiste italienne Marina Petrella la décision du Président de ne pas l’extrader vers l’Italie.  

 

Il est peut-être encore trop tôt pour le dire, mais tant la personnalité de Valérie Trierweiler que la nature des interventions qu’elle a accomplies, peuvent laisser à penser que l’actuelle première dame, contrairement à beaucoup de celles qui l’ont précédée, ne se contentera pas, selon la formule consacrée, « d’inaugurer les chrysanthèmes ».

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Published by gpancraz
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