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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 12:43

Billet publié dans l'Express.fr le 22août 2013

A côté des nombreux organes de presse qui se sont développés sur le Web, la plupart des grands hebdomadaires et des quotidiens doublent leurs éditions papier par des journaux en ligne, auxquels on accède gratuitement ou/et contre paiement de droits d’entrée.

Les articles, billets et éditoriaux sont le plus souvent ouverts aux commentaires, c’est une sorte de courrier des lecteurs. Mais certains journaux vont beaucoup plus loin, ils invitent les internautes à participer à l’élaboration du journal, en publiant en Une leurs « contributions ».

Dans l’Express en ligne, les contributions « retenues » sont mises en page d’accueil, tout comme les articles, informations et autres billets rédigés par les journalistes. On les distingue de ces derniers par la mention « Express Yourself ». Leur  présence en Une est de quelques heures. Les contributions se répartissent ensuite selon leur objet, dans les différentes rubriques du journal, où on pourra les retrouver.

Dans le Nouvel Observateur en ligne, ceux  qui souhaitent exprimer leurs idées peuvent le faire  sur un site distinct, dénommé « Le Plus », sur lequel « s’empilent » les seules contributions des internautes. Leur durée de vie dépend souvent de la rédaction qui va en maintenir certaines plus longtemps que d’autres et parfois même réintroduire des contributions qui avaient disparues de la Une.  

Comment devenir contributeur ? Le contributeur doit préalablement ouvrir un compte sur le site qui a sa préférence et qui bien sûr offre à ses internautes cette possibilité. Tous les thèmes peuvent être abordés. Ils sont en général choisis dans l’actualité des faits divers ou de la politique, dans celle relative aux problèmes de société, de la culture ou de la mode.   

Tribunes, articles, billets humoristiques, parodies, conseils de beauté ou de coiffure sont les bienvenus. En la forme la contribution   ne doit pas être  trop longue, une trentaine de lignes est la bonne mesure. Elle devra bien évidemment être rédigée dans un français correct, avec de préférence des phrases simples et courtes qui facilitent la compréhension. Sur le fond, elle devra présenter un intérêt en proposant par exemple, une analyse personnelle qui sort des sentiers battus et rebattus, en faisant part d’un évènement dont on a été appelé à être le témoin, ou encore en abordant un sujet sous un angle particulier.  

Mais il ne faut pas rechercher à tout prix la trop grande originalité. Ne pas se montrer excessif dans ses appréciations, ne pas choquer, ne pas se laisser emporter par la passion, ni être en trop forte opposition avec la ligne rédactionnelle de l’organe de presse, me semble également être de sages conseils hérités de mon expérience.  

Dernier écueil à éviter, le contributeur ne doit pas apparaître en concurrence avec les journalistes du site, il ne doit pas chercher à les imiter ou à s’opposer à eux. Il doit apporter par sa personnalité un charme propre.

Après avoir été lue et relue, la contribution sera insérée sur le compte ouvert à cet effet et l’attente commence. On sera fixé dans les 24 heures. Il est rare, même si cela peut arriver, qu’une contribution soit publiée en Une au-delà de ce délai.

Le contributeur est informé de ce que son article est retenu par une mention sur son compte.   

Le contributeur pourra parfois observer que son texte a subi quelques modifications. La rédaction est maitresse du titre et des intertitres, comme c’est d’ailleurs le cas pour presque tous les articles de presse. Un journaliste vérifiera l’article, il pourra le cas échéant procéder à des corrections, sans bien sûr en altérer le sens général. Sur certains sites comme Le Plus, son nom sera mentionné à côté de celui du contributeur, « édité par…» ou  « vérifié par…»,  

Et puis ce sera la seconde attente, celle des commentaires.

C’est la sanction ultime, c’est en quelque sorte la notation de la contribution. L’absence de toute réaction peut être considérée comme la situation la moins favorable en ce qu’elle peut faire penser à de l’indifférence. Mais on pourra aussi se dire qu’elle est tout simplement due à la pertinence de l’article qui n’appelle à aucun commentaire. Les commentaires peuvent être favorables, souvent critiques, parfois on n‘en comprendra pas bien le sens. Même lorsqu’ils seront ressentis comme particulièrement injustes, il n’y aura pas lieu de s’en inquiéter, c’est le jeu.

Le contributeur peut alors avoir tendance à vouloir répondre par un autre commentaire. Il pourra le faire, s’il estime que son article court le risque d’être dénaturé par une interprétation erronée. Mais à mon sens cela doit demeurer l’exception. La contribution, une fois  livrée aux lecteurs doit être laissée à leur libre critique, sans que le contributeur ne s’en mêle.

Une dernière observation, il faut accepter que sa contribution ne soit pas mise en Une, même lorsque l’on est persuadé qu’elle est d’un exceptionnel intérêt. Toutes sortes de contingences, propres au journal peuvent justifier une non publication : offre abondante, sujet trop traité ou inopportun …

La participation à une œuvre commune, celle des idées, par l’écriture, est une activité exaltante qui requiert toutefois modération et humilité. Sous cette réserve, c’est à la portée de tous, Alors, un dernier conseil, à vos claviers !

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Published by gpancraz
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