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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 11:03

 

Une information parue dans la très sérieuse revue Géopolitic-News-Institute nous apprend qu’il a été découvert, perdue dans l’est de l’Afrique, une tribu composée aujourd’hui de seulement quelques indigènes, dont on ignorait jusqu’à ce jour l’existence, qui se transmettent depuis des millénaires, par tradition orale, l’histoire de leur pays, un pays étrange, tellement étrange, que certains se sont même demandés, malgré les conclusions des savants les plus éminents qui en ont accrédité l’authenticité, si ce pays a vraiment existé.

 

Selon les experts les plus avisés, une société évoluée et égalitaire s’y était bien développée, différente de celles que l’on pouvait trouver alors dans les autres pays à cette même époque.

 

Mais  sans que l’on sache vraiment pourquoi, il se trouvait que les femmes qui la composaient dominaient la gente masculine, pour laquelle elles n’avaient que peu de considération.

 

Malgré tous les efforts effectués par les autorités pour faire disparaître cette singularité, ou à tout le moins pour tenter de l’atténuer quelque peu, la domination des femmes sur les hommes persistait, et l’on en était venu à se demander si en définitive les uns comme les autres et en premier lieu les hommes, aussi curieusement que cela puisse paraître, ne s’accommodaient pas de cette situation, que l’on disait somme toute, conforme à la nature du monde.   

 

Les chercheurs établirent que dans cette société dans laquelle la place de l’homme était donc des plus réduite, les femmes, avaient une autre singularité, qui était d’entretenir de nombreuses liaisons amoureuses ou seulement charnelles, dans le cadre de mariages ou/et de concubinages multiples. On raconte à cet égard l’histoire de l’une d’entre elles, qui eut sa vie durant, jusqu’à plusieurs centaines de concubins et qui fut écartée du pouvoir auquel elle prétendait, tant cette assuétude, sans être considérée en soi condamnable, aurait pu la contrarier dans l’exercice de ses responsabilités.

 

Il faut savoir en effet que les habitants de ce pays, aux mœurs si peu ordinaires, s’étaient pourvus aux dires de leurs descendants, d’une loi fondamentale composée de deux articles, qui prévoyaient l’élection périodique, d’une Chef ou d’un Chef, (même si dans les faits cette seconde hypothèse ne s’est  jamais réalisée) détenant tous les pouvoirs, et qui précisaient que les prérogatives dont elle jouissait, devaient être exercées dans un souci « d’égalité de solidarité et de probité ».

 

Plusieurs incidents ou évènements, recueillis par les savants auprès des indigènes dont s’agit,  et publiés par la célèbre revue, tendent à démontrer, sans qu’il soit possible à l’heure actuelle d’en contester la véracité, qu’une telle société a bien existé. 

 

-Une Chef qui sollicitait le renouvellement de son mandat et qui fut interpellée sur sa vie en place publique, imputa fort peu galamment à son deuxième époux, qualifié d’ingrat et d’insatisfait, le discrédit qu’on lui imputât pour avoir ripaillé et voyagé avec des gens de mauvaise compagnie, dans une auberge de grande renommée et sur un voilier de luxe. L’époux répudié dut s’exiler avec sa nouvelle compagne dans des pays lointains d’où jamais il ne revint. Pour clore l’incident, la Chef sortante annonça solennellement, que désormais, avec son troisième époux, rien de tel ne pourrait se produire, « car avec lui,  c’était du sérieux » selon l’expression qui équivalait semble-t-il à un serment. Le peuple en éprouva un vif soulagement, mais il ne lui renouvela pas sa confiance pour autant.  

 

-Un homme qui fut candidat à la chefferie, lors d’une précédente consultation et qui n’échoua que de peu à la victoire, ce qui pour un homme, comme on le sait, aurait-été tout à fait inédit, ne fit toutefois l’objet d’aucune reconnaissance de la part des siens, au motif qu’il avait été le premier concubin de celle qui sera lors du scrutin qui suivit, désignée pour être l’adversaire de la chef en titre. On dit que son deuxième concubin qui avait autorité sur elle, ne l’aurait pas supporté, même si après l’élection victorieuse de sa concubine à la chefferie suprême, elle ne put refuser qu’on lui accordât quelques honneurs. .

 

-Une autre candidate à la chefferie, estimant que la mixité était la cause de tous les problèmes de cette société, comme le montrent les péripéties que nous venons de citer, proposa que pour y mettre fin, l’on séparât les hommes des femmes et proposa, qu’au moins deux fois par semaine, l’on réservât les bains publics aux seuls hommes. Elle justifia, sa proposition par le fait qu’une telle mesure était déjà prévue pout les thermes d’eau chaude et ajouta, pour compléter sa démonstration, que selon certains voyageurs, ce type de problème avait été résolu dans des pays plus lointains, en recouvrant les hommes d’un voile obscur, qui pouvait aller jusqu’à leur dissimuler le visage. On raconte, sans que l’on ait pu en expliquer clairement les raisons,  que cette candidate ne se représenta plus à la chefferie.  

 

-Un autre candidat à la chefferie,  particulièrement réactionnaire, proposa de façon beaucoup plus radicale, de mettre fin à la gratuité de l’accouplement, qu’il soit le résultat du mariage ou du concubinage, ce qui selon lui était la cause de cette situation dégradée. Cette proposition eut pour effet de le faire traiter de semi-dément et autres qualificatifs de même nature par une candidate connue pour son franc parler et qui demanda même qu’on le condamnât à errer éternellement dans le désert des âmes perdues, ce qui pour les candidats à la chefferie était la sanction la plus grave.   

 

-Un candidat qui s’était mépris sur l’objet du débat, proposa que les hommes qui atteignaient le stade de l’andropause, puissent bénéficier d’une autre vie, pour les récompenser de leur constance. Il  a indiqué qu’il s’était porté candidat à la chefferie, justement pour faire lui-même la démonstration de ce que la chose était réalisable. Le récit rapporté précise qu’à la suite d’un accident, ce candidat était tombé sur la tête, ce qui expliquerait sa proposition pour le moins originale,  à laquelle il ne faudrait toutefois accorder aucun crédit.

 

Non ! Vraiment ! Un tel pays aurait-il pu exister ? On sait bien que dans la plupart des pays « évolués » seuls les hommes peuvent accéder à la fonction suprême. Margaret THATCHER ? Angela MERKELS ? Ce sont des exceptions. On dit  d’ailleurs de ces femmes, qu’elles sont de véritables hommes politiques ? Mais il est vrai que le pays dont parle l’éminente revue scientifique était très loin de notre degré d’évolution et de culture.

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Published by gpancraz
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