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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 17:38

 

  

Ce billet a été sélectionné par le journal en ligne l’Express.fr et publié à sa Une. 

Celui dont on vantait il n’y a pas si longtemps encore le flegme tout britannique, et le sang froid que l’on déduisait de sa passion pour la course automobile, s’est révélé être en réalité, bien moins sûr de lui et beaucoup plus fébrile qu’il ne le laissait paraître de prime abord.

 

Déjà, le fait pour l’ancien Premier ministre, d’avoir renoncé à sa circonscription de la Sarthe parce qu’on le donnait battu et d’avoir préféré  se réfugier dans l’un des fiefs parisien du parti, au prix d’un passage par les Tiberi et d’une polémique ravageuse avec Rachida DATI, a mis en évidence une personnalité peu encline à la bravoure.

 

Et lorsque l’épreuve de l’élection à la présidence du parti s’est présentée à lui, alangui par son quinquennat à Matignon et enivré par des sondages flatteurs, il s’est contenté de gérer l’avance qu’on lui prédisait et qu’il pensait suffisante pour le conduire benoitement à une incontestable victoire.

 

Mieux même, il est apparu comme se projetant d’ores et déjà en 2017, en faisant une campagne de second tour sur le thème du « rassemblement »...

 

Déclaré battu, son immense désillusion fut aggravée par un profond sentiment d’injustice et sa véritable personnalité sera,  à l’occasion de cette incroyable déconvenue,  mise un peu plus à nu.

 

Dans la panique qui s’est alors emparée de lui, il devait commettre une succession d’erreurs :

 

- L’appel au secours à un Alain JUPE sur le déclin, dont la médiation n’a pas résisté plus de 48 heures devant un Jean-François COPE aguerri aux combats les plus rudes.

 

- Le recours à la justice qui a immédiatement dépêché un huissier au siège du parti, ce qui a eu pour effet de conduire Nicolas SARKOZY, à faire connaître sa désapprobation.

 

- La création d’un groupe parlementaire, le « Rassemblement UMP », qui a permis au nouveau président du mouvement, mis en difficulté par la demande de référendum de son adversaire, de lui opposer une fin de non recevoir, au motif indiscutable que l’on ne négocie pas avec un groupe dissident.

 

Confronté à l’épreuve du feu, François FILLON que l’on croyait rompu aux vicissitudes de la vie politique, a surpris son monde en faisant montre, dans ce « combat des chefs » d’un certain amateurisme et d’une assez grande fragilité.

 

 

 

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Published by gpancraz
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